La Wallonie et la Flandre, les deux régions composant, avec Bruxelles, la Belgique. © TF1/LCILa partition de la Belgique met d'accord quatorze pour cent des Belges qui y sont favorables. Parmi eux, seuls 15% des Flamands souhaitent une partition de leur pays, selon un sondage internet publié mardi par le quotidien La Libre Belgique. Le roi belge a décidé de confier à celui qui avait pris l'initiative de la crise le soin de la dénouer : le chef du parti indépendantiste flamand N-VA, Bart De Wever, a 10 jours pour rétablir le dialogue rompu entre les sept partis autour de la table. Une émission diffusée dimanche soir sur les chaînes publiques néerlandophone et francophone a évoqué l'impact d'un éventuel éclatement du pays. La scission du pays de plus en plus évoquée faisait l'objet dimanche soir d'une émission spéciale sur la télévision publique flamande, retransmise aussi exceptionnellement côté francophone. Le Comité du Haut commissariat aux Droits de l'homme critique dans un rapport les mesures "discriminatoires" prises par certaines communes de Flandre, la région nord de la Belgique, rapporte samedi le journal La Libre Belgique. Un dirigeant belge flamand affirme avoir été frappé par un Wallon, entraînant des condamnations de responsables francophones, mais l'auteur supposé des faits les a niés. Les négociations en cours depuis près de trois mois pour la formation d'un gouvernement ont échoué, a indiqué vendredi Bart De Wever, président du principal parti de Flandre, le mouvement indépendantiste N-VA. Plusieurs responsables politiques wallons évoquent ouvertement et avec résignation une éventuelle partition de la Belgique entre la Flandre (néerlandophone), au nord, et la Wallonie (francophone) au sud. Le roi des Belges Albert II a annoncé samedi soir la désignation de deux médiateurs, les présidents de la Chambre des députés et du Sénat, pour tenter de relancer les négociations visant à former un gouvernement. <b> Décryptage -</b> Jean-Pierre Stroobants, auteur de "Belgique, laboratoire de la désunion européenne", explique sur TF1 News que les partis francophones, jusqu'ici réticents, devraient engager des discussions sur les réformes voulues par les Flamands depuis 2007. Selon des résultats partiels, la N-VA recueillerait en Flandre près de 30% des votes lors des élections législatives de dimanche. "Ce sont des résultats extraordinaires", a clamé dimanche soir le chef de file du N-VA. Les séparatistes flamands sont les grands favoris ce dimanche des législatives anticipées provoquées par la querelle linguistique qui menace de faire imploser le pays.
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Les Flamands ont voté à 45% pour les partis séparatistes lors des élections législatives de juin. Une majorité des 1.905 internautes adultes interrogés (57% dont 51% en Flandre) entre vendredi et dimanche souhaitent que les partis politiques parviennent, près de trois mois après les élections, à un accord sur la formation du gouvernement. Mais ils sont tout aussi nombreux à penser que l'impasse politique perdurera encore plusieurs mois.
La fin de la Belgique
Après la tentative infructueuse d'Elio di Rupo, chef de file du Parti socialiste francophone, le roi Albert II a confié aux résidents de la Chambre des députés et du Sénat, le socialiste André Flahaut et le flamand Danny Pieters, du parti séparatiste N-VA (Nouvelle alliance flamande), une nouvelle mission de médiation.
Laurette Onkelinx, figure du PS francophone, a été la première personnalité politique du pays à affirmer publiquement qu'"il faut se préparer à la fin de la Belgique", estimant qu'"une grande partie de la population flamande" fait le voeu de la scission.
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