Y a-t-il quelqu'un pour sauver la Belgique ?

Par TF1 News (D'après agence), le 14 juin 2010 à 07h08 , mis à jour le 14 juin 2010 à 21h58

Quels vont être les effets de la poussée des séparatistes flamands aux législatives ? Quel gouvernement peut sortir de ces élections ? Quels vont être les défis auxquels il sera confronté ?

Belgique : Bart de Wever, leader des séparatistes flamands (13 juin 2010)Belgique : Bart de Wever, leader des séparatistes flamands (13 juin 2010) © TF1/LCI

Les séparatistes flamands ont remporté dimanche une victoire historique aux élections législatives de Belgique. Ils vont devoir toutefois rechercher des compromis avec les autres partis pour réformer l'Etat belge et assainir les finances publiques. Leur leader Bart de Wever a d'ailleurs eu un discours particulièrement modéré et se voulant rassurant, lorsqu'il s'est exprimé dès dimanche après-midi devant ses sympathisants réunis à Bruxelles. "Je tends la main aux francophones. Personne n'a intérêt à ce que le pays reste bloqué", a-t-il lancé, en invitant les partis wallons à négocier un "grand accord" pour le pays.

Plus d'infos

Cette forte poussée de la N-VA, qui prône le confédéralisme comme étape vers une indépendance flamande pleine et entière, avait été largement anticipée par les sondeurs ; elle n'en a pas moins été qualifiée de "changement radical du paysage politique", de "tremblement de terre" et de "révolution". Pour Steve Stevaert, du Parti socialiste flamand, "c'est un tsunami politique". Et après ce tsunami, doivent s'ouvrir dès ce lundi des discussions entre les principaux partis politiques flamands et wallons. Les analystes prédisent que la formation d'une coalition gouvernementale pourrait prendre plusieurs mois, en dépit de la crise économique et de la présidence belge de l'UE qui s'ouvre le 1er juillet.

Le grand bazar de "BHV"

Le scénario le plus souvent cité place la N-VA et le PS wallon comme pivots du futur gouvernement fédéral et les responsables des deux camps ont pris soin dimanche de ne pas exclure cette possibilité. Bart de Wever a renouvelé son offre de soutenir un Premier ministre francophone, en rupture avec la pratique qui veut que ce poste revienne à un Flamand pour refléter le fait qu'ils représentent 60% de la population belge. Le chef du Parti socialiste wallon, Elio di Rupo, pourrait ainsi devenir le premier chef de gouvernement francophone depuis 1974. "Nous sommes ouverts à une réforme de l'Etat. Ensemble, Flamands, Bruxellois et Wallons, nous devons avoir le courage de conclure un accord équilibré", a souligné Bart de Wever dimanche soir. "Les élus francophones doivent faire un pas vers les élus flamands et les élus flamands doivent faire un pas vers les élus francophones".

La première tâche du futur gouvernement sera de dénouer la situation de "BHV", l'arrondissement électoral et judiciaire qui comprend Bruxelles et une partie de sa périphérie, que les Flamands souhaitent scinder pour en rattacher une partie à la Flandre. Le gouvernement d'Yves Leterme a démissionné le 22 avril à la suite de blocages sur ce dossier, mettant fin à une période de trois ans d'immobilisme.

Depuis le triomphe de l'actuel Premier ministre aux législatives de juin 2007, le pays a connu trois Premiers ministres et quatre gouvernements, après une période de vacance de plus de six mois entre juin et décembre 2007. La Belgique peut cette fois difficilement s'offrir une répétition de ce scénario. A court terme, les économistes estiment que le pays dispose de nombreux atouts pour faire face à la situation, mais, disent-ils, les investisseurs pourraient devenir plus nerveux à partir de septembre si aucun gouvernement n'est en place. Sur un plan plus politique, la Belgique prend la tête de l'Union européenne à partir du 1er juillet et si aucun dysfonctionnement n'est attendu dans la bonne marche des institutions communautaires, l'image d'instabilité renvoyée au monde pourrait avoir elle aussi des conséquences négatives.

