Belgique : échec des négociations entre les deux communautés

Par TF1 News (D'après agence), le 26 avril 2010 à 19h22 , mis à jour le 26 avril 2010 à 21h17

Le roi Albert II a accepté lundi la démission du gouvernement d'Yves Leterme après une tentative infructueuse de relancer les négociations entre Flamands et francophones sur leur contentieux linguistique.

[Expiré] [Expiré] yves leterme © AFP/D. Waem

Le roi des Belges Albert II a accepté lundi la démission du gouvernement d'Yves Leterme après une tentative infructueuse de relancer les négociations entre Flamands et francophones sur leur contentieux linguistique, a annoncé le Palais royal. "Je regrette que le dialogue nécessaire pour mener à une solution négociée n'ait pas abouti au résultat escompté", n'a pu que constater M. Leterme, qui en est à sa troisième démission de chef de gouvernement, dont deux effectives, depuis l'été 2008.

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La semaine dernière, le roi, dont l'aval est indispensable pour valider ou non la démission d'un gouvernement, avait décidé de se donner un peu de temps pour tenter de renouer les fils du dialogue entre les deux grandes communautés linguistiques du pays.

La banlieue flamande de Bruxelles
 
Le chef de file des libéraux francophones, le ministre des Finances Didier Reynders, avait été chargé samedi d'une mission de conciliation présentée comme celle de la dernière chance. Et lundi matin encore M. Reynders, président du parti libéral francophone, assurait que "tous les éléments étaient rassemblés" pour que les pourparlers reprennent. "Mais ce n'était pas le cas pour l'Open VLD et le CD&V", les partis libéral et chrétien-démocrate flamands membres de la coalition gouvernementale d'Yves Leterme, selon la télévision flamande VRT.
 
Les deux communautés se disputent tout particulièrement sur les droits linguistiques des francophones dans la banlieue flamande de Bruxelles. Cette question, liée au district bilingue français-néerlandais de "Bruxelles-Hal-Vilvorde", dit "BHV", a été à l'origine de la démission jeudi du gouvernement, provoquée par le départ de la coalition au pouvoir du parti libéral flamand, mécontent de l'absence de progrès. Lundi, l'Open VLD a de nouveau fixé à jeudi la limite pour conclure ces négociations, un délai jugé trop court par les francophones.

Par TF1 News (D'après agence) le 26 avril 2010 à 19:22
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5 Commentaires

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  • benmaartel, le 08/06/2010 à 08h43

    Bonjour, Je suis un Belge originaire de l'Arelerland (patoisante luxembourgeoise) et jue suis ne a Bruxelles. J'y ai vecu 26 ans. Le probleme belge est bien plus complique qu'il n'y parait. Le probleme vient surtout de la classe politique. Si nous avions le referendum, la majorite ne voudrait plus du federalisme. Le federalisme est l'aboutissement d'une revendication vieille de 100 ans, revendication des partis extremistes. Encore une fois, les partis de droite foutent le bordel. Que peut faire le peuple sans referendum ? Rien. Pour qui voter ? Pour les memes imbeciles et autres fils (ou filles) a papa. Mes amis Flamands me repondent que ce pays est un pays de fous (politiquement parlant evidemment). Quand la Belgique etait un Royaume non federal, nous avions la meme information et un enseignement "unique" (pas toujours respecter dans les differentes regions). Aujourd'hui la Flandre n'a acces qu'a l'information en neerlandais. Les politiciens Flamands manipulent, endoctrinent la Flandre... et ca marche. Cote francophone, nous avons un plus grand choix de chaines de television. Nous savons ce qui se dit a l'etranger sur notre pays. Le danger se situe dans la politique au Nord. La montee de l'extremisme atteint des reccords. Les neo-nazis tel Bart de Wever (numero un en Flandre. Documentez-vous a son sujet, vous serez surpris) agissent en toute liberte. C'est la seule region au monde a autoriser les rassemblements neo-nazis (voir journal allemand). Les problemes de Bruxelles sont capitaux pour les separatistes flamands. C'est la clef de voute. Ville prospere ou siege leur gouvernement, ils ne peuvent s'en defaire. Cette ville est une ile dans cette Flandre. Au derniere nouvelle, Bart veut supprimer le gouvernement (bilingue) bruxellois afin que cette derniere ne soit plus un frein a l'independance de la Flandre. Pour les amis Francais, sachez que dans leur utopique reve Bart et ses copain de la N-VA veulent une Flandre unie, reunissant la Region flamande belge (la Flandre originellement ne comprenait pas les provinces de Braband, du Limbourg et d'Anvers... Encore une histoire refaite a la mode nazie), Bruxelles (85 a 90 pour cent de francophone) compris, probablement la partie des Pays-Bas (ils n'en voudront pas) et la Flandre francaise (l'origine de la Flandre). POur ma part, je suis en Chine. Si les imbeciles veulent diviser un peuple qui n'a aucun probleme sans ses politiciens, je demande le rattachement de ma region au Grand-Duche car une grande partie de la Region Wallonne ne deisre pas le rattachement a la France. L'histoire nous en a laisser un mauvais souvenir ;-)... Mais j'adore partager la mirabelle avec mes amis francais. Cordialement,

