Image extraite du communiqué vidéo d'ETA annonçant un cessez-le-feu (05/10/2010) © DR
- L'annonce de la trêve d'ETA - 21 s
Le cessez-le-feu d'ETA devient permanent, l'Espagne veut plus
L'organisation séparatiste basque a annoncé ce lundi que le cessez-le-feu qu'elle avait décrété en septembre dernier était désormais "permanent et général". Insuffisant pour le gouvernement.
Publié le 10/01/2011
20 ans de prison pour l'ex-numéro 1 de l'ETA
Mikel "Antza", et sa compagne, ont été condamnés vendredi à 20 ans de réclusion par la cour d'assises spéciale de Paris, assortis d'une sûreté des deux tiers et d'une interdiction définitive du territoire français.
Publié le 17/12/2010
L'ancien numéro 1 de l'ETA bientôt fixé sur son sort
Mikel Albizu Iriarte, alias "Antza", avait été arrêté en octobre 2004 lors d'un vaste coup de filet à Salies-de-Béarn. Trente ans de réclusion ont été requis à son encontre devant la cour d'assises spéciale de Paris.
Publié le 17/12/2010
L'ETA dit vouloir renoncer à la violence
Après son annonce de cessez-le-feu début septembre, l'organisation armée basque s'engage à à respecter la Déclaration de Bruxelles du 30 mars, c'est-à-dire à cesser la violence de manière permanente et vérifiable.
Publié le 19/09/2010
Cessez-le-feu de l'ETA: Madrid ne changera "pas d'un iota" sa politique
Le gouvernement espagnol exige que le groupe armé "abandonne complètement et pour toujours la violence".
Publié le 06/09/2010
"Nous éradiquerons une à une les bases de l'ETA en France"
Nicolas Sarkozy a promis de "lutter sans relâche" pour éradiquer les bases de l'ETA en France, mardi lors des obsèques du policier tué la semaine dernière, en présence de José Luis Zapatero.
Publié le 23/03/2010
"Il est très rare qu'ETA tire sur la police française"
<b> Interview -</b> Jean Chalvidant, auteur d'"ETA, l'enquête", souligne sur TF1 News que les etarras n'ont pas respecté la consigne de se rendre sans résistance en cas d'arrestation lors de la fusillade de Dammarie-les-Lys.
Publié le 17/03/2010
Après un an sans attentat et de nombreuses arrestations de ses membres, l'ETA a annoncé dimanche un cessez-le-feu, sans préciser s'il doit être vu comme temporaire ou définitif. Dans une vidéo remise au journal basque Gara et à la BBC, le groupe armé fait savoir que "la décision de ne pas commettre d'attaques armées a été prise il y a plusieurs mois déjà" et se dit prêt "à enclencher le processus démocratique". Au ministère espagnol de l'Intérieur, on se refusait dimanche à tout commentaire sur la diffusion de cette vidéo, sur laquelle apparaissent trois personnes vêtues d'un béret basque, le visage dissimulé par une longue cagoule de tissu clair. "Ces derniers temps, le Pays Basque se trouve à un moment important, à un carrefour", déclare celle qui figure au centre, une femme d'après le son de sa voix.
Selon une traduction de la vidéo en espagnol, réalisée par Gara, l'organisation "réaffirme son engagement envers une solution démocratique (...) pour qu'à travers le dialogue et la négociation, nous, les citoyens basques, puissions décider de notre avenir de forme libre et démocratique". "Le changement politique est possible", affirme le groupe. "Nous transmettons également cette décision à la communauté internationale" et "nous l'appelons à répondre avec responsabilité (...) à la volonté et à l'engagement de l'ETA, pour qu'elle prenne part à la mise en place d'une solution durable, juste et démocratique à ce conflit politique de plus de cent ans", poursuit-il. "Mais ce n'est que quand les droits du peuple basque seront reconnus et garantis que s'ouvrira la porte d'une solution véritable au conflit", prévient-il.
Un gouvernement espagnol échaudé
Mais le gouvernement socialiste espagnol a été échaudé par la rupture brutale par l'ETA de sa dernière trêve en 2006, d'où sa prudence. Dimanche, le ministère de l'Intérieur indiquait simplement être en train "d'analyser le communiqué". L'ETA "n'a qu'un seul destin: déposer les armes et sans aucune condition", déclarait encore fin juillet le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero.
L'ETA, qui a pris les armes dans les années 60, est tenue responsable de 850 décès. Le dernier homicide imputé aux clandestins remonte au mois de mars dernier, avec la mort d'un policier français tué à Dammarie-les-Lys, près de Paris. Mais l'organisation séparatiste a été affectée ces dernières années par plusieurs coups de filets retentissants qui ont affaibli sa hiérarchie et ses structures. Fin février, Ibon Gogeascoechea, présenté par Madrid comme le chef militaire de l'organisation séparatiste et son plus haut responsable actuel, était arrêté en France, dans un gîte rural du département de l'Orne, en compagnie de deux autres responsables du mouvement. Recherché pour avoir tenté d'assassiner le roi Juan Carlos en 1997, il était alors le cinquième dirigeant d'ETA capturé depuis 2008. En mai, son successeur présumé à la tête de l'appareil militaire de l'organisation, Mikel Kabitokoitz Karrera Sarobe, alias "Ata", était capturé à son tour à Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques. Depuis le début de l'année, 68 membres présumés et collaborateurs de l'organisation ont ainsi été arrêtés en Espagne ou dans d'autres pays d'Europe.
Batasuna veut revenir dans le jeu politique
Les séparatistes, qui luttent depuis Franco pour la création d'un foyer basque indépendant dans le nord de l'Espagne et le sud-ouest de la France, ont bénéficié à une certaine époque de la sympathie d'environ 15% des Basques. Mais face aux violences, ce soutien s'est effrité alors que le Pays basque espagnol jouit déjà d'une grande autonomie politique.
L'ETA avait annoncé en juillet l'avènement d'une "période de changements", sans préciser ce que cette expression recouvrait. Le parti nationaliste basque Eusko Alkartasuna et son allié Batasuna, la vitrine politique de l'ETA interdite depuis 2003, ont demandé ces derniers jours un "cessez-le-feu permanent de l'ETA sous vérification internationale". Le mouvement radical Batasuna faisait déjà pression depuis plusieurs mois sur l'ETA pour que l'organisation renonce à la violence. Batasuna tente par tous les moyens de revenir dans le jeu démocratique, notamment en s'alliant avec Eusko Alkartasuna, dans le but d'être présent aux élections municipales basques de 2011.
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