Dmitri Medvedev en visite d'Etat en France, le 1er mars 2010 © TF1-LCIPresque deux ans après sa prise de fonctions en mai 2008, Dmitri Medvedev, le président russe, effectue de lundi à mercredi sa première visite d'Etat -la plus importante dans le protocole diplomatique- en France. Ce voyage s'inscrit dans le cadre de l'année croisée France-Russie, pendant laquelle les initiatives, principalement culturelles, vont se multiplier entre les deux pays. Pour Paris et Moscou, l'intérêt de cette visite est évidente : renforcer les liens, notamment économiques, et la coopération. Et ce en dépit des critiques répétées des défenseurs des droits de l'Homme qui jugent la situation en la matière toujours inacceptable en Russie.
C'est fait ! La Russie achète deux navires Mistral
La Marine russe va s'équiper de deux Mistral au terme d'un accord signé vendredi à Saint-Petersbourg, après des mois de tractations franco-russes. Ce navire de guerre polyvalent peut transporter des hélicoptères, des chars, ou accueillir un état-major embarqué.
Publié le 17/06/2011
Avant le G8, Sarkozy et Medvedev valident la vente du Mistral
Lors de leur entretien bilatéral en marge du sommet, les présidents français et russe ont annoncé que les discussions pour la vente du navire militaire français à la Russie étaient achevées et que le contrat serait bientôt signé.
Publié le 26/05/2011
Un navire de guerre français vendu à la Russie ?
<b> Reportage -</b> Paris et Moscou négocient la vente du Mistral, deuxième plus gros bâtiment de la marine française. La Géorgie n'apprécie pas.
Publié le 27/11/2009
A peine arrivé à Paris, le maître du Kremlin a rencontré Nicolas Sarkozy en fin d'après-midi. Les deux hommes ont eu un premier entretien à l'Elysée. Au menu d'abord : le programme nucléaire iranien et l'éventualité de nouvelles sanctions. Selon le chef de l'Etat français, le président russe a dit sa "disponibilité" pour de nouvelles sanctions contre l'Iran "pour peu que celles-ci ne créent pas de drame humanitaire".
Paris et Moscou scellent leur partenariat sur le Mistral
Mais les discussions ont aussi été économiques. France et Russie ont décidé d'intensifier leurs discussions sur l'acquisition par Moscou de quatre navires français de classe Mistral, passant outre aux craintes des voisins de la fédération russe et des Etats-Unis. Nicolas Sarkozy a précisé que ces "négociations exclusives" porteront sur quatre bâtiments de projection et de soutien (BPC) et non d'un seul commençaient immédiatement et que le premier de ces navires serait construit en France, à Saint-Nazaire.
Le président français a souligné qu'un accord "raisonnable" devrait prévoir la fabrication de deux de ces quatre navires en France et des deux autres en Russie. Le BPC Mistral - 400 à 500 millions d'euros, près de 200 mètres de long et 21.300 tonnes - est un porte-hélicoptères pouvant embarquer jusqu'à 16 appareils et quatre chalands de transport de matériel ou deux engins de débarquement. Il peut également transporter une quarantaine de chars lourds et accueillir un poste de commandement capable de conduire de la mer une opération interarmées d'ampleur limitée. Des caractéristiques qui inquiètent les anciennes républiques de l'Union soviétique, telles que la Géorgie ou les pays baltes, ainsi que les Etats-Unis.
Accord dans le gaz
Avant même l'arrivée du président russe, les groupes GDF Suez et Gazprom ont annoncé la signature d'un protocole d'accord sur l'entrée à hauteur de 9% du français dans le capital du projet de gazoduc Nord Stream, qui acheminera du gaz russe vers l'Europe via la mer Baltique. L'accord précise que GDF Suez deviendra actionnaire de Nord Stream "avant le début de sa construction" prévue en avril. Il ajoute que les deux parties sont d'accord pour une augmentation, par le biais de ce gazoduc, des livraisons de gaz russe à GDF Suez. En revanche, le projet très controversé d'achat par Moscou du Mistral, un puissant navire militaire français, ne devrait pas encore trouver d'aboutissement.
La visite d'Etat de Dmitri Medvedev aura également une forte dimension symbolique. Il inaugurera mardi au musée du Louvre l'exposition "La Sainte Russie", qui sera l'un des temps forts de l'année de la Russie en France. Il aura aussi des rendez-vous avec Laurence Parisot, la patronne du Medef, des hommes d'affaires français, et avec plusieurs personnalités politiques françaises qui estiment en général que Dmitri Medvedev représente une nouvelle génération en Russie. "La génération Medvedev, c'est autre chose que Vladimir Poutine", assurait récemment le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner.
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