  • janvdc, le 28/04/2010 à 11h31

    Je suis un flamand qui habite à Bruxelles. J'ai vécu aussi 30 ans en Flandre. Quand on entend les media, on a tendance de croire que les problèmes se situe surtout chez les hommes politiques et que le citoyen n'est pas concerné. Le vrai problème en Belgique, c' est que les communautés se comprennent plus. A l'exception de Bruxelles (culture de mélange), on ne regarde plus les mêmes chaînes télé, lisent pas les mêmes journaux, pire, on s'intéresse à peine qu'est-ce qui ce passe à l'autre côté de la frontière linguistique. Le regard caricaturale dans ces circonstances n'est jamais loin. Pour un flamand, un francophone est toujours un profiteur, qui vit sur le dos 'des travailleurs' flamands, et qui fait tout pour sauvegarder l'état paternaliste Belge. Pour les francophones, les Flamands, sont des extrémistes, prêt à dynamiter la bonne, vieille Belgique, sans laquelle les Wallons n'ont plus raison d'exister. Ces regards apparaissent systématiquement dans la presse des deux côtés et mettent l'huile sur le feu. Les stratagèmes parti-politiques font le reste. Est- cela suffissant pour faire éclater la Belgique? Non, car il n' y a pas une majorité côté Flamand qui reclame l'indepéndance ou qui veut une scission en force. Une co-habitation (co-féderalisme des deux régions) est plus probable, mais exige à court terme une réforme d'état,

  • chongtak, le 27/04/2010 à 10h01

    On ne peut pas être une seule et même communauté quand on parle deux langues différentes. A mon sens chaque communauté éthno-linguistique doit au moins avoir son autonomie, voire son pays quand c'est possible.

  • vingue, le 26/04/2010 à 21h51

    Juste une mise au point : au départ, on avait 15 ministères et 2 chambres, en Belgique: pour 10 millions d'habitants, et c'était bien assez! Sur le terrain, les habitants s'entendent très bien. La classe politique, se sentant à l'étroit, a attisé les dissensions: tout à son avantage. Avec la régionalisation, Il y a maintenant 46 ministères et 7 chambres avec plus de 500 députés! La Belgique a donc triplé ses frais de gestion! Forcément, il n'y a maintenant plus assez d'argent dans les caisses. Pour résoudre le problème BHV, on va diviser cet arrondissement, au plus grand profit des mandats pour la nouvelle "nomenklatura" Belge, dont le cout asphyxie ce petit pays!

  • tipoussy01, le 26/04/2010 à 20h49

    Quand on n'a pas envie de négocier, on ne négocie pas; c'est aussi simple que celà. Le contencieux vient du fait que chacun veut imposer sa propre loi à l'autre communauté au lieu de considérer qu'ils ne sont qu'une seule et même communauté et que chacun doit avoir les mêmes droits.

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