© ABACASans nouvel élan, "l'Union et ses Etats membres pourraient s'enfoncer dans la marginalisation et devenir une péninsule occidentale de plus en plus négligeable du continent asiatique". Cette vision peu amène de ce que pourrait devenir l'Europe est extraite d'un rapport sur l'Union européenne à l'horizon 2030, commandé fin 2007 - à l'initiative de la France notamment - et réalisé par un comité des sages sous la présidence de l'ex-Premier ministre espagnol Felipe Gonzalez. Parmi les autres membres du comité figurent notamment l'ancien président polonais Lech Walesa, l'ex-présidente lettone Vaira Vike-Freiberga et l'ex-dirigeante syndicale française Nicole Notat. Le document a été dévoilé à la veille du 60e anniversaire de la déclaration du Français Robert Schumann, considérée comme l'acte de naissance de l'UE et célébrée par la "Journée de l'Europe". Et ses conclusions sont un plaidoyer pour des réformes d'ampleur, et rapides : "L'heure est résolument à la mondialisation (...) Si nous ne voulons pas rejoindre les rangs des perdants, il nous faut agir avec détermination dès à présent", souligne ce rapport.
Zone euro : le plan allemand à 500 milliards
a proposé dimanche soir la mise sur pied d'un vaste plan d'aide financier pouvant être utilisé pour les pays de la zone euro, d'un montant total de 500 milliards d'euros et impliquant le FMI.
Publié le 09/05/2010
Gifle électorale pour Angela Merkel
La coalition conservateurs-libéraux de la chancelière a perdu dimanche le scrutin en Rhénanie du Nord-Westphalie, et donc la majorité à la chambre haute du parlement fédéral, selon les sondages sortie des urnes.
Publié le 09/05/2010
Réunion de crise à Bruxelles pour "sauver" l'euro
Les ministres européens des Finances sont réunis en ce moment à Bruxelles pour créer un Fonds de soutien d'urgence. "Un rendez-vous important" pour l'Europe, selon Christine Lagarde.
Publié le 09/05/2010
Allemagne : un scrutin test pour Angela Merkel
Les électeurs de Rhénanie du nord - Westphalie, le plus peuplé des Etats allemands renouvellent leur Parlement. lors d'un scrutin qui pourrait avoir des conséquences nationales pour la chancelière Angela Merkel.
Publié le 09/05/2010
L'UE enfin en ordre de bataille face à la crise grecque
Les Seize vont mettre en place "une ligne de défense de la zone euro imperméable", qui doit être concrétisée ce week-end et à l'oeuvre dès l'ouverture des marchés lundi matin, selon le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.
Publié le 08/05/2010
A la lumière de la crise en zone euro, les auteurs exhortent les pays européens à une plus grande "coordination" de leurs politiques économiques, notamment à travailler en plus étroite collaboration pour définir leurs politiques budgétaires nationales. Il faudrait notamment "harmoniser les processus et calendriers budgétaires", dit le rapport, et "renforcer les procédures de surveillance des budgets nationaux" pour réduire les déficits. Le document soutient aussi la volonté des dirigeants de la zone euro, exprimée vendredi soir lors d'un sommet, de se doter d'un fonds de soutien pour les pays confrontés à de graves difficultés financières.
Ne pas fermer la porte à l'immigration
Plus généralement, il exhorte les pays européens à investir dans la recherche, l'éducation et la formation pour relancer une croissance économique atone, et à réformer les marchés du travail. Il leur demande aussi de s'attaquer au vieillissement démographique en faisant de la retraite "un droit et plus une obligation", et en ne fermant pas les portes de l'immigration : "le recours à une main-d'oeuvre étrangère fera partie de la solution".
En matière de défense, le rapport invite les différents pays à avoir "une vision européenne" plutôt que de continuer à agir chacun de leur côté. Et concernant l'élargissement de l'UE, le rapport estime que "l'Union doit honorer ses engagements à l'égard des actuels candidats officiels, dont la Turquie, et poursuivre le processus de négociation". Ce passage ne devrait guère réjouir Nicolas Sarkozy, qui en 2007 avait émis l'idée de ce groupe de sages dans l'espoir qu'il débatte notamment de l'adhésion de la Turquie à laquelle il est opposé, et de la question de frontières de l'UE à fixer pour l'avenir. Felipe Gonzalez a toutefois fait valoir lors d'une conférence de presse qu'il "n'y avait nulle mention dans le mandat du comité de la définition des frontières de l'Europe". En revanche, remettre en cause les négociations ferait "perdre sa crédibilité" à l'Union européenne, a-t-il estimé.
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