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Pologne : le libéral Komorowski élu face au jumeau Kaczynski
Bronislaw Komorowski, candidat de la Plateforme Civique (PO, centriste) a remporté dimanche le second tour de l'élection présidentielle polonaise avec 53%des voix contre 47% pour son rival.
Publié le 04/07/2010Pologne : "Un gagnant, mais pas de perdant"
<b> Interview -</b> Gilles Lepesant, chercheur au CNRS, estime sur TF1 News que le bon score du conservateur Jaroslaw Kaczynski face au vainqueur Bronislaw Komorowski lui permet d'aborder avec sérénité les législatives du 1er semestre 2011, capitales pour la future présidence polonaise de l'UE.
Publié le 05/07/2010La Pologne enterre son président
Le blocage du ciel a empêché de nombreux chefs d'Etat d'aller assister dimanche aux obsèques du président polonais Lech Kazynski. Près de 100.000 personnes étaient à Cracovie pour accompagner le cercueil.
Publié le 18/04/2010Elle a été érigée spontanément devant le palais présidentiel par des scouts juste après l'accident d'avion qui coûta la vie à Lech Kaczynski le 10 avril dernier pour rendre hommage au président défunt. Courant juillet, dans la foulée de sa prise de fonctions, le nouveau président Bronislaw Komorowski a fait part de son intention de la transférer dans une église située à proximité.
Mais, entre-temps, la croix est devenue une sorte de symbole pour la droite catholique, très présente en Pologne, et surtout pour le parti Droit et Justice, la formation de l'ancien président. Son frère Jaroslaw, ancien Premier ministre, en est le leader. Il a obtenu 47% des voix face à Bronislaw Komorowski lors de l'élection de début juillet.
Manifestations houleuses
Chaque jour, de nombreuses gerbes de fleurs sont donc déposées devant le monument et plusieurs centaines de de personnes s'y recueillent pour prier. Résultat : une vive polémique politique a éclaté entre les partisans, catholiques, de son maintien avant transformation en un véritable monument d'hommage et ceux, laïcs, de son retrait devant le palais présidentiel. Dans un pays à forte tradition catholique, le débat, enflammé, ne passe pas inaperçu. Des manifestations et contre-manifestations, initiées souvent via les réseaux sociaux et rassemblant plusieurs milliers de personnes, se déroulent régulièrement sur la place, souvent de nuit.
Pour calmer la polémique, l'archevêque de Varsovie s'est dit favorable au transfert . "La croix ne peut pas servir à défendre des intérêts politiques", explique Mgr Nycz. Mais les partisans de la croix continuent de monter la garde pour éviter les dégradations et réfutent son avis. "Il ne représente pas l'ensemble de l'Eglise catholique de Pologne. Nous ne reculerons pas tant qu'un véritable monument ne sera pas érigé ici", lancent-ils, soutenus par la station de radio nationaliste Radio Maryja.
Sondages contradictoires
Comme l'Eglise, les Polonais semblent divisés. Deux enquêtes, réalisées à quelques jours d'intervalle, donnent ainsi des résultats contradictoires. 71% des sondés sont favorables à un retrait immédiat dans le premier. Dans le second, 57% souhaitent qu'elle reste à sa place en attendant un monument définitif.
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