La dépouille du président polonais de retour à Varsovie

Par TF1 News (D'après agence), le 11 avril 2010 à 08h36 , mis à jour le 12 avril 2010 à 10h08

Dossier : La Pologne sous le choc

L'avion transportant le corps du président polonais Lech Kaczynski, mort dans un accident d'avion samedi en Russie, a atterri dimanche à l'aéroport militaire de à Varsovie.

[Expiré] [Expiré] varsovie Pologne © AFP

 
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L'avion transportant le corps du président polonais Lech Kaczynski, mort dans un accident d'avion samedi en Russie, a atterri dimanche à l'aéroport militaire de à Varsovie. La famille du président défunt, notamment sa fille et son frère jumeau, Jaroslaw Kaczynski, ainsi que les plus hautes autorités polonaises et le président du parlement européen Jerzy Buzek étaient présents à l'aéroport où une cérémonie officielle devait se dérouler.

Ensuite, un cortège, avec la dépouille du président, devait se diriger vers le palais présidentiel, dans le centre historique de Varsovie. Une foule compacte se massait dimanche après-midi le long du trajet.

Samedi soir, Jaroslaw Kaczynski s'était rendu à Smolensk, en Russie pour reconnaître le corps de son frère jumeau, victime la plus emblématique de l'accident d'avion. Il a ainsi pu identifier formellement parmi les morts le président polonais Lech Kaczynski. Il accompagnait le Premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue polonais Donald Tusk ; les deux chefs de gouvernement, qui s'exprimaient en russe, se sont donné l'accolade et ont rejoint les sauveteurs toujours à l'oeuvre sur le site, où un périmètre de sécurité a été établi et où des pompiers et des secouristes sont arrivés en nombre. Après cette macabre visite, Jaroslaw Kaczynski et le Premier ministre polonais Donald Tusk ont regagné Varsovie.

Jaroslaw Kaczynski, aîné de 45 minutes, et Lech Kaczynski formaient un duo politique sans précédent, tant à l'époque de l'opposition anti-communiste clandestine qu'après la chute du communisme en Pologne en 1989. Les jumeaux ont gouverné la Pologne de juillet 2006 à novembre 2007, Lech comme président, Jaroslaw comme Premier ministre. Aujourd'hui, la situation personnelle du frère survivant est d'autant plus douloureuse que sa mère, Jadwiga Kaczynska, âgée de 84 ans, est depuis plus d'un mois à l'hôpital dans un état de santé qualifié de "grave" par ses médecins.

Solidarité à Moscou pour accueillir les proches des victimes

Le Tupolev-154 dans lequel a péri le président polonais transportait 96 personnes, dont Lech Kaczynski lui-même et son épouse, le président de la banque centrale polonaise, Slawomir Skrzypek, le chef d'état-major des forces armées, Franciszek Gagor, et d'autres hauts responsables polonais. Il n'y a eu aucun survivant. La délégation polonaise se rendait à Katyn, près de Smolensk, pour se recueillir sur les tombes de 22.000 officiers polonais exécutés il y a 70 ans, en avril 1940, par la police de Staline.

L'appareil s'est écrasé samedi à 10h50 heure locale près de la piste de l'aéroport militaire de Smolensk, après plusieurs tentatives d'atterrissage dans un épais brouillard, ont expliqué les Russes. Les pilotes de l'avion polonais ont été mis en cause par les autorités russes, le commandant adjoint de l'état-major de l'armée de l'air russe affirmant qu'ils avaient ignoré les instructions des aiguilleurs du ciel russes.

Le Parquet russe chargé du dossier a annoncé l'ouverture d'une enquête sur de "possibles violations des règles de sécurité aériennes ayant entraîné la mort" de nombreuses personnes. Selon le chef des enquêteurs, plus de quarante experts russes ont été dépêchés sur les lieux de la catastrophe. Tous les corps des victimes ont été retrouvés, ainsi que les deux boîtes noires de l'avion, a annoncé le ministre russe des Situations d'urgence. Mais l'une d'elles, celle qui contient les enregistrements des conversations de l'équipage, pourrait avoir été endommagée. Les dépouilles des victimes ont été transportées à Moscou pour y être reconnues par leurs familles. Le maire-adjoint de Moscou, Piotr Biryukov, a affirmé que les autorités russes allaient leur fournir toute l'aide nécessaire au niveau de l'hébergement, de la nourriture et du soutien médical.

"Nous pleurons avec vous"

Vladimir Poutine a demandé que les causes de l'accident soient éclaircies "au plus vite". Et il a lancé à l'intention des Polonais : "C'est aussi une tragédie pour nous et nous pleurons avec vous". Un peu plus tôt, lors d'une rencontre avec le président russe Dmitri Medvedev qui a ordonné une "enquête minutieuse", le Premier ministre russe avait déjà déclaré : "Rien de pareil n'est jamais arrivé".

