Flanqué de la chancelière allemande Angela Merkel, Nicolas Sarkozy accueille lundi et mardi en Normandie le président russe Dmitri Medvedev pour un sommet à trois destiné à consolider, vingt ans après la chute du mur de Berlin, l'ouverture de Moscou vers l'Ouest. A un mois d'un sommet de l'Otan, le chef de l'Etat a conçu ce rendez-vous sur les planches de Deauville comme l'occasion d'une discussion stratégique de fond sur l'avenir des relations que la Russie veut entretenir avec ses ex-ennemis de la Guerre froide.
Sarkozy, figure de l'extrême-droite européenne pour Newsweek
Une photo du président français figure en une de l'hebdomadaire américain Newsweek, illustrant un dossier consacré au "nouvel extrémisme en Europe".
Publié le 29/09/2010
Rabibochage médiatique pour Merkel et Sarkozy
Après la polémique et les tensions sur le traitement des Roms par la France, le chef de l'Etat français et la chancelière allemande, désireux d'effacer les traces de brouille, se sont montrés souriants et détendus devant les photographes convoqués en marge du sommet sur les objectifs du Millénaire à New York.
Publié le 21/09/2010
Gouvernance économique : Sarkozy rejoint les positions de Merkel
La chancelière allemande et le président français ont présenté lundi un front commun en matière d'économie et de gouvernance de l'Union européenne, accordant ainsi leurs violons avant un Conseil européen et une réunion du G20.
Publié le 14/06/2010
Roms : clash entre Sarkozy et Barroso, Merkel s'en mêle
Selon plusieurs participants, les 2 hommes ont eu un échange "très violent" ce jeudi à Bruxelles sur la politique de la France. Le chef de l'Etat relativise et affirme être soutenu par les autres dirigeants. Mais Angela Merkel donne une autre version...
Publié le 16/09/2010
Marchés financiers : Merkel et Sarkozy accordent leurs violons
Après leur rencontre avortée de lundi, les deux dirigeants signent une lettre commune demandant à la commission européenne "d'accélérer ses travaux" pour un "encadrement renforcé" des marchés financiers.
Publié le 09/06/2010
Merkel boude Sarkozy et serre la vis en Allemagne
La chancelière allemande a reporté in extremis une rencontre prévue lundi avec Nicolas Sarkozy pour défendre un budget 2011 enfanté dans la douleur, le plus rigoureux de l'après-guerre.
Publié le 08/06/2010
"Il s'agit d'une rencontre de brainstorming pour aller au fond des pensées et des arrières-pensées", indique-t-on à l'Elysée. La Russie semble regarder de plus en plus vers l'Ouest, Deauville doit être l'occasion de conforter cette évolution à nos yeux positive". La France veut voir dans les attitudes récentes du maître du Kremlin des raisons d'espérer. "La Russie semble redécouvrir les mérites d'une attitude coopérative avec les Occidentaux", euphémise un proche de Nicolas Sarkozy. Pêle-mêle, Paris salue ainsi la signature en avril 2009 du nouveau traité russo-américain Start de réduction des ogives nucléaires, la bonne coopération de Moscou sur le dossier afghan ou son application "scrupuleuse" des dernières sanctions onusiennes contre l'Iran. Mais la France juge cette évolution encore "fragile". Et en veut pour preuve les rodomontades récurrentes de Moscou contre l'Otan et son projet de bouclier antimissile ou ses relations toujours difficiles avec certains pays de l'ancien bloc de l'Est comme les Baltes, la Moldavie ou la Roumanie.
L'Italie, la Pologne et même les USA boudent
Nicolas Sarkozy comme Angela Merkel estiment toutefois le moment opportun pour tenter d'arrimer définitivement Moscou à l'Ouest. Il y a deux ans déjà, à Evian, le président français avait repris au bond l'idée russe d'un "nouveau pacte de sécurité" allant "de Vancouver à Vladivostok" en proposant la création d'un "espace économique, humain et de sécurité commun" entre la Russie et l'UE. "Je pense que les conditions sont réunies pour que nous fassions sérieusement un partenariat (avec la Russie) et qu'on ne la considère définitivement plus comme une ennemie", a abondé le diplomate allemand Wolfgang Ischinger. De son côté, Dmitri Medvedev compte défendre son projet de "traité européen de sécurité" et demander une nouvelle fois la suppression des visas pour les citoyens russes souhaitant entrer dans l'UE, selon son conseiller Sergueï Prikhodko. Cette rencontre doit "faciliter l'établissement d'un monde multipolaire qui écarte la possibilité de toute domination par un seul et même pays", a résumé le Kremlin dans une déclaration.
Limité à trois, le rendez-vous normand a suscité des aigreurs chez certains absents, comme l'Italie, partenaire commercial important de la Russie, la Pologne, sa grande voisine, ou même les Etats-Unis. Pour calmer les esprits, Paris a assuré aux autres pays de l'UE qu'aucune décision ne serait prise à Deauville et qu'ils seraient informés des discussions. Quant aux Américains, "ils sont irremplaçables mais il n'est pas interdit de parler sécurité entre Européens", a fait savoir l'Elysée. Avant de partager leur dîner lundi soir avec Medvedev, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel auront l'occasion d'harmoniser leurs positions lors d'un entretien bilatéral. Les deux pays se livrent une concurrence commerciale acharnée en Russie et leurs visions stratégiques diffèrent parfois, comme vient de le montrer le débat sur le futur bouclier antimissile de l'Otan.
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