En Russie, la fin de la vodka bon marché ?

Par , le 09 juin 2010 à 16h51 , mis à jour le 09 juin 2010 à 20h56

La Russie envisage de doubler une nouvelle fois le prix minimal de la vodka, à la fois pour se procurer de nouvelles recettes fiscales et pour mieux lutter contre l'alcoolisme.

Le Kremlin, à MoscouLe Kremlin, à Moscou © TF1/LCI

Dans un pays où le citoyen ordinaire consomme en moyenne 18 litres d'alcool fort par an, la mesure risque d'être dure à avaler. Mais le président russe Dmitri Medvedev n'en a cure et est résolu, au risque de mécontenter ses concitoyens, à lutter contre le fléau de l'alcoolisme qui ravage son pays. Aux grands maux, les grands remèdes donc. Les autorités russes ont décidé d'employer l'arme dissuasive de la fiscalité et envisagent de doubler une nouvelle fois le prix minimal de la vodka.

  • La vodka bannie de la vente à Moscou la nuit !

    Afin de lutter contre le fléau de l'alcoolisme, la capitale russe va interdire la vente du célèbre breuvage et d'autres alcools forts entre 22h et 10 du matin. Beaucoup d'observateurs font remarquer que cela va augmenter le trafic des boissons frelatées.

    Publié le 18/08/2010 La vodka bannie de la vente à Moscou la nuit !
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Une mesure qui, outre sa capacité à améliorer la lutte contre l'alcoolisme, possède une autre vertu : procurer de nouvelles recettes fiscales à l'Etat, a ainsi précisé mercredi le vice-ministre des Finances Sergueï Chatalov. Déjà en janvier, le prix de base du demi-litre de vodka bon marché avait doublé pour passer à 89 roubles. Il devrait passer à à 120 roubles en 2011, à 160 roubles en 2012 et à  200 roubles (6,5 dollars) en 2013, a précisé Chatalov. "La vodka ne doit pas être bon marché. Ce n'est pas un produit de première nécessité", a souligné judicieusement le vice-ministre.
 
Toutefois, pour beaucoup d'analystes, il est peu probable que la consommation baisse en raison d'un accroissement des taxes sur cette eau-de-vie nationale. Cette mesure risquerait d'encourager la fabrication clandestine d'alcool artisanal, réputé dangereux, et de décevoir les espoirs du fisc. En clair, la "solution" risque d'être plus désastreuse au plan sanitaire et fiscal que le "problème". En outre, le projet gouvernemental, mesure impopulaire par excellence, pourrait se heurter, au sein du gouvernement comme du parlement, à une forte résistance du puissant lobby des fabricants d'alcool, alors que des élections s'annoncent en 2011 et 2012...

Par Laurent Deschamps le 09 juin 2010 à 16:51
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1 Commentaires

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  • bisounoursfr, le 09/06/2010 à 23h59

    Ca va juste developper le marché noir, et donc plus nuire a l'etat qu'autre chose

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