Cette catastrophe aérienne a suscité une vive émotion et une cascade de réactions dans le monde entier. "Au nom du peuple russe, j'exprime mes plus profondes et plus sincères condoléances" à la Pologne, a déclaré le président russe dans une allocution télévisée à destination du peuple polonais. "Tous les Russes partagent votre peine et votre deuil", a-t-il ajouté. Lundi a été décrété jour de deuil en Russie, mais aussi en Ukraine ;  l'Union européenne a prévu une journée de deuil le même jour à Bruxelles et le gouvernement brésilien a décrété trois jours de deuil officiel.

 

Par TF1 News (D'après agence) le 11 avril 2010 à 08:36
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13 Commentaires

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  • detektor78, le 11/04/2010 à 13h24

    Il existe en plus sur chaque axe de piste une balise NDB intérieure, qui se trouve à 1000 mètres du seuil de piste. Son survol est effectué à environ 50 mètres de hauteur; c'est généralement à cet endroit que, si le pilote ne voit pas la piste, il prend la décision de remettre les gaz pour effectuer une autre approche. La procédure GCA est simple et fiable par beau temps ou par temps couvert. Elle est encore très couramment employée aujourd'hui; elle a cependant ses limites et ne permet pas de se poser avec les mêmes minima de visibilité horizontale et verticale que ce qui est permis avec soit l'ILS ou le RSBN/PRMG. Dans le cas du crash de l'avion présidentiel polonais, je précise que l'avion fait partie du parc aérien militaire polonais et que le pilote est très vraisemblablement un pilote militaire expérimenté (comme c'est le cas dans beaucoup d'autres pays, dont la France). Les militaires polonais volent encore très majoritairement sur des avions d'origine russe (MiG, Suhkoi, Tupolev, Antonov, Ilyushin) et que tous ces avions sont équipés des moyens de radio navigation construits par les Russes et mis en service dans tous les pays du pacte de Varsovie. Les pilotes militaires polonais connaissent donc parfaitement les matériels et instruments russes et maîtrisent les procédures d'atterrissage aux normes russes et OACI. Les bonnes questions, d'un point de vue techniques peuvent êtres les suivantes: Le système RSBN/PRMG au sol fonctionnait-il ? Si oui, fonctionnait-il correctement ? Avait-il été calibré récemment ? Le récepteur RSN/PRMG à bord de l'avion fonctionnait-il correctement ? avait il été syntonisé sur le bon canal ? Les mêmes questions peuvent se poser pour les balises NDB extérieures et intérieures. Voila pour l'essentiel des précisions techniques, relatives aux systèmes d'aide à l'atterrissage sur les bases aériennes militaires russes. Cordialement.

