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Birmingham, point culminant de la visite du pape

Edité par
le 19 septembre 2010 à 09h54
Temps de lecture
4min
Le pape Benoît XVI célébrant une messe à Birmingham (19/09/2010)

Le pape Benoît XVI célébrant une messe à Birmingham (19/09/2010) / Crédits : TF1/LCI

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EuropeAu quatrième jour de son voyage au Royaume-Uni, Benoît XVI va béatifier John Henry Newman, un cardinal anglais converti au catholicisme, lors d'une cérémonie en plein air à laquelle assistent des dizaines de milliers de personnes.

L'image est traditionnelle : la papamobile blindée a franchi, au pas, la foule dense pour emmener Benoît XVI jusqu'au lieu de la cérémonie. La messe qui se tient en ce moment à Birmingham, devant des dizaines de milliers de personnes, est présentée comme le point culminant du voyage papal de quatre jours au Royaume-Uni. A cette occasion, le pape doit béatifier John Henry Newman, un cardinal anglais converti au catholicisme, lors d'une cérémonie destinée à distinguer l'un des grands penseurs chrétiens du XIXe siècle, mais également le plus célèbre des transfuges anglicans. A la recherche d'un christianisme authentique, l'ecclésiastique s'était converti en 1845 au catholicisme qu'il considérait plus proche de l'héritage des Pères de l'Eglise, provoquant un choc dans l'Angleterre victorienne. La béatification est l'avant-dernière étape avant une éventuelle canonisation qui ferait du cardinal un saint.

Comme tous les événements populaires organisés lors de la visite d'Etat, la grand-messe a nécessité pour tous ses participants une "contribution financière" demandée par l'Eglise catholique locale afin de participer au financement du déplacement papal. Il était ainsi demandé 30 euros aux fidèles voulant assister à la béatification. Le coût de la visite papale, avoisinant les 25 millions d'euros, n'a cessé de susciter la polémique au Royaume-Uni et a figuré en bonne place des critiques lors d'une manifestation d'opposants qui a réuni samedi à Londres plusieurs milliers de personnes.

Des arrestations "à titre de précaution"

La messe finie, le souverain pontife rencontrera des évêques avant de se rendre à l'aéroport international de Birmingham, où une dernière cérémonie est prévue à 17h15, avec un discours du Premier ministre britannique David Cameron. "La foi fait partie de la structure de notre pays. Cela a toujours été le cas et le sera toujours", doit dire le chef du gouvernement selon des extraits de son discours diffusé à l'avance. L'avion papal décollera par la suite pour Rome à 17h45.

Le voyage papal, première visite d'Etat d'un pape au Royaume-Uni, a été marqué par plusieurs déclarations de repentance pour les "crimes innommables" commis par des prêtres pédophiles. Benoît XVI a notamment rencontré samedi à Londres un groupe de victimes de sévices de membres du clergé, leur disant sa "honte" et sa "profonde préoccupation".

Il a aussi été entouré d'un dispositif de sécurité impressionnant et a donné lieu à des alertes terroristes finalement sans objet : dimanche matin, Scotland Yard a annoncé que les six hommes interpellés vendredi à Londres, et initialement soupçonnés "d'actes de terrorisme" au cours de la visite du pape, avaient été libérés et qu'aucune charge n'avait été retenue contre eux. "Nous n'avons jamais accordé une grande importance à ces arrestations", avait déclaré dès samedi le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, jugeant "excessifs les commentaires des médias", dont certains évoquaient "un complot musulman pour tuer le pape", ou l'intention des suspects de "pulvériser le pape à l'aide de bombes dissimulées dans des poubelles". Scoland Yard s'était refusée pour sa part au moindre commentaire sur la nature des "actes de terrorisme" ou la nationalité des suspects, se contentant d'indiquer n'avoir découvert ni armes, ni explosifs pour accréditer un projet d'attentat. "Il est probable que la police a agi rapidement, à titre de précaution", avait confié au Times l'ancien directeur-adjoint des opérations spéciales de Scotland Yard, Andy Hayman, exprimant à haute voix une opinion formulée sous couvert de l'anonymat par plusieurs responsables des services de sécurité.

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