La Wallonie et la Flandre, les deux régions composant, avec Bruxelles, la Belgique. © TF1/LCILe premier dit avoir été frappé, le second nie. Le premier est Flamand, le second Wallon. Mon tout se passe en Belgique, pays plongé depuis 2007 dans une crise politique quasi ininterrompue en raison de profondes divergences entre partis... néerlandophones et francophones. Bref, l'affaire suscite depuis, des réactions tous azimuts.
Quand la Belgique regarde "sa mort en direct"
Une émission diffusée dimanche soir sur les chaînes publiques néerlandophone et francophone a évoqué l'impact d'un éventuel éclatement du pays.
Publié le 22/11/2010
La Belgique regarde sa "mort" en face
La scission du pays de plus en plus évoquée faisait l'objet dimanche soir d'une émission spéciale sur la télévision publique flamande, retransmise aussi exceptionnellement côté francophone.
Publié le 21/11/2010
Belgique : l'"apartheid" pratiqué dans une école flamande ?
Le directeur d'une école de Lokeren a séparé les élèves flamands et ceux d'origine étrangère. Le ministre de l'Enseignement de la Flandre a décidé d'ouvrir une enquête.
Publié le 17/09/2010
Seuls 15% des Flamands veulent la partition de la Belgique
Quatorze pour cent des Belges souhaitent une partition de leur pays, selon un sondage internet publié mardi par La Libre Belgique.
Publié le 07/09/2010
"Il faut se préparer à la fin de la Belgique"
Plusieurs responsables politiques wallons évoquent ouvertement et avec résignation une éventuelle partition de la Belgique entre la Flandre (néerlandophone), au nord, et la Wallonie (francophone) au sud.
Publié le 05/09/2010
La Belgique incapable de former un gouvernement
Les négociations en cours depuis près de trois mois pour la formation d'un gouvernement ont échoué, a indiqué vendredi Bart De Wever, président du principal parti de Flandre, le mouvement indépendantiste N-VA.
Publié le 03/09/2010
Voici l'histoire. C'est celle qui serait arrivée à un certain Jan Peumans, un dirigeant belge flamand. Président du parlement de Flandre et membre d'un parti indépendantiste, il a affirmé jeudi avoir été frappé, par un Wallon. Dimanche dernier, le responsable politique visite avec son épouse, la commune de Visé, près de Liège, en Wallonie. Il dit avoir été pris à partie par un francophone d'une trentaine d'années qui l'a poursuivi, insulté et frappé parce qu'il estimait que l'élu n'avait rien à faire dans cette région francophone du sud de la Belgique. Jan Peumans dit avoir saigné de la tempe et avoir eu la mâchoire décrochée. Une plainte a été déposée à la police locale. "Etre agressé pour mes idées politiques, je ne l'aurais jamais cru", a déclaré à la presse flamande celui qui milite au mouvement Nouvelle alliance flamande (N-VA).
"C'est vraiment n'importe quoi !"
Les réactions émues ont fusé. Le chef du gouvernement régional wallon a ainsi "condamné le plus fermement" l'agression. "Les désaccords politiques ne peuvent évidemment en aucune façon se traduire par un recours à la violence", a déclaré le socialiste Rudy Demotte. "Il n'est pas acceptable qu'une femme ou un homme, qu'il/elle soit politique ou non, soit intimidé-e ou victime de violences en raison de ses opinions", a de son côté déclaré le président du Parti socialiste francophone, Elio Di Rupo, candidat au poste de Premier ministre. La présidente du parlement régional wallon, Emily Hoyos, a également condamné "un acte intolérable" à l'égard de son homologue flamand.
L'agresseur supposé, lui, récuse les accusations. "C'est totalement faux, c'est vraiment n'importe quoi !", a déclaré Robert LIebens au journal local La Meuse. Le Wallon de 37 ans reconnaît une "altercation verbale" avec le dirigeant flamand mais affirme "ne pas l'avoir touché". Un témoin cité par le quotidien affirme lui aussi qu'il n'y a eu que des "échanges verbaux". "Un moment, son épouse a voulu me donner un coup avec son parapluie, que j'ai réussi à retenir. Mais c'est le seul geste que j'ai fait", explique celui qui milite dans un mouvement revendiquant le rattachement à la Wallonie de la commune flamande des Fourons.
"Les bagarres dans les Fourons est révolu"
Cette commune située à la frontière des Pays-Bas est enclavée en région wallonne. Elle compte une majorité de Belges francophones. Mais, elle compte aussi des habitants néerlandais qui ont le droit de vote aux élections locales et peuvent faire pencher la balance en faveur des Flamands. "Je suis pacifique et le temps des bagarres dans les Fourons est révolu. Je crois que Jan Peumans veut monter en épingle cette altercation verbale pour en tirer un profit politique", en conclut M. Liebens au journal La Meuse.
Trois mois après les dernières législatives, la Belgique n'a toujours pas de gouvernement. Les divergences de vues entre Flamands et francophones remontent en fait à plusieurs dizaine d'années et n'ont fait que s'accroître. Au point que des responsables francophones évoquent à présent ouvertement la possibilité d'une scission du pays. Les responsables belges soulignent régulièrement que ces désaccords se règlent en Belgique par la discussion, à l'exception de bagarres dans les Fourons au début des années 1980.
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