  • detektor78, le 11/04/2010 à 13h20

    Bonjour; Mon propos se limitera uniquement à quelques précisions techniques concernant le système électronique d'aide à l'atterrissage russe et à son implantation sur la base aérienne de Smolensk-severnyi (code OACI:XUBS). Cette base abrite actuellement un régiment de transport équipé d'IL-76, qui sont de gros avions de transport, quadrimoteurs, qui doivent pouvoir se poser en utilisant le système ILS. La base aérienne de Smolensk-severnyi a également abrité dans le passé des unités équipées de MiG-23, MiG29, Su-27. Tous ces appareils sont dotés du systèmes RSBN/PRMG et l'utilisent couramment pour leurs approches ILS. Le système ILS militaire russe est globalement semblable à celui de l'OACI, hormis le fait qu'il est une composante du système RSBN / PRMG. Néanmoins, son fonctionnement est strictement le même et sa précision du guidage est au moins identique à celle du système ILS de "l'Ouest". J'ajoute, que tous les IL-76 et les Tu-154 (civils) sont équipés des 2 systèmes d'atterrissage (ILS OACI + RSBN/PRMG). La base aérienne de Smolensk-severnyi est équipée d'un RSBN/PRMG, qui fonctionne localement sur le canal 13. Pour information, l'indicatif radio de Smolensk-severnyi est "Korsaje" sur la fréquence 128,500 Mhz. Les balises NDB extérieures sont implantées dans l'axe de piste 087° et dans l'axe inverse 267° à environ 4 km de chaque seuil de piste. Elles fonctionnent sur la fréquence de 310 Khz (indicatif BY / OK). Elles sont équipées du système MRP-56, qui est un émetteur radio fonctionnant sur la fréquence de 75 Khz, et qui déclenche un avertisseur sonore dans le poste de pilotage au moment du passage à la verticale de la balise NDB. L'aiguille du récepteur NDB (radiocompas) bascule de 180° et un témoin lumineux clignote au rythme de l'alarme sonore. Le pilote n'a donc absolument pas à se soucier de mettre le nez dans le poste de pilotage, d'autant plus que ces instruments sont surveillés également par le 2ème pilote et surtout par le radio navigateur dont c'est le rôle premier. La procédure de guidage depuis le sol (GCA) que vous évoquez est encore actuellement utilisée, mais c'est principalement une procédure de secours ou une procédure par beau temps. En utilisant cette procédure de guidage, le contrôleur indique au pilote sa distance (en km) par rapport au seuil de piste et son écart latéral (en degrés); le pilote répond au contrôleur en indiquant sa hauteur (en mètres); par exemple: "Pilote 732 de Smolensk, votre distance 20 km, 1° à droite". "Smolensk de pilote 732, altitude (hauteur) 1000 m". Le plan de descente ILS / GCA est fixé à 3°; le rapport distance/hauteur nous donne sin 3° = 0,05; donc à 20 km de la piste, le pilote doit être à 1000 mètres de hauteur; à 10 km il doit être à 500 m de hauteur, à 5 km il doit être à 250 mètres et ainsi de suite. Pour la plupart des bases russes, la balise NDB extérieure (Dalnaya) est située à 4000 mètres du seuil de piste, et la balise NDB intérieure (Blizhnaya) est positionnée à 1000 mètres du seuil de piste. Dans le cas de la base de Smolensk-severnyi la balise NDB sur l'axe 087° est située à 3650 mètres du seuil de piste. En phase finale d'atterrissage, elle est survolée à une hauteur de 180 mètres environ. L'autre balise NBD sur l'axe 267° est située à 4850 mètres du seuil de piste. En phase finale d'atterrissage, elle est survolée à une hauteur de 240 mètres environ.

  • detektor78, le 11/04/2010 à 13h19

    Suite de la partie 1/2. Il existe en plus sur chaque axe de piste une balise NDB intérieure, qui se trouve à 1000 mètres du seuil de piste. Son survol est effectué à environ 50 mètres de hauteur; c'est généralement à cet endroit que, si le pilote ne voit pas la piste, il prend la décision de remettre les gaz pour effectuer une autre approche. La procédure GCA est simple et fiable par beau temps ou par temps couvert. Elle est encore très couramment employée aujourd'hui; elle a cependant ses limites et ne permet pas de se poser avec les mêmes minima de visibilité horizontale et verticale que ce qui est permis avec soit l'ILS ou le RSBN/PRMG. Dans le cas du crash de l'avion présidentiel polonais, je précise que l'avion fait partie du parc aérien militaire polonais et que le pilote est très vraisemblablement un pilote militaire expérimenté (comme c'est le cas dans beaucoup d'autres pays, dont la France). Les militaires polonais volent encore très majoritairement sur des avions d'origine russe (MiG, Suhkoi, Tupolev, Antonov, Ilyushin) et que tous ces avions sont équipés des moyens de radio navigation construits par les Russes et mis en service dans tous les pays du pacte de Varsovie. Les pilotes militaires polonais connaissent donc parfaitement les matériels et instruments russes et maîtrisent les procédures d'atterrissage aux normes russes et OACI. Les bonnes questions, d'un point de vue techniques peuvent êtres les suivantes: Le système RSBN/PRMG au sol fonctionnait-il ? Si oui, fonctionnait-il correctement ? Avait-il été calibré récemment ? Le récepteur RSN/PRMG à bord de l'avion fonctionnait-il correctement ? avait il été syntonisé sur le bon canal ? Les mêmes questions peuvent se poser pour les balises NDB extérieures et intérieures. Voila pour l'essentiel des précisions techniques, relatives aux systèmes d'aide à l'atterrissage sur les bases aériennes militaires russes. Cordialement. Fin.

