© AFPIl n'a pas fallu longtemps aux services spéciaux russes du FSB pour désigner une piste. En milieu de matinée lundi, à peine cinq heures après la première explosion, le chef de l'ex-KGB, Alexandre Bortnikov, affirmait ainsi que les "attentats ont été commis par des groupes terroristes liés à la région du Caucase du Nord". Il n'a pas précisé sur quels indices il s'appuyait.
Pâques sous haute sécurité à Moscou
Tandis que les principales églises du pays s'apprêtent à recevoir des milliers de fidèles, le Renseignement russe est en alerte. Moscou craint de nouveaux attentats après ceux qui ont touché le métro lundi.
Publié le 01/04/2010
Une revendication pour les attentats suicide de Moscou
Le chef du groupe rebelle islamiste "L'Emirat du Caucase" a revendiqué le double attentat suicide de Moscou qui ont fait 39 morts lundi, a rapporté mercredi le site indépendantiste tchétchène Kavkazcenter.
Publié le 31/03/2010
Moscou en deuil, la piste d'Al-Qaïda suggérée
Au lendemain des attentats qui ont fait 39 morts selon le dernier bilan, la capitale moscovite s'est recueillie ce mardi. Si les services spéciaux ont rapidement parlé de terroristes du Caucase, le gouvernement n'exclut pas l'action de groupes venus d'Afghanistan ou du Pakistan.
Publié le 30/03/2010
Attentats dans le métro à Moscou : au moins 38 morts
Selon les premiers éléments de l'enquête, deux femmes kamikazes seraient à l'origine des explosions meurtrières qui ont frappé ce matin deux stations à l'heure de pointe.
Publié le 29/03/2010
Drame du Nevski Express : la thèse de l'attentat confirmée
le train Moscou-Saint-Pétersbourg qui a déraillé vendredi soir, faisant au moins 26 morts, a bien été la cible d'un attentat. Les restes d'un engin explosif ont été retrouvés sur les lieux du drame.
Publié le 28/11/2009
Moscou : les précédents attentats
<b> Vidéo -</b> Si la capitale russe n'avait pas été visée depuis 2004, le train la reliant à St-Petersbourg avait été la cible d'un attentat en novembre dernier.
Publié le 29/03/2010
Pour l'heure, les seuls éléments portés à la connaissance public concernent le sexe des kamikazes -deux femmes- et de deux personnes qui les auraient accompagnées dans le métro -là encore, deux femmes. Ces deux dernières sont activement recherchées. Le recours à des femmes n'est pas nouveau. Baptisées "veuves noires", il s'agissait dans le passé d'épouses ou de frères de rebelles tchétchènes abattus par les services de sécurité.
Vengeance ?
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- Attentats à Moscou : l'analyse de Vincent Hervouët - 02 min 05 s
- Moscou : "le métro fonctionne, les gens sont calmes" - 02 min 19 s
Plus concrètement, pour beaucoup d'observateurs, le double attentat de lundi matin pourrait constituer une vengeance des rebelles du Caucase après une offensive russe où deux de leurs leaders emblématiques ont récemment été tués. Mercredi dernier, les forces de l'ordre ont abattu un proche allié du chef tchétchène Dokou Oumarov. Anzor Astemirov, personnage assez populaire chez les rebelles, était notamment soupçonné d'avoir mené en octobre 2005 une attaque en Kabardino-Balkarie (Caucase du Nord), qui avait fait plus de 100 morts. Quelques jours plus tôt, le FSB avait annoncé avoir abattu en Ingouchie un autre chef de la guérilla islamiste, Saïd Bouriatski. Selon les services secrets, il était l'auteur de l'attentat contre le train Nevski Express le 27 novembre dernier -une trentaine de morts.
Pas de revendication
Depuis le début du mois, les menaces, lancées sur Internet, étaient plus vindicatives. Pour marquer leur motivation et leurs muscles, les rebelles se devaient de frapper un grand coup. Atteindre la capitale, six ans après le dernier acte terroriste d'envergure qui y avait été mené, était donc emblématique -beaucoup plus que l'attentat contre le Nevski Express.
Même si aucune revendication n'était encore parvenue lundi soir, Dokou Oumarov ou les proches de Saïd Bouriatski sont considérés comme les commanditaires les plus probables des attaques.
Echec de Poutine
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| Secours après les attentats. (Photo d'internaute : Johannes Heidecker) |
Cet attentat, perpétré symboliquement à quelques mètres du siège du FSB et à proximité du palais présidentiel, est surtout un coup en pleine figure pour la stratégie du Kremlin. Fin janvier, le président Dmitri Medvedev a en effet lancé une nouvelle tentative pour stabiliser le Caucase en nommant à sa tête un influent homme politique et entrepreneur, Alexandre Khloponine. Objectif : que le redressement économique parvienne à enrayer la spirale de violence. L'attaque de lundi matin est la preuve du contraire.
Moscou pourrait donc employer la force à nouveau. "Les terroristes seront anéantis", assène Vladimir Poutine, le Premier ministre et ex-président, partisan de cette manière forte et de fait affaibli par un attentat qui marque l'échec de sa politique sécuritaire. Pas sûr donc que la demande de Dmitri Medvedev de "respecter des droits de l'homme pendant les opérations policières" ne soit appliquée.
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