Image d'archives © REUTERSC'est lors d'une émission religieuse, dimanche matin sur la BBC, qu'est tombée "la confession", comme l'appelle la presse britannique. La "confession", c'est celle de Tony Blair. Invité à dire s'il aurait engagé son pays dans la guerre même si l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein n'avait pas disposé d'armes de destruction massive (ADM), l'ex-Premier ministre a lâché: "j'aurais continué à penser qu'il était juste de le renverser". "Evidemment, nous aurions employé et développé des arguments différents quant à la nature de la menace", a ajouté celui qui fut le chef du gouvernement de 1997 à 2007.
"Quoi ? Les Belges gouvernent l'Europe ?", s'exclamait Bush en 2001
Dans ses Mémoires publiées mercredi, Tony Blair rapporte une anecdote croustillante sur George Bush.
Publié le 01/09/2010
Dans ses Mémoires, Blair raconte Chirac et conseille Sarkozy pour 2012
Dans la version française de son autobiographie retentissante parue mercredi, l'ex Premier ministre britannique confie son amour pour la France, raconte des anecdotes sur Jacques Chirac et divulgue ses conseils politiques au président français.
Publié le 01/09/2010
Irak : Blair, cow-boy ou Premier ministre ?
L'ancien Premier ministre est entendu ce vendredi par la commission d'enquête britannique sur l'invasion de l'Irak en 2003, une audition très attendue qui mettra en jeu tant sa propre réputation que celle du Parti travailliste.
Publié le 29/01/2010
Comment Saddam Hussein a aveuglé Bush et Blair
Alors que la commission d'enquête sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak poursuit ses auditions, Hans Blix, ex-inspecteur en chef de l'ONU en Irak, donne sa version du déclenchement du conflit.
Publié le 05/12/2009
Blair rattrapé par la guerre en Irak
L'ancien Premier ministre britannique va témoigner début 2010 devant la commission d'enquête sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak.
Publié le 13/11/2009
Cherie Blair à coeur ouvert
Dans ses mémoires, l'épouse de l'ex Premier ministre révèle qu'il avait décidé de rendre publique sa fausse couche en 2002 pour éviter des rumeurs d'invasion de l'Irak.
Publié le 13/05/2008
Portrait - Tony Blair
Publié le 24/07/2008
En mars 2003, Tony Blair avait engagé son pays dans la guerre en Irak, en affirmant que Saddam Hussein disposait d'ADM qu'il pouvait déployer "en 45 minutes". Aucune arme de ce type n'a été trouvée et il s'est avéré que la mention des "45 minutes", malgré une source douteuse, avait été ajoutée in extremis afin de "muscler" un rapport des services de renseignement britanniques. Un sondage de mars 2003 avait montré que 74% des Britanniques soutenaient une invasion, mais seulement avec le feu vert de l'ONU et à la condition que la présence d'ADM soit prouvée. Sans ces conditions, la proportion tombait à 26%.
Des poursuites judiciaires contre Tony Blair ?
La déclaration de Tony Blair est "l'aveu le plus clair que les fameuses armes étaient en effet un prétexte", écrit le Sunday Telegraph, estimant que cela va "changer la donne" de l'enquête sur l'Irak" dont les audiences publiques se tiennent à Londres depuis plusieurs semaines. La commission se penche sur les raisons qui ont poussé à l'engagement controversé en Irak. Tony Blair y sera entendu, probablement en janvier, et son audition sera "en grande partie" publique. La commission, qui remettra son rapport fin 2010 au plus tôt, n'est pas un procès mais cela n'empêche pas la coalition "Stop the War" d'exiger des "poursuites judiciaires" contre Tony Blair "s'il réitère cet aveu de crimes de guerre devant l'enquête".
Les déclarations de Tony Blair pourraient en effet l'exposer à des "difficultés judiciaires", croit le professeur de droit international Philippe Sands, interviewé par le Sunday Herald. Déjà, l'ancien avocat de Saddam Hussein demande des poursuites pour guerre "illégale". Tony Blair a "enfreint la Convention de Genève de 1957" en engageant son pays dans une guerre "non justifiée par une nécessité militaire et menée de manière illégale et gratuite", estime l'actuel conseil italien de l'ancien ministre irakien des Affaires étrangères Tarek Aziz. "Tony Blair admet que son objectif était de renverser le régime. C'est sans aucun doute illégal et sujet à des poursuites judiciaires", a-t-il encore déclaré.
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"Quoi ? Les Belges gouvernent l'Europe ?", s'exclamait Bush en 2001
Portrait - Tony Blair
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