  • detektor78, le 11/04/2010 à 13h18

    Bonjour; Mon propos se limitera uniquement à quelques précisions techniques concernant le système électronique d'aide à l'atterrissage russe et à son implantation sur la base aérienne de Smolensk-severnyi (code OACI:XUBS). Cette base abrite actuellement un régiment de transport équipé d'IL-76, qui sont de gros avions de transport, quadrimoteurs, qui doivent pouvoir se poser en utilisant le système ILS. La base aérienne de Smolensk-severnyi a également abrité dans le passé des unités équipées de MiG-23, MiG29, Su-27. Tous ces appareils sont dotés du systèmes RSBN/PRMG et l'utilisent couramment pour leurs approches ILS. Le système ILS militaire russe est globalement semblable à celui de l'OACI, hormis le fait qu'il est une composante du système RSBN / PRMG. Néanmoins, son fonctionnement est strictement le même et sa précision du guidage est au moins identique à celle du système ILS de "l'Ouest". J'ajoute, que tous les IL-76 et les Tu-154 (civils) sont équipés des 2 systèmes d'atterrissage (ILS OACI + RSBN/PRMG). La base aérienne de Smolensk-severnyi est équipée d'un RSBN/PRMG, qui fonctionne localement sur le canal 13. Pour information, l'indicatif radio de Smolensk-severnyi est "Korsaje" sur la fréquence 128,500 Mhz. Les balises NDB extérieures sont implantées dans l'axe de piste 087° et dans l'axe inverse 267° à environ 4 km de chaque seuil de piste. Elles fonctionnent sur la fréquence de 310 Khz (indicatif BY / OK). Elles sont équipées du système MRP-56, qui est un émetteur radio fonctionnant sur la fréquence de 75 Khz, et qui déclenche un avertisseur sonore dans le poste de pilotage au moment du passage à la verticale de la balise NDB. L'aiguille du récepteur NDB (radiocompas) bascule de 180° et un témoin lumineux clignote au rythme de l'alarme sonore. Le pilote n'a donc absolument pas à se soucier de mettre le nez dans le poste de pilotage, d'autant plus que ces instruments sont surveillés également par le 2ème pilote et surtout par le radio navigateur dont c'est le rôle premier. La procédure de guidage depuis le sol (GCA) que vous évoquez est encore actuellement utilisée, mais c'est principalement une procédure de secours ou une procédure par beau temps. En utilisant cette procédure de guidage, le contrôleur indique au pilote sa distance (en km) par rapport au seuil de piste et son écart latéral (en degrés); le pilote répond au contrôleur en indiquant sa hauteur (en mètres); par exemple: "Pilote 732 de Smolensk, votre distance 20 km, 1° à droite". "Smolensk de pilote 732, altitude (hauteur) 1000 m". Le plan de descente ILS / GCA est fixé à 3°; le rapport distance/hauteur nous donne sin 3° = 0,05; donc à 20 km de la piste, le pilote doit être à 1000 mètres de hauteur; à 10 km il doit être à 500 m de hauteur, à 5 km il doit être à 250 mètres et ainsi de suite. Pour la plupart des bases russes, la balise NDB extérieure (Dalnaya) est située à 4000 mètres du seuil de piste, et la balise NDB intérieure (Blizhnaya) est positionnée à 1000 mètres du seuil de piste. Dans le cas de la base de Smolensk-severnyi la balise NDB sur l'axe 087° est située à 3650 mètres du seuil de piste. En phase finale d'atterrissage, elle est survolée à une hauteur de 180 mètres environ. L'autre balise NBD sur l'axe 267° est située à 4850 mètres du seuil de piste. En phase finale d'atterrissage, elle est survolée à une hauteur de 240 mètres environ. Fin de la partie 1/2

  • radarvirtuel, le 11/04/2010 à 13h02

    Pour ces pilotes deux options, soit ils sont contraint d'obéir a une ordre venant des occupants de cet avion , ou ils sont obstinés a tenter l'impossible sans tenir compte des messages des contrôleurs aériens. Un drame dans les deux cas. Laurent LFRN

  • pan-tadeusz, le 11/04/2010 à 12h31

    Ces gens comme tu dis ne peuvent acheter des raffales et des hélicoptères tigre encore moins des frégates dernières générations , la pologne est un pays très libéral depuis les rois de pologne bridé et ruiné par des décénies de bolchévisme , elle a payé le prix fort . la france est un des rares payas européen a soutenir la pologne , peuple fier , cultivé et travailleur

  • pan-tadeusz, le 11/04/2010 à 12h16

    70 ans après le massacre de katlin , la pologne pleure son élite anéantie quel destin macabre pour nous les polonais , mourrir en russie ou etre asservi de force par le communisme

  • 8314roland, le 11/04/2010 à 12h07

    Et pour Katyn en avril 1940, ils n'ont pas promi une enquête les Russes ?

  • pateau4, le 11/04/2010 à 10h51

    Bonjour chrisdufier ,bonne reflextion ;puisque ces gens ne sont entrés dans l'Europe que pour en percevoir les subsisdes ,à la suite de quoi nous "font dans les bottes " et s'en vont allégrément acheter Américain. D'où la necessité qu'il y aurait eut à procéder à un référendum avant d'élargir à 27 dans notre dos .

  • chrisdufier, le 11/04/2010 à 10h04

    Il n' est pas compréhensible que la présidence de la Pologne n' utilise pas des avions américains modernes qu' ils ont acheté dés la signature de leur entrée en U.E. au lieu d' utiliser des vieux Tupolev.

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