Le Parc Olympique de Londres en construction. A droite : le stade, à gauche : la piscine (15/12/2010) © TF1 NewsAvec les JO, Londres achèvera-t-elle sa mue ?
<b> Reportage -</b> Le Parc olympique et ses alentours, installés dans la banlieue Nord-Est de la capitale britannique, sont utilisés par la ville et l'Etat comme fer de lance de la réhabilitation d'une zone urbaine populaire ignorée par les opérations des dernières années. Reste à savoir quel sera l'impact de la crise sur le projet.
Publié le 28/12/2010
JO 2012 : une erreur de vote aurait fait gagner Londres
Une erreur de vote, le 6 juillet à Singapour, a abouti à désigner Londres comme organisateur des JO au détriment de Madrid, affirme la BBC citant un membre du CIO. Pour le Comité, il s'agit d'un "ragot".
Publié le 23/12/2005
Paris battu par Londres
Les membres du CIO ont désigné Londres comme ville organisatrice des Jeux Olympiques de 2012. La nouvelle a été accueillie par une immense clameur à Trafalgar square, à Londres et par des huées place de l'Hôtel de Ville, à Paris. A Singapour, la délégation française accuse le coup.
Publié le 06/07/2005
Visite du chantier des JO de Londres : les images
<b> Reportage -</b> Découvrez avec TF1 News et Selina Mason, la directrice adjointe du Design du Parc Olympique, l'état de construction du complexe qui accueillera la compétition en 2012.
Publié le 21/12/2010
A moins de 600 jours de la cérémonie d'ouverture, le 27 juillet 2012, le futur Olympic Park des JO de Londres, où seront regroupées les principales compétitions, est évidemment encore un grand chantier.
Situé à Stratford, dans l'East London, à une vingtaine de kilomètres au nord-est du centre de la capitale (soit un peu moins d'une heure de route avec les bouchons), il s'élève dans l'ancienne partie industrielle de la ville qui n'avait pas encore été réhabilitée par les différentes opérations lancées il y a une quinzaine d'années. Coincé entre plusieurs autoroutes et d'anciennes usines, ses abords ne sont donc pas spécialement très engageants pour le moment.
Pour y accéder, les 10.000 employés du site doivent montrer patte blanche à leurs collègues de la sécurité en franchissant plusieurs accès contrôlés par l'électronique. De leur côté, les visiteurs (125.000 attendus au total, grâce à une entrée gratuite à réserver au moins trois mois à l'avance compte tenu de la demande) passent aux détecteurs de métaux comme dans les aéroports. Face aux menaces terroristes, ce n'est rien à côté de ce qui les attend probablement pendant la compétition. Même si les deux événements n'étaient pas liés, les Britanniques n'ont pas oublié que les attentats de Londres de juillet 2005 ont eu lieu le lendemain de l'attribution des Jeux.
Bulldozers, camions...
La presse est lotie à la même enseigne. Pas question notamment de filmer en dehors des endroits spécifiquement prévus à cet effet, ne serait-ce que pour tourner quelques plans d'illustrations du Parc et de son entrée. La sanction est alors immédiate : plusieurs gros bras fondent sur le cameraman. A l'intérieur, l'essentiel de la visite a lieu uniquement en bus, qui slalome entre les différentes allées et rues du chantier, en croisant camions, bulldozers, autres cars et ouvriers. Impossible donc de rentrer à l'intérieur du stade par exemple.
Les journalistes ont néanmoins deux privilèges. Tout d'abord, la présence d'un responsable de l'Olympic Delivery Authority (ODA, la structure chargée de la construction du Parc et de toutes les installations des Jeux) comme guide VIP. Ensuite, un arrêt spécial pour monter sur une plate-forme. A une quinzaine de mètres au-dessus du sol, elle offre une superbe vue panoramique à 360 degrés sur l'ensemble du complexe. Et permet surtout aux cameramen de s'en donner à cœur joie pendant plusieurs minutes afin de vous ramener les images que vous pouvez visionner dans cet article.
Découvrez les images du chantier :
Images : Vincent Pierron, TF1 News
Sobriété
De cette plate-forme, on découvre un site certes imposant (2,5 km²), sans être forcément immense. A l'extrémité sud, se dresse le futur joyau de la quinzaine : le stade olympique, qui accueillera, sur une île autour de la River Lee, 80.000 spectateurs pendant la compétition. Sobre, il ne rivalise pas sur le plan de la démesure et de la beauté avec le "Nid d'Oiseau" des JO des Pékin -et donc aussi avec son prix, en ces temps de crise économique dans les pays occidentaux.
