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Cinq jours après les législatives où aucun parti n'a obtenu la majorité absolue de 326 sièges au Parlement, les pourparlers ont repris mardi matin entre les différents partis britanniques.
Le Labour met la barre à gauche
Virage à gauche annoncé pour le Parti travailliste britannique : c'est Ed Miliband, l'ancien ministre de l'Energie, qui a été élu samedi pour succéder à Gordon Brown. Il se présentait face à son frère David Miliband.
Publié le 25/09/2010
David Cameron est le nouveau Premier ministre britannique
Après plusieurs jours de tractations, le leader de la droite, vainqueur des législatives de jeudi dernier, succède à Gordon Brown, qui a remis sa démission. Il prend la tête d'une coalition "historique" avec le centre-gauche des libéraux-démocrates.
Publié le 11/05/2010
Royaume-Uni : entre droite et gauche, le centre balance
Les discussions continuent entre la droite de David Cameron, arrivé en tête des législatives de jeudi sans majorité absolue, et le centre de Nick Clegg. Mais ce dernier négocie aussi en catimini avec le Labour à qui il aurait proposé son ralliement si Gordon Brown, le Premier ministre, démissionnait.
Publié le 10/05/2010
Royaume-Uni : la droite drague toujours le centre
Les discussions ont repris ce lundi entre les Tories de David Cameron, arrivés en tête des législatives de jeudi sans majorité absolue, et les libéraux-démocrates de Nick Clegg. Ce dernier n'excluerait pas de négocier avec le Labour si le Premier ministre Gordon Brown démissionne.
Publié le 10/05/2010
En annonçant sa future démission, Brown relance le jeu
Le Premier ministre britannique sortant a annoncé qu'il démissionnerait de son poste de leader du Labour Party d'ici septembre, et donc de sa fonction de Premier ministre. C'était là une exigence des centristes pour éventuellement s'allier aux travaillistes.
Publié le 10/05/2010
Comme depuis vendredi, les libéraux-démocrates (centre), arrivés en troisième position avec 57 députés, discutent avec les Tories (droite), en tête avec 305 députés, pour former une coalition majoritaire. Mais, depuis lundi soir, après des rencontres "secrètes" éventées par la presse, ils négocient également officiellement avec le Labour (gauche), fort de 258 mandats. Un éventuel attelage Labour-"lib-dems" serait plus fort que les Tories. Mais il resterait néanmoins minoritaire à la Chambre des communes et impliquerait de fait un gouvernement instable.
Brown jette l'éponge et rebat les cartes
Nick Clegg, le leader centriste, dont l'inclinaison naturelle le pousse plutôt vers la gauche, apparaît donc comme le "faiseur de roi" entre David Cameron, le dirigeant des Tories, et le Labour. Un Labour qui n'a de fait plus de chef après le sacrifice de Gordon Brown. Pour rejoindre les travaillistes, Nick Clegg avait en effet posé une condition non négociable : que le gouvernement ne soit plus dirigé par le Premier ministre sortant.
Lundi soir, ce dernier a donc annoncé qu'il démissionnerait de son poste de dirigeant du Labour d'ici septembre et qu'il ne se représenterait pas à sa propre succession. Or, selon les institutions britanniques, le leader du parti au pouvoir occupe la fonction de Premier ministre. Le prochain patron du Labour, qui sera désigné dans les semaines qui viennent, entrera donc au 10, Downing Street, le "Matignon britannique", à l'automne si un accord est trouvé avec les libéraux-démocrates. Les Britanniques se retrouveraient alors avec un Premier ministre pour lequel ils n'ont pas voté.
Cameron : "L'heure est venue" pour Clegg
Nick Clegg a salué la décision de Gordon Brown. "Son retrait pourrrait constituer un élément important pour une transition en douceur vers un gouvernement stable", a-t-il commenté Clegg. Les Tories ont répliqué en proposant la tenue d'un référendum sur une réforme limitée du système électoral, exigence des "lib-dems -ils souhaitent l'instauration d'une dose de proportionnelle qui leur permettrait d'avoir plus de députés.
Pour mettre la pression sur Nick Clegg, David Cameron a souligné mardi matin "que l'heure était venue" pour lui de faire son choix. "J'espère que les libéraux-démocrates vont prendre la bonne décision qui donnera à ce pays le gouvernement fort, stable dont il a si cruellement besoin et dont il a si urgemment besoin", a ajouté le chef des Tories. Réponse attendue d'ici ce soir mardi.
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