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Une revendication pour les attentats suicide de Moscou
Le chef du groupe rebelle islamiste "L'Emirat du Caucase" a revendiqué le double attentat suicide de Moscou qui ont fait 39 morts lundi, a rapporté mercredi le site indépendantiste tchétchène Kavkazcenter.
Publié le 31/03/2010
Moscou en deuil, la piste d'Al-Qaïda suggérée
Au lendemain des attentats qui ont fait 39 morts selon le dernier bilan, la capitale moscovite s'est recueillie ce mardi. Si les services spéciaux ont rapidement parlé de terroristes du Caucase, le gouvernement n'exclut pas l'action de groupes venus d'Afghanistan ou du Pakistan.
Publié le 30/03/2010
Attentats : Moscou pointe la piste "caucasienne"
Les services spéciaux russes affirment que "des groupes terroristes liés à la région du Caucase du Nord" sont responsables des massacres -au moins 39 morts-de lundi matin dans le métro de la capitale. Les menaces émanant des rebelles islamistes se faisaient plus pressantes depuis le début du mois.
Publié le 29/03/2010
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Moscou a été frappé ce matin par deux attentats-suicide commis à quarante minutes d'intervalle dans le métro (découvrez les premières images des secours ci-contre). Selon les services spéciaux du FSB, ils ont été perpétrés par des femmes, dont les restes des corps ont été retrouvés. Alors que la ville est sous le choc, avec les hurlements des sirènes des véhicules de secours, le dernier bilan provisoire, diffusé en milieu d'après-midi, fait d'état d'au moins 38 morts et plus de 60 blessés.
Une enquête a été quasi-immédiatement ouverte pour "terrorisme". Selon une source au sein des services de sécurité, citée par l'agence Interfax, un avis de recherche a également été lancé contre deux femmes qui auraient accompagné les kamikazes jusqu'au métro.
Lieu symbolique
La première explosion s'est produite à 7h56 locales (5h56, heure de Paris) dans la station de métro de Loubianka, en plein centre de Moscou, à l'heure de pointe. Elle a frappé le deuxième wagon d'une rame stationnée à quai. Les victimes -une vingtaine- se trouvaient à la fois à l'intérieur du train et sur le quai, tous les deux bondés. "On peut partir du principe que l'explosif était attaché au corps", a déclaré Iouri Siomine, le procureur de Moscou. Le lieu de l'attaque était symbolique puisqu'elle a eu lieu tout près du siège du FSB, desservi par Loubianka, et à proximité du Kremlin.
La seconde explosion est survenue une quarantaine de minutes plus tard, à 8h37 locales (6h37, heure de Paris) à la station Park Koultouri. Elle a également visé un train à l'arrêt et a fait une quinzaine de victimes. Selon le procureur de Moscou, "c'était un scénario similaire" à la première attaque.
Dernier attentat en 2004
La capitale russe a été touchée ces dix dernières années par une série d'explosions mortelles revendiquées par des militants de la cause tchéchène. Mais la "victoire" des autorités sur le terrain en Tchétchénie avait permis d'endiguer les attaques de ce genre à Moscou même. Le dernier attentat de cette envergure revendiqué par les rebelles remontait ainsi à 2004 -en novembre dernier, l'explosion du train Moscou-Saint-Pétersbourg avait néanmoins fait une trentaine de morts à Ouglovka.
Aucune revendication n'ayant encore eu lieu, il est cependant trop tôt pour attribuer précisément les attaques de ce matin à telle organisation ou à une autre. Prudent, le FSB parle ainsi de "groupes liés au Caucase du Nord", où le Kremlin combat encore plusieurs foyers d'insurrection islamiste.
"Les terroristes seront anéantis"
Après avoir ordonné de renforcer la sécurité dans tous les transports du pays, Dmitri Medvedev, le président russe, a de son côté affirmé que la "lutte contre le terrorisme allait continuer sans hésitation". Il a aussi appelé au respect des droits de l'homme pendant les opérations policières.
Fidèle à son habitude, Vladimir Poutine, le Premier ministre et ex-président, est plus vindicatif : "les terroristes seront anéantis", a-t-il lancé.
| Une cellule de crise pour les Français |
Le lycée français Alexandre Dumas étant situé près de la station Loubianka, lieu du premier attentat, Jean de Gliniasty, l'ambassadeur de France en Russie, a annoncé sur LCI l'ouverture d'une cellule de crise. Pour toutes informations concernant l'un de vos proches habitant à Moscou, vous pouvez composer les deux numéros suivants : |
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