Après deux ans et demi de travaux -Gordon Brown, alors Premier ministre, a posé la première pierre en mai 2008-, l'extérieur de l'enceinte est aujourd'hui quasi-terminée. "Nous travaillons actuellement sur l'intérieur. Les sièges sont en place tandis que la pelouse et la piste sont en cours d'installation. Nous nous focalisons maintenant sur les infrastructures intérieures qui accueilleront les services aux spectateurs, athlètes, officiels, journalistes...", explique Selina Mason, la directrice adjointe du Design de l'Olympic Delivery Authority, à TF1 News. Objectif : livraison définitive au printemps prochain. En attendant, David Cameron, le Premier ministre britannique, y a allumé lundi soir les lumières pour la première fois lors d'une cérémonie destinée à marquer l'avancement des travaux.
L'interview vidéo de Selina Mason sur le stade olympique :
Images : Vincent Pierron, TF1 News, et ODA
Déjà un succès français !
Les autres principales infrastructures sportives sont également en cours d'achèvement. La piscine se détache du lot avec ses gradins démontables s'élevant à une trentaine de mètres (ils seront détruits après la quinzaine). Les salles de basket et de handball sont aussi toujours en construction, tout comme le centre qui accueillera les 20.000 représentants des médias. Le vélodrome, au toit incurvé, est de son côté plus avancé et devrait être livré début 2011.
Vitales, la centrale électrique et la centrale énergétique sont quant à elles déjà terminées. "C'est bien, car il nous faut du courant et de l'énergie pour finir les autres installations", plaisante Selina Mason. Et c'est au passage l'occasion pour la France de pousser son premier cocorico : la concession du centre d'énergie du Parc (et celle de la ville de Stratford) a en effet été obtenue par la filiale britannique de Cofely-GDF Suez pour une durée de 40 ans.
L'interview vidéo de Selina Mason sur les installations terminées :
Images : Vincent Pierron, TF1 News, et ODA
Le village olympique, "gros challenge" à venir
Outre le stade de hockey-sur-gazon, dont la construction n'est pas encore entamée, le plus gros du travail de l'année 2011 se situera au village olympique. Les immeubles qui accueilleront les 16.000 athlètes, entraîneurs ou officiels représenteront à eux seuls une petite ville ! "Aujourd'hui, nous sommes au milieu des travaux. Nous espérons avoir tout terminé pour la fin 2011. C'est notre plus gros challenge", admet Selina Mason.
Par la suite, les logements utilisés par les compétiteurs doivent être reconvertis en appartements classiques de haute qualité dans le cadre de la réhabilitation de Stratford city, qui récupérera aussi en "héritage" une gare Eurostar, un centre high-tech et un immense centre commercial.
L'interview vidéo de Selina Mason sur le village olympique :
Images : Vincent Pierron, TF1 News, et ODA
Quand le chantier sera achevé, les premiers tests grandeur nature des installations pourront être lancés. Le stade devrait ainsi être inauguré à la fin du second semestre 2011 ou au début 2012, avec des compétitions qui restent à déterminer. "C'est vraiment nécessaire de tester chaque installation avec un événement similaire pour savoir comment elle fonctionne avec des spectateurs. Pour cela, nous n'avons pas forcément besoin d'une épreuve à la même échelle de ce qui nous attend pendant les Jeux proprement dits", note Selina Mason.
L'interview vidéo de Selina Mason sur les tests des installations :
Images : Vincent Pierron, TF1 News, et ODA
Pas aussi bling-bling que Pékin
Le tout devrait donner sans nul doute un joli complexe, présentant le grand intérêt de regrouper le maximum d'épreuves dans un périmètre restreint. Au jeu des comparaisons, inévitables, les observateurs ayant suivi les dernières Olympiades soulignent que ce ne sera évidemment pas le cirque d'Athènes en 2004. Il est vrai que les travaux de fignolage s'y étaient poursuivis jusqu'au dernier moment. Et ce ne sera évidemment pas non plus la démonstration de force de Pékin. Il n'est d'ailleurs pas certain que cela soit possible dans le futur tellement la Chine avait utilisé ses Jeux il y a quatre ans pour montrer sa nouvelle puissance.
Les ambitions du projet britannique initial, notamment pour le stade, ont quant à elles été revues quelque peu à la baisse, crise oblige. Si beaucoup de Britanniques restent d'ailleurs encore sceptiques sur l'impact économique de cette XXXe Olympiade de l'ère moderne sur leur pays, voire craignent des hausses d'impôts pour éponger un éventuel déficit, il faudra néanmoins attendre quelques années pour en tirer un bilan précis. Les nombreux projets de reconversion des infrastructures et de nombreuses initiatives privées liées plus ou moins directement aux Jeux ont en effet été pensés sur le très long terme.
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