Les Slovènes votent... sur la candidature croate à l'UE

Par TF1 News (D'après agence), le 06 juin 2010 à 08h54 , mis à jour le 06 juin 2010 à 08h59

Le référendum qui a lieu ce dimanche en Slovénie porte sur un différend frontalier slovéno-croate, dont la solution sera cruciale pour l'avenir de la candidature croate à l'Union européenne.

Les électeurs slovènes se rendent aux urnes ce dimanche pour se prononcer sur un accord de délimitation de la frontière avec la Croatie; de leur réponse dépendra en grande partie le sort de la candidature croate à l'Union européenne. Les derniers sondages annoncent un référendum serré entre les partisans de cet accord, soutenu par le Premier ministre Borut Pahor, et ses détracteurs, conduits par Janez Jansa, chef de file de l'opposition de droite et ancien chef du gouvernement. Quelque 1,7 million d'électeurs sont invités à se rendre aux urnes pour ce scrutin indécis.

Les parlements des deux pays ont bien approuvé le recours à un arbitrage international, mais Ljubljana a décidé de soumettre l'accord à un référendum. En l'absence d'accord, Ljubljana a bloqué les négociations d'adhésion de la Croatie à l'Union européenne, négociations que Zagreb, qui a définitivement approuvé le recours à l'arbitrage international, espère fermement voir aboutir en 2012.

Les scénarios possibles

Le différend, enlisé depuis les indépendances des deux ex-républiques yougoslaves, porte principalement sur la délimitation de leur frontière maritime et terrestre dans la baie de Piran, en bordure de la Mer Adriatique, et en particulier sur la question d'un l'accès direct à la mer pour la Slovénie.

La coalition de centre-gauche de Borut Pahor a fait campagne pour le "oui" en soulignant qu'un article de l'accord mentionne la sauvegarde d'un accès direct aux eaux internationales pour la Slovénie, primordial aux yeux de Ljubljana. En face, Janez Jansa a tempêté contre un accord qu'il qualifie de "capitulation".

Si le "oui" l'emporte, l'instance internationale d'arbitrage, idée soufflée par l'UE, pourra commencer ses travaux. Si le "non" gagne, le parlement devra attendre 12 mois avant de reconsidérer cette solution pour régler le différend et tant le gouvernement de Borut Pahor que le chef de l'Etat, Danilo Turk, qui a également appelé à voter "oui", en sortiront affaiblis. Et, de plus, la perspective d'une adhésion de la Croatie à l'UE subira un sérieux coup de frein.

Par TF1 News (D'après agence) le 06 juin 2010 à 08:54
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3 Commentaires

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  • bilal17, le 06/06/2010 à 13h55

    Un pays de plus? Super! Qu'attendent la Chine et les USA pour déposer leur candidature? Ah la la, les boulets... ;-)

  • cipolje, le 06/06/2010 à 11h38

    Il me semble normal qu'un pays soit inquiet au sujet de son accès direct à la mer (quand même crucial économiquement). Et vous e trouvez pas qu'il vaut mieux un référendum qui clarifiera les positions plutôt que des actions militaires?

  • lebouzin, le 06/06/2010 à 11h02

    Pitié n'en ajoutez plus, trop c'est trop ! Cela va déjà assez mal.............

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