© AFP/D. WaemLe roi des Belges Albert II a accepté lundi la démission du gouvernement d'Yves Leterme après une tentative infructueuse de relancer les négociations entre Flamands et francophones sur leur contentieux linguistique, a annoncé le Palais royal. "Je regrette que le dialogue nécessaire pour mener à une solution négociée n'ait pas abouti au résultat escompté", n'a pu que constater M. Leterme, qui en est à sa troisième démission de chef de gouvernement, dont deux effectives, depuis l'été 2008.
Y a-t-il quelqu'un pour sauver la Belgique ?
Quels vont être les effets de la poussée des séparatistes flamands aux législatives ? Quel gouvernement peut sortir de ces élections ? Quels vont être les défis auxquels il sera confronté ?
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Belgique: victoire historique des indépendantistes flamands
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Belgique : élections décisives entre Wallons et Flamands
Les séparatistes flamands sont les grands favoris ce dimanche des législatives anticipées provoquées par la querelle linguistique qui menace de faire imploser le pays.
Publié le 13/06/2010
Crise en Belgique: le roi demande la reprise des négociations
Le ministre des Finances du gouvernement démissionnaire s'est vu confier une mission par Albert II pour une "reprise rapide des négociations" sur les problèmes institutionnels du pays.
Publié le 24/04/2010
La semaine dernière, le roi, dont l'aval est indispensable pour valider ou non la démission d'un gouvernement, avait décidé de se donner un peu de temps pour tenter de renouer les fils du dialogue entre les deux grandes communautés linguistiques du pays.
La banlieue flamande de Bruxelles
Le chef de file des libéraux francophones, le ministre des Finances Didier Reynders, avait été chargé samedi d'une mission de conciliation présentée comme celle de la dernière chance. Et lundi matin encore M. Reynders, président du parti libéral francophone, assurait que "tous les éléments étaient rassemblés" pour que les pourparlers reprennent. "Mais ce n'était pas le cas pour l'Open VLD et le CD&V", les partis libéral et chrétien-démocrate flamands membres de la coalition gouvernementale d'Yves Leterme, selon la télévision flamande VRT.
Les deux communautés se disputent tout particulièrement sur les droits linguistiques des francophones dans la banlieue flamande de Bruxelles. Cette question, liée au district bilingue français-néerlandais de "Bruxelles-Hal-Vilvorde", dit "BHV", a été à l'origine de la démission jeudi du gouvernement, provoquée par le départ de la coalition au pouvoir du parti libéral flamand, mécontent de l'absence de progrès. Lundi, l'Open VLD a de nouveau fixé à jeudi la limite pour conclure ces négociations, un délai jugé trop court par les francophones.
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