Juan Antonio Samaranch (2 octobre 2009) © Reuters
- La carrière de Samaranch en images - 01 min 06 s
Mardi, Juan Antonio Samaranch avait été hospitalisé dans un état qualifié de "très grave" pour une insuffisance coronarienne aiguë. Mercredi en début d'après-midi, la clinique de Barcelone où il était soigné avait fait savoir, dans un communiqué, que l'ex-président du Comité international olympique se trouvait dans un "état de choc irréversible". Peu avant l'annonce de l'issue fatale de l'hospitalisation de l'ancien grand patron de l'olympisme. "M. Juan Antonio Samaranch, admis à l'hôpital Quiron de Barcelone dimanche dernier, est décédé à 13h25 le 21 avril 2010, conséquence d'un arrêt cardio-respiratoire", a précisé le dernier communiqué de l'hôpital. Ainsi s'est éteint Juan Antonio Samaranch, à 89 ans.
Catalan, Samaranch avait été fait président honoraire à vie du Comité International Olympique au moment de sa retraite il y a neuf ans. Avant cela, cet ancien ambassadeur de l'Espagne à Moscou après la mort du général Franco avait présidé d'une main de fer le CIO de 1980 à 2001. Depuis quelques années, il avait connu une série de problèmes de santé qui l'avaient conduit à être hospitalisé à plusieurs reprises.
Du triomphe des JO de Barcelone à l'échec des JO 2016
En août 2001, des complications aiguës d'hypertension artérielle liées "à un énorme effort avant et après" le congrès à Moscou avaient nécessité son hospitalisation à Barcelone. En décembre 2007, il avait été hospitalisé à Madrid après une hausse de tension artérielle. Enfin, en octobre 2009, il avait été victime d'un malaise cardiaque à Monaco, alors qu'il assistait au Festival international des sports et de la télévision (Sportel). Il avait reçu des soins sur place avant d'être admis à l'hôpital Princesse Grace de Monaco.
Juan Antonio Samaranch avait reçu en 1991 le titre de marquis par le roi d'Espagne Juan Carlos pour son implication dans le mouvement olympique et son influence dans l'attribution des JO-1992 à Barcelone. Le choix de Barcelone pour accueillir les Jeux Olympiques avait alors été considéré pour lui comme un triomphe personnel. Il s'était aussi montré très actif à l'occasion de la candidature de Madrid pour l'organisation des JO-2012, finalement attribués à Londres. Madrid était arrivée en troisième position. Il avait encore apporté son soutien à la candidature de la capitale espagnole pour 2016, se déplaçant à Copenhague, mais là encore Madrid s'était inclinée, en finale contre Rio de Janeiro. "Je sais que je suis très proche de la fin de ma vie. J'ai 89 ans", avait-il lancé aux membres du CIO, avant de leur demander de voter pour Madrid.
Le gouvernement régional catalan a annoncé que la dépouille de Juan Antonio Samaranch serait exposée jeudi dans une chapelle ardente au siège de la "Generalitat" afin que les Barcelonais puissent lui rendre un dernier hommage. La date de ses obsèques n'a pas encore été annoncée. L'actuel président du Comité international olympique, Jacques Rogge, a exprimé la "détresse de la famille olympique" après l'annonce de ce décès. "Il était tout simplement le leader le plus intuitif que j'ai jamais rencontré", a déclaré le président du Comité d'organisation des JO-2012 à Londres, Sebastian Coe. "J'ai perdu un ami, qui a tracé mon parcours dans le sport depuis mes vingt ans. Le monde a perdu un homme d'inspiration", a poursuivi l'ancien athlète. Triple médaillé olympique et membre du CIO, le Français Jean-Claude Killy a rendu hommage sur Europe 1 à "un véritable ami". Nicolas Sarkozy a qualifié pour sa part le disparu de "très grande et haute figure de l'olympisme".
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