Gianfranco Fini (g.) et Silvio Berlusconi (d.), à Rome, le 4 novembre 2010 © Abacapress.comFabio Liberti est directeur de recherches à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).
Italie: les 4 membres pro-Fini du gouvernement démissionnent
Les quatre membres du gouvernement de Silvio Berlusconi, proches de son ex-allié Gianfranco Fini, ont présenté leur démission lundi, une démarche ne suffisant pas toutefois à entraîner la chute du gouvernement.
Publié le 15/11/2010
Fini veut en finir avec Berlusconi
Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés italienne et ex-allié de Silvio Berlusconi, a réclamé dimanche la démission du chef du gouvernement italien.
Publié le 07/11/2010
Berlusconi : "Mieux vaut avoir la passion des belles femmes qu'être gay"
Voici la dernière sortie du Premier ministre italien, aux prises avec un nouveau scandale impliquant une belle jeune femme. Les associations homosexuelles sont choquées et une manifestation a eu lieu à Rome.
Publié le 02/11/2010
Berlusconi : après le scandale sexuel, les pressions sur la police
Le Cavaliere ne nie pas la présence chez lui d'une mineure marocaine de 17 ans lors de soirées. Mais la presse italienne l'accuse désormais d'être intervenu auprès des autorités policières pour la faire libérer alors qu'elle était accusée de vol. la gauche italienne réclame sa démission.
Publié le 31/10/2010
Berlusconi empêtré dans un nouveau scandale sexuel
"Nous voulons savoir ce qui s'est passé à Milan", tonne la gauche italienne, alors que la presse évoque l'histoire d'une jeune fille mineure qui aurait participé à des "fêtes" osées dans une villa de Berlusconi. Le Cavaliere, lui, parle de "saletés" publiées dans la presse.
Publié le 29/10/2010
Nouvelle enquête judiciaire contre Berlusconi
Le parquet de Rome a ouvert une enquête pour évasion fiscale contre le Premier ministre italien dans le cadre des activités de son groupe de médias Médiaset.
Publié le 15/10/2010
Berlusconi invective son allié en pleine réunion : les images
<b> Vidéo -</b> Le Premier ministre italien et Gianfranco Fini, le président de la Chambre des députés, ont eu un débat houleux lors d'une réunion du Peuple de la Liberté, leur parti commun. Découvrez la séquence.
Publié le 22/04/2010
Quand Fini demande la démission de Berlusconi
L?Italie semble se diriger vers une crise gouvernementale : Gianfranco Fini, l'ancien allié de Berlusconi, a demandé dimanche au chef du gouvernment de démissionner.
Publié le 08/11/2010
TF1 News : Le départ des alliés de Gianfranco Fini du gouvernement de Silvio Berlusconi, c'était la chronique d'un divorce annoncé. Quelle est va être, ou quelle peut être, désormais la suite de la crise ?
Fabio Liberti : Dans un premier temps, Silvio Berlusconi et Gianfranco Fini vont faire une trêve pour voter le budget 2011. Ensuite, courant décembre, Silvio Berlusconi va être confronté aux deux chambres du Parlement, qui ont exactement le même pouvoir, à une motion de défiance déjà déposée par l'opposition de gauche. Même sans les députés liés à Gianfranco Fini, le Premier ministre possède une majorité confortable au Sénat grâce à l'appui de la Ligue du Nord.
En revanche, à la Chambre des députés, il sera battu si Gianfranco Fini vote bien contre lui. A priori, ce sera bien le cas puisque ce dernier l'a annoncé clairement. D'ici le vote, Silvio Berlusconi va donc essayer de rallier à lui des députés pro-Fini en leur faisant miroiter un poste ministériel pour remplacer les démissionnaires de ce lundi. Cela lui permettrait de garder la majorité. Mais cela a peu de chances de fonctionner.
TF1 News : Que se passera-t-il alors ?
F.L. : Si Silvio Berlusconi est renversé à la Chambre, le président Giorgio Napolitano, selon la Constitution, lancera de nouvelles consultations pour former un second gouvernement Berlusconi. Gianfranco Fini fera probablement de nouvelles propositions pour élargir le gouvernement aux centristes et montrer ainsi qu'il n'est pas le responsable de la crise. A priori, cela ne marchera pas. Le président vérifiera alors s'il n'y a pas de majorité alternative à Silvio Berlusconi via une alliance "Tout sauf Berlusconi" entre Gianfranco Fini, les centristes et la gauche. Là aussi, il est peu probable que cela fonctionne. Le président convoquera alors de nouvelles élections pour le printemps 2011, deux ans avant la fin théorique de la législature.
TF1 News : Qui en sortirait vainqueur si le scrutin avait lieu aujourd'hui ?
F.L. : Il n'y aurait pas de gagnant clair. Selon les sondages, Silvio Berlusconi et la Ligue du Nord obtiendraient 40% des suffrages, la gauche 30% et l'alliance Fini-centristes 20%. Cela obligerait probablement la gauche, Gianfranco Fini et les centristes à former une grande coalition. Aujourd'hui, ni la gauche ni Fini ne peuvent le faire car leur électorat est contre. Mais après le vote populaire, la donne serait changée car cela serait non plus une opportunité mais une obligation découlant du suffrage universel.
Grâce notamment à la loi électorale de 2006, qu'il a lui-même mise en place, Silvio Berlusconi estime pour sa part qu'un retour aux urnes ne lui serait pas défavorable. S'il remportait ces élections, il reviendrait bien sûr Premier ministre. Il aurait surtout alors un boulevard pour se faire élire président de la République dans les années qui viennent (ndlr : le mandat de Giorgio Napolitano expire en 2013). Il se rêve en effet en "Père constitutif de la nouvelle Italie". Ce scrutin annoncé est donc un moment historique pour le pays. Or, même si on a l'impression que les Italiens se détournent de lui, que le soutien de l'Eglise lui est moins acquis en raison des scandales sexuels, il ne faut jamais donner Berlusconi comme perdu politiquement.
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Italie: les 4 membres pro-Fini du gouvernement démissionnent
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