Avec ou sans Assange, les "wikifuites" continuent

Par TF1 News, le 08 décembre 2010 à 07h19 , mis à jour le 08 décembre 2010 à 13h09

Dossier : Wikileaks, Julian Assange et le data journalisme

Alors que Julian Assange est derrière les barreaux à Londres jusqu'à une nouvelle comparution fixée au 14 décembre, les "fuites" de télégrammes diplomatiques américains se poursuivent. Le fils du fondateur de WikiLeaks demande un traitement équitable et "apolitique" pour son père.

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, le 23 octobre 2010Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, le 23 octobre 2010 © Abacapress.com

Alors que son fondateur est derrière les barreaux, WikiLeaks continue, au nom du "business as usual", à diffuser des télégrammes de la diplomatie américaine, dont un des derniers mardi soir dévoile que l'Arabie Saoudite avait proposé de mettre sur pied une force chargée de combattre les militants du Hezbollah au Liban avec l'aide des Etats-Unis, de l'ONU et de l'Otan. Un autre, diffusé par Le Monde, évoque l'entourage familial du président Zine El-Abidine Ben Ali dans des termes peu flatteurs, en le décrivant comme une "quasi-mafia", le régime tunisien n'acceptant "ni critique ni conseil". Un autre éclaire d'un nouveau jour l'affaire de Lockerbie, en révélant que Tripoli avait fait largement pression sur le Royaume-Uni et brandi la menace de conséquences "extrêmes" si l'auteur libyen de l'attentat, malade, venait à mourir en prison. Et combien encore à paraître ? "Tout est prévu, tout ça va continuer comme jamais. C'est tout ce que je peux vous dire", a confirmé mardi James Ball, collaborateur de WikiLeaks. Julian Assange lui-même a assuré avoir pris toutes dispositions pour garantir la poursuite des fuites, quel que soit son sort personnel.

  • "Internet, la plus grande machine à espionner"

    Dans la ligne de mire du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange : Facebook notamment. Selon lui, ce site permet aux gouvernements de savoir tout des gens.

    Publié le 16/03/2011 "Internet, la plus grande machine à espionner"
  • Assange, premier pas vers l'extradition

    La justice britannique a donné jeudi son feu vert à l'extradition du fondateur de WikiLeaks vers la Suède dans le cadre d'une affaire de "violences sexuelles".

    Publié le 24/02/2011 Assange, premier pas vers l'extradition
  • Rendez-vous le 7 février au tribunal pour Julian Assange

    C'est à cette date que sera examinée la demande d'extradition de Julian Assange formulée par la Suède. En attendant, le fondateur de WikiLeaks reste assigné à résidence au Royaume-Uni. Il promet que WikiLeaks continuera ses activités "quoi qu'il arrive".

    Publié le 11/01/2011 Rendez-vous le 7 février au tribunal pour Julian Assange
  • Assange vend son autobiographie plus d'un million pour se renflouer

    Le fondateur de WikiLeaks a signé un contrat d'1,2 millions d'euros pour son autobiographie. Il explique dans une interview au Sunday Times avoir déjà dépensé plus de 200 000 livres en frais de justice, et donc... besoin d'argent.

    Publié le 26/12/2010 Assange vend son autobiographie plus d'un million pour se renflouer
  • Julien Assange libéré

    Le fondateur de WikiLeaks a été libéré jeudi soir après le versement de la caution exigée pour sa mise en liberté conditionnelle par la Haute cour de Londres.

    Publié le 16/12/2010 Julien Assange libéré
  • Course contre la montre pour libérer Julian Assange

    Le fondateur de WikiLeaks se retrouve pour la troisième fois devant la justice britannique pour obtenir la liberté conditionnelle. Pendant que de l'autre côté de l'Atlantique, la justice américaine s'efforce de trouver comment entamer des poursuites pour les "fuites" de documents sur WikiLeaks.

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  • WikiLeaks : le parquet s'oppose à la libération d'Assange

    Le parquet britannique a annoncé mardi qu'il ferait appel de la décision d'un juge londonien de libérer sous caution le fondateur de WikiLeaks. Il a été arrêté le 7 décembre à Londres dans une affaire de viol présumé en Suède.

    Publié le 14/12/2010 WikiLeaks : le parquet s'oppose à la libération d'Assange
  • WikiLeaks: une armée d'avocats pour libérer Assange

    La justice londonienne examine mardi la demande de remise en liberté conditionnelle du fondateur de WikiLeaks, en détention provisoire depuis une semaine, dans l'attente d'un jugement sur son extradition en Suède.

