Le 17 décembre dernier, le gouvernement italien a légiféré, par décret, donc sans débat au parlement, sur les vidéos diffusées sur Internet. Ce décret, baptisé Romani puisque élaboré par le ministre délégué aux Communications, doit entrer en vigueur le 27 janvier. A moins qu'il ne soit censuré par le Conseil d'Etat, saisi par l'opposition, qui crie au scandale.
Nouvelle enquête judiciaire contre Berlusconi
Le parquet de Rome a ouvert une enquête pour évasion fiscale contre le Premier ministre italien dans le cadre des activités de son groupe de médias Médiaset.
Publié le 15/10/2010
Très cher divorce pour Berlusconi
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi devra payer 300.000 euros par mois à son épouse avec laquelle il est en instance de divorce, selon plusieurs médias italiens.
Publié le 12/05/2010
Que prévoit le texte ? Et bien il oblige tout simplement les sites qui proposent des vidéos en ligne - des plus grands sites de partage de vidéos aux blogs personnels en passant par les sites des médias- à obtenir une licence officielle préalable à leur activité. Cette licence sera délivrée par le ministère, qui pourra la retirer en cas d'infraction. Ces infractions concernent notamment les droits d'auteurs. Tarif minimum : 150.000 euros. Les sites diffusant les vidéos seront ainsi désormais placés sous la même législation que les télévisions. Le gouvernement explique qu'il ne fait là qu'appliquer une directive européenne. Pour l'instant, celle-ci n'a été mise en place dans aucun pays de l'Union européenne.
Berlusconi défend-t-il ses chaînes ?
Les fournisseurs d'accès et les sites de partage, opposants les plus féroces, protestent en soulignant qu'ils ne peuvent être reconnus, contrairement aux télévisions, comme responsables des contenus mis en ligne par les internautes. Pour une simple raison : ils se contentent de proposer leur interface technique et n'ont donc pas la main sur les contenus en eux-mêmes. "En comparaison, cela reviendrait à rendre responsables les compagnies qui gèrent les autoroutes de ce que font les automobilistes sur ces autoroutes", explique Dario Denni, le président de l'association italienne des fournisseurs d'accès au magazine Bloomberg. De son côté, Google, propriétaire de You Tube, reconnaît se sentir "concerné" par l'affaire.
Les adversaires de Silvio Berlusconi font aussi remarquer que le Premier ministre est également propriétaire de Médiaset, le principal groupe de télévision du pays. Et que les contenus de ses chaînes se retrouvent rapidement, sans aucune autorisation, sur Internet, au mépris du copyright. Médiaset est ainsi en conflit avec Google. Avec la nouvelle loi, il est certain de remporter la bataille juridique.
Retour MYTF1
Nouvelle enquête judiciaire contre Berlusconi
Chargement en cours...





