La Wallonie et la Flandre, les deux régions composant, avec Bruxelles, la Belgique. © TF1/LCIL'ONU commence à s'intéresser à la crise belge. Le Comité du Haut commissariat aux Droits de l'homme critique dans un rapport les mesures "discriminatoires" prises par certaines communes de Flandre, la région nord de la Belgique, rapporte samedi le journal La Libre Belgique.
Quand la Belgique regarde "sa mort en direct"
Une émission diffusée dimanche soir sur les chaînes publiques néerlandophone et francophone a évoqué l'impact d'un éventuel éclatement du pays.
Publié le 22/11/2010
La Belgique regarde sa "mort" en face
La scission du pays de plus en plus évoquée faisait l'objet dimanche soir d'une émission spéciale sur la télévision publique flamande, retransmise aussi exceptionnellement côté francophone.
Publié le 21/11/2010
Seuls 15% des Flamands veulent la partition de la Belgique
Quatorze pour cent des Belges souhaitent une partition de leur pays, selon un sondage internet publié mardi par La Libre Belgique.
Publié le 07/09/2010
Belgique: deux médiateurs pour sortir de la crise politique
Le roi des Belges Albert II a annoncé samedi soir la désignation de deux médiateurs, les présidents de la Chambre des députés et du Sénat, pour tenter de relancer les négociations visant à former un gouvernement.
Publié le 04/09/2010
Dans ce rapport, les experts de l'ONU se disent préoccupés par le fait que "l'accès à certains droits" puissent être "entravés" dans les communes flamandes où la "connaissance ou l'apprentissage du néerlandais" sont exigés pour obtenir des services ou des prestations sociales, acheter des logements ou encore être élu maire, précise le quotidien francophone. Ces mesures officiellement destinées à renforcer le caractère néerlandophone de la Flandre, créent "une discrimination à l'égard d'autres catégories de la population", c'est-à-dire les francophones, relève le comité des Nations unies, qui a transmis son rapport fin octobre aux autorités belges, ajoute La Libre Belgique.
"Analyse en profondeur"
Depuis plusieurs années, les autorités communales de localités situées en Flandre, notamment dans la banlieue de Bruxelles où vivent de nombreux francophones, exigent des personnes souhaitant acheter un logement social ou un terrain à bâtir qu'elles prouvent leur connaissance du néerlandais ou qu'elles s'engagent à l'apprendre. L'accès à certains centres aérés pour les enfants a également été conditionné à la connaissance du néerlandais. De même, le gouvernement régional flamand refuse depuis cinq ans de valider l'élection de trois bourgmestres (maires) francophones élus dans des communes située sur le territoire de la Flandre mais majoritairement habitées par des francophones.
Le chef du gouvernement flamand Kris Peeters a promis de faire procéder à une "analyse en profondeur" du rapport, afin de "vérifier si ces recommandations doivent donner lieu à des adaptations" des règles en vigueur en Flandre, ont indiqué samedi ses services. De son côté, Damien Thierry, l'un des trois maires francophones dont l'élection n'a pas été validée parce qu'il avait envoyé du courrier en français à ses administrés francophones, a dit espérer que la Flandre prenne ces recommandations pour "un avertissement sérieux", selon l'agence Belga.
Damien Thierry, élu député fédéral en juin, a ajouté qu'il se faisait "peu d'illusions quant à un changement d'attitude" des autorités locales ou régionales flamandes. Il a une nouvelle fois dénoncé les "méthodes antidémocratiques utilisées par la Flandre pour réduire à néant les droits élémentaires des minorités".
Pas de modification des pratiques
Des rapporteurs du Conseil de l'Europe avaient par le passé déjà pointé les risques de discrimination envers les francophones de Flandre, sans que cela n'entraîne de modification des pratiques des responsables néerlandophones. Ces questions, qui ternissent l'image internationale de la Belgique, alimentent régulièrement les tensions entre Flamands (majoritaires) et francophones (40% de la population), qui s'opposent par ailleurs sur l'avenir du système fédéral belge.
Francophones et Flamands se sont montrés incapables, depuis les élections du 13 juin, de s'entendre sur une réforme accordant une plus grande autonomie aux régions (Flandre, Wallonie, Bruxelles), ce qui bloque depuis lors les négociations sur la formation d'un nouveau gouvernement.
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