Archives : soldats britanniques en Irak © ReutersAprès avoir entamé ses travaux fin novembre, la commission Chilcot, qui étudie les conditions d'engagement du Royaume-Uni dans la guerre en Irak, auditionne ce vendredi son témoin le plus attendu : Tony Blair. L'ancien Premier ministre britannique tentera de justifier la décision la plus controversée prise lors de son passage à Downing Street. Il s'exprimera pendant toute la journée dans une petite salle du centre de Londres. Derrière lui, un public tiré au sort : 80 places au total pour 3.000 demandes. Parmi les spectateurs, une vingtaine de proches de soldats britanniques tués pendant l'intervention militaire.
"Quoi ? Les Belges gouvernent l'Europe ?", s'exclamait Bush en 2001
Dans ses Mémoires publiées mercredi, Tony Blair rapporte une anecdote croustillante sur George Bush.
Publié le 01/09/2010
Dans ses Mémoires, Blair raconte Chirac et conseille Sarkozy pour 2012
Dans la version française de son autobiographie retentissante parue mercredi, l'ex Premier ministre britannique confie son amour pour la France, raconte des anecdotes sur Jacques Chirac et divulgue ses conseils politiques au président français.
Publié le 01/09/2010
Pour le conseiller de Blair, Chirac a précipité la guerre en Irak
Alastair Campbell, l'ex-"spin doctor" de l'ancien Premier ministre britannique, affirme que la décision française de ne pas soutenir la démarche de Downing Street devant l'Onu a en partie conduit à l'option militaire.
Publié le 12/01/2010
Irak : Blair réfute tout accord secret avec Bush
Lors de son audition devant la commission sur l'engagement du Royaume-Uni dans la guerre, l'ex-Premier ministre britannique s'est défendu bec et ongles, en justifiant le conflit et en déniant avoir conclu un "deal" avec l'ancien président américain.
Publié le 29/01/2010
Le Royaume-Uni se penche sur sa guerre en Irak
La commission d'enquête publique sur la participation britannique au conflit a débuté ses travaux ce mardi. Tony Blair, Premier ministre à l'époque, sera entendu début 2010.
Publié le 24/11/2009
Blair rattrapé par la guerre en Irak
L'ancien Premier ministre britannique va témoigner début 2010 devant la commission d'enquête sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak.
Publié le 13/11/2009
A l'extérieur de la salle de conférences, des manifestations sont prévues, notamment à l'appel de la coalition pacifiste Stop the War. Cette même coalition faisait partie des organisateurs des défilés monstres à Londres, où en février 2003, deux millions de manifestants avaient hurlé leur opposition à une intervention militaire en Irak. Sept ans plus tard, nombre de Britanniques n'ont toujours pas pardonné à Tony Blair d'avoir envoyé 45.000 soldats au front aux côtés des troupes américaines, en l'absence d'un feu vert explicite de l'Onu et malgré l'opposition farouche de plusieurs pays comme la France, l'Allemagne ou la Russie.
Sûr de son fait ?
- Irak : Blair sur le gril - 01 min 02 s
De leur côté, les témoins qui se sont succédé depuis novembre 2009 devant la commission ont brossé le portrait en filigrane d'un Tony Blair sûr de son fait, persuadé de la légalité et de la légitimité d'une intervention, désireux d'obtenir le soutien de la communauté internationale mais acquis très tôt aux thèses guerrières de George W. Bush. Et prêt à le suivre coûte que coûte. Tony Blair lui-même n'a rien fait pour dissiper le doute. Lors d'une interview à la BBC mi-décembre, il a reconnu que même s'il avait su que Saddam Hussein n'avait pas d'ADM, il aurait "employé et développé d'autres arguments" pour justifier la guerre.
Un changement de régime en Irak était-il son objectif dès 2002 ? A-t-il volontairement pipé les dés en exagérant la menace irakienne pour "vendre" cette guerre à une opinion -et à une partie de ses propres députés- qui n'en voulait pas ? A-t-il dès 2002 promis en secret à son "ami" George W. Bush de participer à l'invasion de l'Irak avec ou sans l'aval explicite de l'Onu ? A-t-il forcé la main de son principal conseiller juridique pour lui faire dire in extremis, après des hésitations, qu'une guerre serait légale même sans nouveau feu vert des Nations unies? Autant de questions sur lesquelles il est très attendu.
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"Quoi ? Les Belges gouvernent l'Europe ?", s'exclamait Bush en 2001
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