Par TF1 News (D'après agence) le 14 juin 2010 à 07:08
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26 Commentaires

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  • bart181, le 22/06/2010 à 09h21

    C'est un fait;mais les 14 pays restent solidaires d'une union,ce qui n'est plus le cas de la belgique;même si difficile,il faut que cette union se fasse en gardant les intégrités culturelles et les langues de chaque peuple;vouloir faire une europe comme on a fabriqué la belgique relèverait d'un cauchemar à échéance plus ou moins longue.

  • bart181, le 22/06/2010 à 09h15

    Avoir des problèmes avec la flandre n'implique pas que l'on doive se battre avec eux;les amis sont les amis au delà de tout(ou presque);rien n'empêche flamands et wallons de discuter avec raison sue les choses qui les séparent et soient capables de"divorcer",ayant compris pour chacun leurs différences et leurs aspirations;il ne doit pas y avoir de haine du pays flamand,mais on en doit non plus continuer à se mentir et à sa cacher les yeux en maintenant une belgique au delà de toute logique ;si les flamands doivent être respectés,il en est de même a fortiori pour nos compatriotes wallons et nos enfants.

  • sowitony, le 16/06/2010 à 01h31

    Si les belges wallons veulent venir en France, personne ne pourra les en empecher... car ils sont européens , membres de l'UE et sont libre de s'installer où ils veulent en Europe

  • zieverer, le 15/06/2010 à 11h57

    La retraite en Belgique est depuis longtemps de 65 ans !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • landamaika, le 14/06/2010 à 23h18

    Mais si ton père est flamand et ta mère est wallonne, tu fais quoi, et tu vas où ? Si la Belgique se cinde en deux. J'en ai connu des couples mix. Mais ça va faire 2 micro états.

  • hannesbarbez, le 14/06/2010 à 22h32

    D'abord je veux dire qui je suis Belge du côté Flamand. La partie la plus importante de cette article est, au moins, ambigue. Nommément, l'extrait qui parle de BHV, "l'arrondissement électoral et judiciaire qui comprend Bruxelles et une partie de sa périphérie, que les Flamands souhaitent scinder pour en rattacher une partie à la Flandre." Vous devez savoir que cette partie, sauf la capitale de Bruxelles elle-même, déjà fait partie du Brabant-Flamand. Donc les flamands ne veulent "rattacher" rien! La problème c'est, dans quelques villes là, les gens devient frustrées parce-que il doivent parler le français de plus en plus, même si la langue officiel dans cette région, est uniquement le néerlandais. Mais il semble que la lingua franca est devenu le français. Les Flamands de cette région se sentent un peu comme des étrangers dans leur propre pays. Par example dans le Carrefour (supermarché) de Halle, côté Flamand, j'ai cherché un dvd pour acheter, mais ils étaient tous en français. Vous pouvez simuler le sentiment flamand en pensant que dès que maintenant on parle (pour la plupart) le néerlandais: Les gens qui vous servent dans le cinéma, les caissières... Je m'excuse pour mon français, je suis néerlandophone et j'ai écrit cette "morceau" très vite.

  • mistercho, le 14/06/2010 à 15h05

    C'est triste ce qui se passe en Belgique. J'ai séjourné plusieurs fois tant chez les Flamands que chez lesWallons, j'ai des amis des deux côtés mais d'après ce que j'ai pu ressentir, le mal est beaucoup plus profond que ce que les médias veulent nous dire.

  • cormoran40, le 14/06/2010 à 14h07

    Wallons !!! bienvenue en France, on a pas grand chose mais on ferat à la bonne franquette et dans la bonne humeur !!

  • eagle13, le 14/06/2010 à 13h55

    Comment voulez vous que l'europe puisse se construire, alors que les citoyens belges ne s'entendent pas entre eux.

  • soulphysician, le 14/06/2010 à 13h44

    N'importe quoi

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