© AFPLa Belgique a regardé dimanche sa "mort en direct" dans une émission de télévision spéciale sur l'impact d'un éclatement du pays. Qu'adviendrait-il de Bruxelles, du roi Albert II, de l'armée, de la dette nationale ou de la sécurité sociale ? Ces questions ont été abordées en une quarantaine de minutes dans une édition spéciale du magazine d'actualité de la télévision publique belge néerlandophone VRT, baptisée "Plan B". L'émission, fait exceptionnel, a été simultanément retransmise sur la télévision publique francophone RTBF.
Belgique : 10 jours et un homme pour dénouer la crise belge
Le roi belge a décidé de confier à celui qui avait pris l'initiative de la crise le soin de la dénouer : le chef du parti indépendantiste flamand N-VA, Bart De Wever, a 10 jours pour rétablir le dialogue rompu entre les sept partis autour de la table.
Publié le 08/10/2010
Belgique : l'ONU prend la défense des francophones en Flandre
Le Comité du Haut commissariat aux Droits de l'homme critique dans un rapport les mesures "discriminatoires" prises par certaines communes de Flandre, la région nord de la Belgique, rapporte samedi le journal La Libre Belgique.
Publié le 30/10/2010
Belgique : l'"apartheid" pratiqué dans une école flamande ?
Le directeur d'une école de Lokeren a séparé les élèves flamands et ceux d'origine étrangère. Le ministre de l'Enseignement de la Flandre a décidé d'ouvrir une enquête.
Publié le 17/09/2010
Belgique: la bagarre qui rajoute à la zizanie
Un dirigeant belge flamand affirme avoir été frappé par un Wallon, entraînant des condamnations de responsables francophones, mais l'auteur supposé des faits les a niés.
Publié le 16/09/2010
Seuls 15% des Flamands veulent la partition de la Belgique
Quatorze pour cent des Belges souhaitent une partition de leur pays, selon un sondage internet publié mardi par La Libre Belgique.
Publié le 07/09/2010
"Il faut se préparer à la fin de la Belgique"
Plusieurs responsables politiques wallons évoquent ouvertement et avec résignation une éventuelle partition de la Belgique entre la Flandre (néerlandophone), au nord, et la Wallonie (francophone) au sud.
Publié le 05/09/2010
Elle rappelle par le thème choisi une "vraie-fausse" fiction retentissante sur la scission du pays, "Bye-Bye Belgium", diffusée fin 2006 par la RTBF. Tournée comme s'il s'agissait d'un journal télévisé en direct annonçant la proclamation unilatérale d'indépendance par la Flandre, l'émission avait fait croire à des centaines de milliers de téléspectateurs, par le biais de faux reportages, que la messe était dite. Il n'en a rien été cette fois. L'émission entendait regarder la réalité en face en donnant la parole à 11 universitaires.
Une plongée dans l'incertitude pour au moins 10 ans
Le simple fait que la télévision belge décortique la question montre néanmoins l'évolution qu'a connue l'opinion depuis que la crise politique nationale s'est brusquement envenimée en 2007 à la suite de revendications autonomistes plus dures de la part de la Flandre. La victoire d'un parti flamand séparatiste aux élections législatives de juin dernier, la N-VA, est passée par là. Depuis, le pays n'a toujours pas réussi à se doter d'un nouveau gouvernement.
"En droit international, il n'y a pas de règles pré-établies à suivre pour scinder un pays. Il faudrait tout négocier", a expliqué l'un des professeurs, rappelant que l'accord de scission de la Tchécoslovaquie comportait plus de 22.000 pages. Mais il est clair que les francophones auraient le plus à perdre économiquement d'une scission. En termes de richesse par habitant et par rapport à une moyenne nationale à 100, la Flandre se situe aujourd'hui à 109%, selon les statistiques officielles. La Wallonie n'est qu'à 87% et la ville-Région de Bruxelles est encore plus pauvre (86%). Entre le partage de la dette fédérale et le maintien des institutions européennes en Belgique, les problématiques découlant d'un éclatement sont complexes voire inextricables, ont souligné les experts. "Le repli de la solidarité vers des entités plus petites est un recul de la civilisation", a lâché Bea Cantillon, professeur à l'Université d'Anvers à propos de la sécurité sociale, l'une des rares expertes à avoir donné une opinion personnelle.
Et puis il y a le casse-tête de Bruxelles, ville francophone, capitale de L'Europe mais située en Flandre et donc sans lien territorial avec la Wallonie plus au sud. Lors d'un débat, la N-VA et le parti d'extrême droite Vlaams Belang se sont réjouis que "les esprits aient évolué" et que le sujet ne soit plus un tabou. Les autres partis flamands ont souligné qu'ils continuaient, malgré le blocage actuel, à privilégier le dialogue afin de renforcer l'autonomie des régions, mais dans un cadre belge. Pour le président des Libéraux flamands, Alexander De Croo, s'orienter vers un éclatement "serait plonger dans l'incertitude pour au moins dix ans" car cela exigerait que Flamands et francophones se mettent d'accord "sur 40 sujets" alors qu'ils n'arrivent pas en régler un seul aujourd'hui.
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