Ils se suicident avec un logiciel injectant une dose mortelle

le 16 juin 2010 à 11h07 , mis à jour le 16 juin 2010 à 11h47

Deux étudiants écossais ont relié des perfusions contenant un produit mortel à leur ordinateur pour se suicider. Leur système semble basé sur les travaux du docteur australien pro-euthanasie Philip Nitschke.

James Robertson et Robert Miller, respectivement âgés de 19 et 20 ans, étaient deux étudiants écossais en mathématiques et physiques qualifiés de "brillants". Ils se pourtant donné la mort dans des circonstances troubles la semaine dernière dans une chambre d'hôtel à Ayr, à une centaine de kilomètres de leur Université d'Edimbourg. Pour se suicider, ils ont mis au point un système aussi sophistiqué que terrifiant : ils avaient en effet relié des perfusions d'intraveineuses contenant une dose d'une produit mortel à un logiciel, a priori créé par eux-mêmes, installé sur  un ordinateur portable.

 

Etant donné qu'une webcam était installée sur le portable des deux étudiants, la police craint que leur suicide ait été regardé en direct par de nombreux internautes.  James Robertson et Robert Miller fréquentaient en effet assidument les salons consacrés aux suicides sur Internet et notamment sur Facebook.

"Deliverance machine"

Ils semblent avoir été influencés par Philip Nitschke. Ce médecin australien, favorable à l'euthanasie et surnommé le "Docteur de la mort", avait inventé au milieu des années 90 un système permettant de mettre fin à ses jours soi-même via un logiciel relié à des perfusions remplies de dose mortelle dont l'aiguille était enfoncée dans le corps. Après avoir répondu à la dernière question et valider définitivement l'action, le liquide était envoyé dans les veines. L'engin, baptisé "Deliverance Machine" ("La Machine de la déliverance"), avait été autorisé par le gouvernement australien pendant deux ans,  de 1995 à 1997. Quatre personnes l'avaient utilisée pour mettre fin à leurs jours.

L'an passé, le Dr Nitschke était venu faire la promotion de sa machine au Royaume-Uni. Même si ses conférences étaient réservées aux gens de plus de 50 ans, il est fort probable que des jeunes ou des déséquilibrés y ont néanmoins assisté.

le 16 juin 2010 à 11:07
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11 Commentaires

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  • charles_edmond, le 18/06/2010 à 12h39

    En même temps, avant d'arriver à cette étape, il faut quand même être sacrément dérangé !

  • posepion57, le 17/06/2010 à 23h54

    Imaginé avoir ce logiciel sous la main,vous l'utilisé et pour vous donner des frissons vous répondez positivement et a la dernière question Voulez- vous l'injection létale ? vous répondez non et un virus installé a vos dépends sur ce logiciel valide OUI ,ne riez pas c'est tout a fait possible

  • fab912, le 16/06/2010 à 22h30

    Il existe aussi des logiciels pour les fautes... L'article en est truffé...

  • nono9402, le 16/06/2010 à 21h57

    Les congélateurs... l'ordinateur... on n'arrête pas le progrès!

  • emisau86, le 16/06/2010 à 21h22

    Où va t-on...

  • ceyen, le 16/06/2010 à 20h48

    C'est par rapport à la question de l'euthanasie où "en général" le patient souffre tellement que la seule "délivrance" est la mort, pour une personne fortement déprimée cela peut-être aussi considéré comme une "délivrance", mais la dépression est une maladie qui n'est pas incurable, contrairement à certaines autres pathologies...

  • did004785, le 16/06/2010 à 20h30

    Ces passionnés d'informatique sont devenu des vrais "no live".

  • nonpeutetre, le 16/06/2010 à 17h36

    La « machine de la délivrance », pourquoi ce nom, le monde serait-il un camp de concentration, la vie serait-elle une prison ? D'où peuvent venir des idées aussi sinistres ?

  • sahara06, le 16/06/2010 à 15h23

    Si ça continu on vas pouvoir se suicider à distance en programmation heure date jour etc...

  • philippe_94, le 16/06/2010 à 14h19

    Paradoxalement si le logiciel avait contenu un virus, il leur aurait sauvé la vie !

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