La rue italienne dit "non" à Berlusconi

Par TF1 News (D'après agence), le 05 décembre 2009 à 16h58 , mis à jour le 05 décembre 2009 à 17h03

Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus samedi dans les rues de Rome pour un "No Berlusconi Day" lancé à l'appel de blogueurs.

"No Berlusconi Day" dans les rues de Rome (5 décembre 2009)"No Berlusconi Day" dans les rues de Rome (5 décembre 2009) © TF1/LCI

En réponse à un appel lancé il y a deux mois par un groupe de blogueurs, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi dans le centre de Rome, pour réclamer la démission de Silvio Berlusconi. Les instigateurs du No Berlusconi Day, qui disaient attendre 350.000 participants, avaient choisi le violet, "seule couleur laissée libre" par les partis politiques traditionnels pour afficher leur indépendance.

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La plupart des manifestants, dont beaucoup de jeunes et de femmes, arboraient des écharpes, des t-shirts ou des pullovers allant du lilas au mauve. Beaucoup portaient un masque à l'effigie de Berlusconi avec le mot "non" imprimé sur le front. Les formations d'extrême gauche comme le PDCI (communistes italiens) et un bon nombre de militants du Parti démocrate, principale formation de l'opposition, étaient venus grossir les rangs du défilé et ont apporté leur aide logistique au groupe de blogueurs venus d'horizons très divers.

"La politique se fait avec les mains propres"

La plupart des banderoles faisaient référence aux ennuis judiciaires de Silvio Berlusconi, sous le coup de deux procès, l'un pour corruption de témoins (affaires Mills) et l'autre pour fraude fiscale (droits télévisés Mediaset). "La politique se fait avec les mains propres", proclamait une longue bannière violette. "Démissionne et accepte d'être jugé", disait une autre.

"Nous demandons la démission de Berlusconi parce que nous ne nous sentons pas représentés par lui", a déclaré Emmanuele de Pascale, 28 ans, l'un des organisateurs. "C'est une manifestation politique dans le sens grec du terme : 'polis', parce que nous sommes préoccupés par la chose publique", a-t-il ajouté.

Des mouvements très divers défilaient : des personnalités comme le réalisateur Nanni Moretti pour dénoncer une hégémonie de Berlusconi sur la télévision italienne, des écologistes opposés au pont sur le détroit de Messine, des défenseurs des immigrés ou un mouvement qui réclame la vérité sur la mort du juge Paolo Borsellino en 1992 dans un attentat à la bombe à Palerme attribué à la mafia.

Par TF1 News (D'après agence) le 05 décembre 2009 à 16:58
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1 Commentaires

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  • tsecar, le 05/12/2009 à 21h12

    Je me marre... la presse italienne dit "quelques milliers" maintenant... est-ce suffisant pour justifier ce (gros) titre pompeux ?

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