Quelques heurts à Athènes à l'occasion de la grève générale

Par TF1 News (Avec agence), le 11 mars 2010 à 18h28 , mis à jour le 11 mars 2010 à 18h42

De légers heurts ont éclaté entre policiers et jeunes manifestants radicaux jeudi à Athènes à l'occasion de la seconde journée de grève générale en deux semaines contre le plan d'austérité du gouvernement grec.

[Expiré] [Expiré] athènes © AFP

Des heurts ont éclaté entre policiers et jeunes manifestants radicaux jeudi à Athènes à l'occasion de la seconde journée de grève générale en deux semaines contre le plan d'austérité du gouvernement grec. Une cinquantaine d'anarchistes, leurs visages dissimulés par des cagoules noires, ont jeté sur les policiers des bouts de bois et des morceaux de marbre provenant des escaliers du siège de la Banque de Grèce. Les policiers ont riposté à coups de gaz lacrymogènes.

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Les jeunes protestataires ont également lancé des cocktails molotov, brisé des vitrines et incendié des poubelles, mais les violences de jeudi n'ont pas atteint l'ampleur des émeutes de 2008 qui avaient paralysé la capitale grecque plusieurs jours durant après la mort d'un adolescent tué par la police. En dehors de ces incidents, circonscrits, quelque 23.000 personnes ont défilé pacifiquement dans les rues de la capitale pour protester contre la cure d'austérité que le gouvernement grec impose au pays pour le sortir de la crise financière. Les rues de la capitale ont retenti de roulements de tambour et de slogans hurlés dans des porte-voix comme "Pas de sacrifice pour les riches !" et "Où est passé l'argent ?"  

Mobilisation forte mais pas massive
 
Organisée par des syndicats représentant la moitié des cinq millions d'actifs du pays, la grève générale de jeudi a cloué au sol les avions, maintenu à quai les navires et interrompu les transports publics, tandis qu'écoles, hôpitaux et musées sont restés portes closes. Les employés de banque, pompiers, fonctionnaires du fisc et certains policiers étaient en grève, de même que les journalistes, dont le mouvement a entraîné la suppression des bulletins d'information à la radio et à la télévison. Les autorités et les syndicats ont fourni des estimations très divergentes de la mobilisation. Selon le ministère de l'Intérieur, 15% des fonctionnaires étaient en grève, mais, d'après les syndicats, plus de 65% d'entre eux ont cessé le travail.
 
La participation aux défilés dans les rues d'Athènes a été légèrement plus forte que lors de la précédente journée de grève, le 24 mars, mais elle n'a pas été massive au regard des critères locaux. Il est peu probable que cette grève entame la volonté du Premier ministre socialiste George Papandréou d'assainir les finances publiques par le biais de mesures sévères de restriction budgétaire.

Par TF1 News (Avec agence) le 11 mars 2010 à 18:28
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3 Commentaires

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  • lucien31, le 12/03/2010 à 23h25

    D'accord avec "marie2solms" une bonne guérilla ou guerre, des millions de morts et on reconstruit, on passe de 12 % de chômeurs à - 10% de personnel a faire travailler,je n'ai rien inventé, je ne suis ni fou, mais c'est ainsi depuis la nuit des temps, voir les livres d'histoires....guerres et épidémies ont fait du nettoyage......et ainsi de suite.........rien à changer et ce n'est pas en 2010 que cela va changer, cela se serait...

  • lucien31, le 12/03/2010 à 23h23

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  • marie2solms, le 12/03/2010 à 07h08

    Voilà ce qui attend la France. Gauche ou droite au pouvoir, pas de miracle possible... A force de faire croire au peuple qu'on peut vivre comme des rois avec un poil dans la main, il ne comprend plus que la réalité est bien différente. D'autres pays, d'autres peuples prennent les commandes du commerce et de l'économie, et voilà le résultat ! La gauche française peut faire toutes les promesses du monde pour séduire les électeurs, elle n'aura d'autres choix que faire les réformes. Aubry devra revenir sur ses 35h, accepter d'allonger la retraite, etc., etc. Les grecs se demandent où sont passés les riches. Quel que soit le pays, les richesses se mettent à l'abri du pillage en s'exilant : tout simplement ! Nos militants de gauche croient qu'ils pourront puiser dans les milliards des patrons comme si c'était un jeu d'enfants, quelle naïveté ! Ils se focalisent sur les bonus des traders, quand quelques centaines de types empochent des millions de primes. Faut-il faire un petit calcul rapide ? Il y a 1 300 000 foyers qui bénéficient du RMI en 2009. Rien que les fausses déclarations à la CAF où des familles déclarent les parents en foyer monoparental et font enregistrer le même gamin dans trois ou quatre foyers représentent des MILLIARDS d'euros distribués. Supprimer les bonus des traders, je ne suis pas contre - tout comme on pourrait aussi diviser par 10 les primes de Domenech et tous nos Bleus. Soyons large, disons 5 milliards d'euros. Cet argent récolté et redistribué à la population représente... une augmentation de 20 euros par mois.

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