L'extrême-droite suédoise veut jouer les trouble-fête

Par TF1 News (D'après agence) , le 19 septembre 2010 à 09h51 , mis à jour le 19 septembre 2010 à 09h54

Les élections législatives qui se tiennent en Suède devraient voir la victoire du centre-droit, permettant au Premier ministre d'espérer un second mandat, fait inédit. Mais les l'extrême-droite suédoise, en plein essor, pourrait se poser en arbitre pour la formation du prochain gouvernement.

Les Suédois ont commencé à voter dimanche pour des élections législatives où la victoire du centre-droit sortant, prédite par les sondages, menace d'être compliquée par l'arrivée au Parlement d'une extrême-droite en plein essor. Le Premier ministre Fredrik Reinfeldt, 45 ans, ambitionne d'entraîner sa coalition de quatre partis dans un second mandat de quatre ans, ce qui serait une première pour un gouvernement de droite en près d'un siècle. Sa victoire constituerait pour les sociaux-démocrates une franche rupture dans l'exercice du pouvoir en Suède où ils ont dominé la scène politique ces 80 dernières années et sont considérés comme les gardiens du célèbre Etat-providence suédois. Quatre sondages publiés samedi donnent l'alliance du Premier ministre favorite avec 3 à 9 points de pourcentage d'avance sur la coalition de gauche, même si l'écart entre les deux blocs s'est réduit ces derniers jours.

Mais les Démocrates suédois pourraient jouer les trouble-fête. Cette formation d'extrême-droite risque d'empêcher la coalition sortante de former un gouvernement majoritaire si elle dépasse le seuil des 4% des voix nécessaires à une représentation parlementaire. Le parti pourrait alors jouer le rôle d'arbitre entre l'opposition et le gouvernement. "Soyons clairs : ceux qui aiment la Suède ne voteront pas pour les Démocrates suédois", a déclaré le Premier ministre lors d'un meeting de campagne à Stockholm. "Si vous voulez vous réveiller lundi avec un gouvernement stable et majoritaire, alors le gouvernement de l'Alliance est la solution".

Les incertitudes d'une poussée de l'extrême-droite

La coalition sortante peut s'appuyer sur une croissance économique estimée à plus de 4% en 2010. Mais un parlement sans majorité serait source d'incertitude et pourrait peser sur la monnaie suédoise, estiment les analystes. En quatre ans, le gouvernement de Reinfeldt a baissé les impôts et les subventions. Il entend aussi poursuivre une politique de privatisation pour alléger le poids de la dette, passée selon lui de 46% à 41% du PIB.

Pour sa part, la chef de file des Sociaux démocrates, Mona Sahlin, qui pourrait devenir la première femme Premier ministre en Suède en cas de victoire de l'opposition, a estimé que la victoire du centre-gauche était encore possible. "Nous pouvons obtenir un gouvernement rouge-vert dimanche", a-t-elle dit lors d'un rassemblement dans le centre de Stokholm.

Par TF1 News (D'après agence) le 19 septembre 2010 à 09:51
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4 Commentaires

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  • duh24, le 26/09/2010 à 17h57

    Evidemment, l'extrême-droite suèdoise influencera politiquement dans de nombreux pays européens qui la feront progresser.

  • margaux1942, le 19/09/2010 à 16h31

    On constate que cette progression de l'extrême-droite se propage dans de nombreux pays européens !!!

  • bibi32000, le 19/09/2010 à 16h30

    Les crises ont toujours fait monter le nationalisme, avec les résultats que l'on connait...

  • bugscannes, le 19/09/2010 à 15h03

    La-bas aussi ils en ont assez de tout ceux qui viennent imposer leur lois chez eux

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