© AFP/R. Utrecht"Percée de l'extrême-droite". Depuis 2006, élections se suivent et se ressemblent aux Pays-Bas. Que cela soit aux législatives, aux Européennes (2009) ou aux municipales de mars dernier, le PVV (Parti de la liberté) de Geert Wilders, ouvertement anti-islam, a progressé à chaque scrutin. Et cette fois, lors des législatives anticipées qui ont eu lieu ce mercredi, c'est un peu contre toute attente.
Pays-Bas : le leader populiste précipite la chute du gouvernement
Le Premier ministre Mark Rutte a démissionné après l'échec des négociations sur la réduction du déficit public avec Geert Wilders (photo), le leader du Parti pour la liberté, qui le soutenait à l'Assemblée. Des législatives anticipées devraient avoir lieu au début de l'automne.
Publié le 23/04/2012
Le Coran comparé à "Mein Kampf" : Wilders relaxé
Le patron de la droite populiste néerlandaise, poursuivi pour incitation à la haine raciale et religieuse, a été relaxé ce jeudi par le tribunal d'Amsterdam.
Publié le 23/06/2011
Pays-Bas : le député anti-islam à la barre
Geert Wilders, le chef de l'extrême droite néerlandaise, qui vient de conclure un accord de soutien à un gouvernement minoritaire, est jugé depuis ce lundi pour incitation à la haine raciale. Il avait comparé le Coran au livre "Mein Kampf" d'Adolf Hitler.
Publié le 04/10/2010
Le gouvernement néerlandais sera soutenu par le parti anti-islam
Trois mois après les législatives du 9 juin, un accord sur une coalition gouvernementale minoritaire entre libéraux et le centre-droit, soutenue par la formation populiste de Geert Wilders, a été conclu mardi soir.
Publié le 29/09/2010
"Il n'y a pas de vague nationale-populiste en Europe"
<b>Interview -</b> Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême-droite en Europe, relativise sur TF1 News la montée des radicalismes, symbolisée par les bons scores réalisés par le PVV de Geert Wilders aux Pays-Bas et par la N-VA de Bart De Wever en Belgique.
Publié le 15/06/2010
Législatives néerlandaises : percée de l'extrême-droite
Selon un sondage sorti des urnes, le parti anti-islam de Geert Wilders arrive deuxième aux élections législatives anticipées des Pays-Bas, juste derrière le parti libérale et les travaillistes arrivés en tête avec 31 sièges chacun.
Publié le 09/06/2010
Pays-Bas : "la crise a montré les limites de l'extrême-droite"
<b> Interview -</b> Laurent Chambon, spécialiste des Pays-Bas, décrypte pour TF1 News les enjeux des législatives anticipées de ce mercredi. Le score de l'extrême-droite, qui tient un discours anti-islam, sera scruté à la loupe.
Publié le 09/06/2010
Le film anti-islam diffusé sur Internet
Le député d'extrême-droite Geert Wilders a mis en ligne "Fitna", un documentaire qui amalgame islam et terrorisme.
Publié le 28/03/2008
Après son très bon score aux municipales il y a trois mois, Geert Wilders avaient en effet reflué dans les sondages. Certes, les enquêtes laissaient présager qu'il obtiendrait au minimum une quinzaine de sièges sur les 150 que compte le Parlement -contre neuf auparavant. Le recentrage de la campagne sur la crise et les réponses à lui apporter avaient mis en avant les lacunes de son programme économique. De leur côté, ses diatribes contre l'islam et l'immigration étaient moins audibles. Pourtant, à l'arrivée, à l'instar de ce qui a pu passer dans d'autres pays européens par le passé, Geert Wilders a déjoué tous les pronostics et tous les experts.
Avec environ 15% des suffrages, il arrive en effet en troisième position et décroche 24 sièges. Il peut désormais entrer dans une coalition ou du moins soutenir le futur gouvernement sans y participer. "Nous voulons gouverner et nous devons être prêts à faire des concessions", affirme-t-il, en redisant sa préférence pour un accord avec les libéraux du VVD et les chrétiens-démocrates (CDA) du Premier ministre sortant Jan Peter Balkenende. Ce dernier, grand perdant avec sa quatrième place (21 sièges), a aussitôt démissionné de son poste de leader du parti.
Vers une coalition à quatre menée par les libéraux
Pour la première fois depuis sa création en 1948, le VVD, qui a fait campagne sur des mesures d'austérité, est la principale force politique du pays. Avec 20% des voix, il obtient 31 mandats, soit seulement un de plus que le Parti travailliste (PvdA) de Job Cohen. Si ces résultats sont confirmés -quelques ajustements sont possibles avant la proclamation définitive- Mark Rutte, le leader des libéraux, devrait donc être appelé à former le gouvernement.
Sa mission s'annonce comme un exercice d'équilibriste à haut risque. Conséquence de la proportionnelle intégrale et de l'éparpillement des votes, le futur Parlement sera en effet très morcelé. Avec une majorité absolue fixée à 76 sièges, la coalition devra réunir au moins quatre formations différentes. Le CDA apparaît comme l'allié le plus naturel du VVD. Ensuite, outre le PVV, les écologistes et les centristes (D66) -dix sièges chacun- se sont dits prêts à entrer dans une coalition. Cette situation instable n'est toutefois pas inédite : de 1994 à 2002, les Pays-Bas ont été gouvernés par une coalition droite-gauche dite "coalition mauve" ou "violette".
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Pays-Bas : le leader populiste précipite la chute du gouvernement
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