Tony Blair, le 29 janvier 2010 © Reuters"Oui, oui, et encore oui", la guerre contre Saddam Hussein était justifiée. "Non, non, et encore non", il n'y a jamais eu d'accord secret avec George W. Bush. Sans surprise puisque restant sur la même ligne que ses précédentes déclarations, Tony Blair a défendu avec vigueur ce vendredi sa décision, la plus controversée de ses dix ans à Downing Street, de participer au conflit en Irak. L'ancien Premier ministre britannique était auditionné par la commission Chilcot, qui étudie les conditions d'engagement du Royaume-Uni dans la bataille.
Bush se souvient
Un an et demi après son départ de la Maison-Blanche, l'ancien président américain publie ce mardi ses Mémoires, intitulées "Decision points" (Instants décisifs).
Publié le 08/11/2010
"Quoi ? Les Belges gouvernent l'Europe ?", s'exclamait Bush en 2001
Dans ses Mémoires publiées mercredi, Tony Blair rapporte une anecdote croustillante sur George Bush.
Publié le 01/09/2010
Dans ses Mémoires, Blair raconte Chirac et conseille Sarkozy pour 2012
Dans la version française de son autobiographie retentissante parue mercredi, l'ex Premier ministre britannique confie son amour pour la France, raconte des anecdotes sur Jacques Chirac et divulgue ses conseils politiques au président français.
Publié le 01/09/2010
Pour le conseiller de Blair, Chirac a précipité la guerre en Irak
Alastair Campbell, l'ex-"spin doctor" de l'ancien Premier ministre britannique, affirme que la décision française de ne pas soutenir la démarche de Downing Street devant l'Onu a en partie conduit à l'option militaire.
Publié le 12/01/2010
Blair sur le gril de sa guerre en Irak
L'ancien Premier ministre britannique, qui témoigne ce vendredi devant la commission d'enquête, devra justifier pourquoi il a engagé son pays dans le conflit.
Publié le 28/01/2010
Le Royaume-Uni se penche sur sa guerre en Irak
La commission d'enquête publique sur la participation britannique au conflit a débuté ses travaux ce mardi. Tony Blair, Premier ministre à l'époque, sera entendu début 2010.
Publié le 24/11/2009
Blair rattrapé par la guerre en Irak
L'ancien Premier ministre britannique va témoigner début 2010 devant la commission d'enquête sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak.
Publié le 13/11/2009
Tony Blair s'est notamment expliqué sur sa rencontre avec George W. Bush dans le ranch de ce dernier au Texas, en avril 2002, soit onze mois avant le déclenchement de l'intervention. Les précédents témoins avaient en effet suggéré qu'il avait promis son soutien militaire au président américain lors de cette rencontre. Il a donc démenti tout accord secret, soulignant avoir seulement dit à son interlocuteur qu'il serait "avec lui" si la diplomatie échouait. L'ancien Premier ministre a expliqué avoir toujours dit que l'Occident devait répondre à la menace posée irakien Saddam Hussein. Mais il a insisté sur le fait que la réponse à apporter était restée ouverte à discussion. "Ce que je disais, et je ne le disais pas en privé, incidemment, je le disais en public, c'était : ' Nous allons être avec vous pour faire face et régler cette menace. Mais la manière de procéder dans cette affaire était ouverte à débat", a-t-il indiqué.
"La force est toujours une option"
Poussé par les membres de la commission à considérer ce que le président Bush avait pu retenir de leur entretien, Tony Blair a répondu : "Je pense que ce qu'il a retenu de ça a été exactement ce qu'il devait comprendre, à savoir que si on en venait à l'action militaire parce qu'il n'y avait aucun moyen de régler ça diplomatiquement, nous serions avec lui". "Le fait est que la force est toujours une option", a-t-il ajouté. "Ce qui a changé après le 11-Septembre était que si nécessaire et s'il n'y avait aucun autre moyen d'en finir avec cette menace, nous aurions à renverser Saddam Hussein".
Tony Blair a également admis que le Royaume-Uni acceptait qu'il n'existait aucun lien entre Saddam Hussein et le réseau Al-Qaïda. Mais il a assuré avoir été "absolument certain" que si le dictateur irakien avait été autorisé à poursuivre son programme nucléaire, l'Occident en aurait subi les conséquences.
Conclusion : il n'a "aucun regret" d'avoir renversé Saddam Hussein.
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