La revanche des petits partis britanniques ?

Par , le 07 mai 2010 à 10h43 , mis à jour le 07 mai 2010 à 13h50

Dossier : Royaume-Uni : la droite de retour à Downing Street

Etouffées par le système électoral favorisant le bi-partisme entre Labour et conservateurs et généralement éclipsées par les libéraux-démocrates, les autres formations pourraient cette fois jouer un rôle crucial dans la mise en place d'une coalition.

democratic unionist partyCapture d'écran : site du Democratic unionist party, 7 mai 2010 © DR

Dans le Parlement sortant, les petits partis représentaient à eux tous 30 sièges. Dans la future Chambre de Communes, qui compte pourtant quatre députés supplémentaires en raison du redécoupage de la carte électorale, ils ne devraient disposer que de 27 mandats. Mais, paradoxalement, leur influence pourrait être fondamentale.

  • Un squatteur au 10 Downing Street

    La presse britannique appelle de ses voeux une coalition après les élections, afin de répondre aux défis qui attendent le Royaume-Uni. Le Sun a choisi l'humour en évoquant un "squatteur" accroché au 10 Downing Street. D'autres titres s'inquiètent.

    Publié le 08/05/2010 Un squatteur au 10 Downing Street
  • Royaume-Uni : la droite tend la perche au centre

    David Cameron, le leader des Tories, qui ne dispose pas de majorité absolue après les législatives de jeudi, propose un "accord global" aux libéraux-démocrates de Nick Clegg. En attendant, Gordon Brown, le Premier ministre travailliste sortant, arrivé en deuxième position, reste en place.

    Publié le 07/05/2010 Royaume-Uni : la droite tend la perche au centre
  • Le centre dégage la voie à la droite britannique, Brown ne lâche rien

    Alors qu'aucun parti n'a la majorité absolue, Nick Clegg, le leader centriste, a admis que les Tories de David Cameron, arrivés en tête des élections, avaient la légitimité pour former le gouvernement. Sous-entendu : il ne discutera pas avec le Premier ministre travailliste sortant Gordon Brown, pointé en deuxième position.

    Publié le 07/05/2010 Le centre dégage la voie à la droite britannique, Brown ne lâche rien
  • Le Big Bazar

    Les législatives britanniques n'ont permis à aucun des trois leaders politiques d'obtenir la majorité absolue. Elles ouvrent une période d'incertitudes et de tractations entre partis pour diriger le pays.

    Publié le 07/05/2010 Le Big Bazar
  • "Hung Parliament" au Royaume-Uni : le précédent de 1974

    <b> Vidéo -</b> La dernière Chambre des communes sans majorité absolue avait abouti à la formation d'un gouvernement minoritaire... qui n'avait tenu que quelques mois.

    Publié le 07/05/2010 "Hung Parliament" au Royaume-Uni : le précédent de 1974
Plus d'infos

Avec a priori 309 députés, David Cameron, le leader des Tories (droite), doit en effet trouver au moins 17 soutiens pour espérer avoir une majorité absolue, fixée à 326. De leur côté, s'ils parvenaient à trouver un terrain d'entente, Labour et libéraux-démocrates émergeraient à seulement 313 sièges. Là aussi, pas assez pour assurer un gouvernement stable. Seule une alliance, très peu probable, entre les Tories et les "lib-dems" permettrait de dégager une nette majorité. Conclusion : il est possible que les petits partis deviennent les "faiseurs de rois" au moment de la constitution des alliances.

Le parti protestant nord-irlandais en position de force
 
La plupart de ces formations sont régionalistes ou nationalistes. Avec huit sièges, le plus puissant d'entre eux est le Democratic unionist party (DUP), le parti protestant nord-irlandais. Son leader, Peter Robinson, sera donc très courtisé dans les jours qui viennent. Selon ses dernières déclarations, il pencherait plutôt pour un accord avec Gordon Brown. Ses opposants catholiques, donc nationalistes, auront respectivement quatre représentants pour le Sinn Féin et trois pour le SDLP (Social Democratic and Labour Party). Le SNP, le parti national écossais, devrait obtenir six députés, tandis que le Plaid Cymru, son homologue gallois, en aura trois.

Les écologistes du Green Party font quant à eux leur entrée au Parlement pour la première fois avec Caroline Lucas, vainqueur à Brighton Pavilion, une station balnéaire du sud-est de l'Angleterre. L'Alliance party, un parti nord-irlandais non confessionnel, décroche enfin un mandat -à noter que le British national party, la formation d'extrême droite, a été battu à Barking, dans la banlieue de Londres, où il espérait s'imposer.

En 1974, l'attelage avait tenu... sept mois ! 
 

La question

Qui sera le prochain Premier ministre britannique ?

Gordon Brown
David Cameron
Nick Clegg
Une autre personne

 

Reste désormais à David Cameron et Gordon Brown de trouver des accords avec ces formations à l'idéologie parfois totalement imposée. A priori, David Cameron aura plus de facilités pour s'appuyer sur les partis nationalistes et former un gouvernement minoritaire qui passerait des accords au coup-par-coup.

Le précédent de février 1974 ne plaide cependant pas en sa faveur sur le long terme. Dans une situation quasi-similaire, de nouvelles élections avaient été convoquées en octobre (lire notre vidéo : "Hung Parliament au Royaume-Uni : le précédent de 1974).

Par Fabrice Aubert le 07 mai 2010 à 10:43
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