Gordon Brown, le 20 mai 2009 © Reuters
Il y a au moins un point qui fait consensus au sein de la presse britannique à l'issue d'élections qui n'ont donné aucun vainqueur : le leader libéral-démocrate Nick Clegg apparaît comme le nouveau "faiseur de rois". Mais les journaux divergent sur le choix qui l'attend, entre les conservateurs de David Cameron, arrivés en tête des sièges et des voix, ou les travaillistes de Gordon Brown. Sans exclure non plus que David Cameron se lance dans un gouvernement conservateur minoritaire, l'important étant l'urgence à mettre sur pied une administration légitime pour affronter la crise économique et la dette britannique.
Royaume-Uni : entre droite et gauche, le centre balance
Les discussions continuent entre la droite de David Cameron, arrivé en tête des législatives de jeudi sans majorité absolue, et le centre de Nick Clegg. Mais ce dernier négocie aussi en catimini avec le Labour à qui il aurait proposé son ralliement si Gordon Brown, le Premier ministre, démissionnait.
Publié le 10/05/2010
Royaume-Uni : la droite drague toujours le centre
Les discussions ont repris ce lundi entre les Tories de David Cameron, arrivés en tête des législatives de jeudi sans majorité absolue, et les libéraux-démocrates de Nick Clegg. Ce dernier n'excluerait pas de négocier avec le Labour si le Premier ministre Gordon Brown démissionne.
Publié le 10/05/2010
Le centre dégage la voie à la droite britannique, Brown ne lâche rien
Alors qu'aucun parti n'a la majorité absolue, Nick Clegg, le leader centriste, a admis que les Tories de David Cameron, arrivés en tête des élections, avaient la légitimité pour former le gouvernement. Sous-entendu : il ne discutera pas avec le Premier ministre travailliste sortant Gordon Brown, pointé en deuxième position.
Publié le 07/05/2010
La revanche des petits partis britanniques ?
Etouffées par le système électoral favorisant le bi-partisme entre Labour et conservateurs et généralement éclipsées par les libéraux-démocrates, les autres formations pourraient cette fois jouer un rôle crucial dans la mise en place d'une coalition.
Publié le 07/05/2010
Le Big Bazar
Les législatives britanniques n'ont permis à aucun des trois leaders politiques d'obtenir la majorité absolue. Elles ouvrent une période d'incertitudes et de tractations entre partis pour diriger le pays.
Publié le 07/05/2010
Elections Royaume-Uni : des négociations serrées
Les conservateurs sont désormais le parti dominant au Parlement britannique. Leur leader, David Cameron, a annoncé vendredi qu'il était prêt à offrir un accord aux libéraux démocrates.
Publié le 07/05/2010
Royaume-Uni : la déclaration de Gordon Brown
<b> Document -</b> Découvrez en intégralité l'allocution du Premier ministre britannique travailliste sortant prononcée vendredi au lendemain des législatives.
Publié le 07/05/2010
Royaume-Uni : la presse populaire demande à Brown de partir
Nicolas Bellet, le correspondant de TF1/LCI à Londres, dévoile les titres des journaux de vendredi matin. Si la presse de qualité souligne la situation chaotique, les tabloids conservateurs voient déjà David Cameron au 10, Downing Street.
Publié le 07/05/2010
Pour le Financial Times, une alliance "Tory-Lib Dem" - conservateurs et libéraux-démocrates - offrirait les meilleurs gages de stabilité, car c'est là la seule combinaison plausible à ses yeux. "Avec la crise de la dette grecque menaçant de s'étendre à l'Europe, ce n'est pas le moment pour les partis de se chamailler et de manoeuvrer pour des postes. La rapidité est essentielle. Il devrait être possible de trouver un accord ce week-end. Sinon, un gouvernement minoritaire conservateur serait l'alternative logique", écrit l'influent quotidien. Le Daily Telegraph estime lui aussi que le Royaume-Uni devrait se doter d'un gouvernement avant lundi pour prévenir une nouvelle agitation des marchés financiers. Des accords de coulisses et des engagements édulcorés "démontreraient le caractère insatisfaisant des politiques de coalition", selon le journal.
"La rapidité est essentielle"
Pour le Times de Londres, David Cameron a gagné le droit moral à gouverner et Nick Clegg devrait prendre au sérieux son offre, tandis que Gordon Brown devrait se retirer de la course. Nick Clegg "doit soutenir les conservateurs s'il veut prouver que les libéraux-démocrates ont grandi", selon le journal. Le Daily Express en est d'accord : "Cameron et Nick Clegg doivent travailler ensemble pour le bien du pays et Gordon Brown doit faire sa valise". Mais, ajoute le quotidien, "il y a maintenant un risque très sérieux qu'il cherche à saboter les négociations et se serve de M. Clegg comme d'une béquille".
Le Sun a choisi l'humour en invoquant en première page un "scandale à la propriété" impliquant un "squatteur écossais" du nom de Gordon Brown, qui refuserait de libérer le 10 Downing Street, "et l'entrée à son détenteur légitime". Cette "posture honteuse de Gordon Brown montre son mépris des votants", écrit le tabloïd le plus lu du pays, pour qui les libéraux-démocrates "n'auront jamais de meilleur offre pour un rôle sérieux dans le gouvernement" que celle faite par les conservateur, et "ils doivent la saisir".
Au contraire, le Guardian presse les libéraux de s'allier au Labour : "En politique multipartite, les pactes entre les partis qui expriment une majorité de votants sont toujours légitimes", estime-t-il. "Ce week-end, les travaillistes et les libéraux-démocrates doivent parvenir à accord précis pour garantir la reprise économique, rassurer les marchés sur les plans de dépenses principaux et tenir un référendum rapidement sur une réforme électorale, avec des législatives à la clé sur le nouveau système", écrit le journal. Pour le Daily Mirror, Nick Clegg ne sera "jamais pardonné" s'il ne donne pas suite à la proposition de coalition avec Gordon Brown, tandis que l'Independent considère que le système électoral est "désespérément biaisé" en défaveur des libéraux-démocrates.
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