La malle fermée, ou le dernier mystère d'Agatha Christie

Par TF1 News, le 12 mars 2010 à 14h17 , mis à jour le 12 mars 2010 à 14h33

Dans une malle ayant appartenu à Agatha Christie, et qu'elle avait acquise lors d'une vente aux enchères, une admiratrice de la romancière a découvert un petit trésor resté jusqu'alors ignoré.

Jennifer Grant, qui a découvert des bijoux ayant appartenu à Agatha Christie, en Une du Daily Mail Jennifer Grant, qui a découvert des bijoux ayant appartenu à Agatha Christie, en Une du Daily Mail © TF1/LCI

L'histoire est assez rocambolesque pour servir de base à l'intrigue d'un roman. Elle a été révélée le mois dernier par le Daily Telegraph, et depuis, elle trouve un écho croissant dans la presse anglaise. Imaginez une malle appartenant à une célébrité du monde de la littérature policière - la grande Agatha Christie soi-même, cela ne s'invente pas. Cette malle, à la mort de sa propriétaire, échoit logiquement à ses héritiers. Et bien entendu, cette malle est close. Que contient-elle ? Un trésor, des objets personnels de la chère disparue susceptibles d'affoler des collectionneurs, un manuscrit resté ignoré ? Personne ne s'en soucie. Perdue dans l'ensemble des objets de l'héritage, la fameuse malle n'est jamais ouverte. Et c'est toujours close qu'elle est mise en vente, avec d'autres objets ayant appartenu à la romancière, à la mort de l'unique fille de la romancière, Clara Margaret Miller.

La vente a lieu en 2006. La maison d'enchères Bearnes Hampton & Littlewood, respectueuse, comme il se doit, de l'intégrité des objets proposés aux acheteurs, s'est bien gardée d'ouvrir la fameuse malle. C'est donc toujours soigneusement close qu'elle est finalement acquise, pour la coquette somme d'une centaine de livres, par Jennifer Grant, admiratrice d'Agatha Christie.

"Ce qui était vendu, c'était le coffre"

Arrive bientôt ce qui devait arriver : la fameuse malle finit par être ouverte. Et Jennifer Grant, admiratrice déjà comblée, découvre l'inespéré : une boîte en fer recelant des bijoux (notamment une broche et ce qui semble être la bague de fiançailles de la mère d'Agatha Christie) et des pièces d'or, pour un montant estimé à 20.000 livres, en se fiant uniquement aux prix du marché. Mais sans doute beaucoup plus, si l'on tient compte du fait que les précieux objets appartenaient à la célèbre romancière... Des experts estiment que la valeur de l'ensemble pourrait atteindre les 100.000 livres - soit mille fois la mise initiale de Jennifer Grant...

L'affaire s'ébruite rapidement et voilà l'heureuse acheteuse de ce petit trésor interrogée par les médias britanniques. Mais du côté de Bearnes Hampton & Littlewood, on prend la chose avec assez peu de philosophie. En fait, la maison d'enchères envisage déjà des recours juridiques pour récupérer le contenu du fameux coffre. Comme le souligne Andrew Thomas, l'un de ses représentants : "Ce qui était vendu, c'était le coffre, pas les objets et bijoux découverts par la suite".

Par TF1 News le 12 mars 2010 à 14:17
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6 Commentaires

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  • champaloux87, le 14/03/2010 à 00h34

    @vladkr "Ils ne pouvaient pas radiographier le coffre avant la vente ?" ils avaien envisagé une césarienne , mais le "bébé" se présentait "malle" !

  • champaloux87, le 14/03/2010 à 00h33

    @diktatur votre naiveté vous perdra ! supposons que votre maman vous ait laissé un coffre fermé , vous auriez fait comme 99,99% des gens : vous l'auriez ouvert , pas nécessairement dans l'espoir d'argent d'ailleurs , car Agatha Christie a laissé une fortune colossale , mais par simple curiosité , donc je ne crois absolument pas à ce genre de conte à l'eau de rose , pas plus que vous , n'est-ce pas cher "diktatur" ??, un si fin limier de notre société ne saurait se laisser prendre à de tels subterfuges ! loll

  • lucien31, le 12/03/2010 à 23h17

    Cette acheteuse aurait mieux fait de ne rien dire , on va tout lui piquer.........

  • hourney, le 12/03/2010 à 21h49

    Moi si j'aurais été la femme. Je n'aurais rien dit du tout. Je n'aurais pris aucun risque pour qu'on me reprenne tout ça.

  • vladkr, le 12/03/2010 à 19h45

    Ils ne pouvaient pas radiographier le coffre avant la vente ?

  • diktatur, le 12/03/2010 à 17h43

    C'est facile de revenir par la suite!! ils n'avaient qu'à ouvrir le coffre avant! on se doute bien que ce type de mobilier sert à entreposer des objets et qu'il n'était pas vide au moment de l'achat

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