    Publié le 14/12/2010 WikiLeaks: une armée d'avocats pour libérer Assange
  • WikiLeaks : nouvelle arrestation aux Pays-Bas, mobilisation pro-Assange

    Un jeune de 19 ans a été interpellé samedi pour avoir participé à une attaque informatique contre le site du parquet néerlandais. Pendant ce temps, les supporters du fondateur de WikiLeaks ont manifesté en Europe et Amérique latine pour sa libération.

    Publié le 11/12/2010 WikiLeaks : nouvelle arrestation aux Pays-Bas, mobilisation pro-Assange
  • WikiLeaks trouve un refuge chez Libération

    Le site internet du journal héberge depuis samedi un "miroir" de WikiLeaks, repenant l'intégralité de son contenu. WikiLeaks est "l'objet d'une vindicte générale totalement injuste" selon Laurent Joffrin.

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  • Openleaks , la plate-forme visant à destabiliser Wikileaks

    ?Des rebelles contre Julian Assange? proposent une alternative à la plate-forme Wikileaks

    Publié le 10/12/2010 Openleaks , la plate-forme visant à destabiliser Wikileaks
  • Où se cache "Mr WikiLeaks", l'énigmatique Julian Assange ?

    Il serait quelque part au Royaume-Uni, croit savoir le quotidien britannique The Independent. Le Times affirme qu'une bourde dans le mandat d'arrêt suédois lancé contre lui pour viol lui a permis de passer entre les mailles du filet. Et le grand déballage continue sur WikiLeaks...

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  • L'insaisissable fondateur de Wikileaks traqué par Interpol

    Après les dernières révélations de Wikileaks, Washington serre les boulons et revoit la sécurité de sa communication interministérielle. Le fondateur du site internet, Julian Assange, est sous le coup d'une "notice rouge" d'Interpol. Non pas pour ses indiscrétions... mais pour une affaire de moeurs.

    Publié le 01/12/2010 L'insaisissable fondateur de Wikileaks traqué par Interpol
  • Mandat d'arrêt pour viol contre le fondateur de WikiLeaks

    La justice suédoise a ordonné jeudi l'arrestation du fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, à la suite d'une demande en ce sens déposée par le Parquet dans le cadre d'une enquête pour viol.

    Publié le 18/11/2010 Mandat d'arrêt pour viol contre le fondateur de WikiLeaks
  • La justice suédoise n'en a pas fini avec le fondateur de WikiLeaks

    Contre toutes attentes, le Parquet suédois annonce mercredi vouloir rouvrir l'enquête sur les accusations de viol pesant sur lui.

    Publié le 01/09/2010 La justice suédoise n'en a pas fini avec le fondateur de WikiLeaks
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Un sort personnel qui passe pour l'heure par la case "prison". Après le refus de sa demande de liberté conditionnelle, il a passé sa première nuit en détention à Londres, en vertu d'un mandat d'arrêt suédois activé sur plaintes de deux femmes, désignées en justice comme Mmes A et W. Le prochain épisode judiciaire concernant le fondateur de WikiLeaks est désormais attendu le 14 décembre, date de sa nouvelle comparution. D'ici là, il devrait rester derrière les barreaux. Aux demandes de remise en liberté, le juge Howard Riddle a opposé des arguments excluant toute négociation : après avoir souligné "l'extrême gravité des accusations", il a estimé que le prévenu avait "les moyens et la capacité de s'enfuir".

"Une machination"

Diverses personnalités, dont le cinéaste Ken Loach, ont vainement proposé de se porter garants d'Assange. Ce dernier a clamé son innocence, et s'est dit victime "d'une machination". "Beaucoup de gens pensent que les poursuites sont politiquement motivées. Nous pensons que les accusations sont extrêmement minces", a assuré son principal avocat Mark Stephens. Il est vrai que Julian Assange est poursuivi, non pour les fuites de Wikileaks qui embarrassent la diplomatie américaine, mais pour une sombre affaire de moeurs qui laisse craindre à ceux qui le soutiennent que ce procès ne soit qu'un prétexte. Aussi Mark Stephens s'est-il dit déterminé à épuiser tous les recours, qui sont nombreux. Le mandat suédois obéit à une "procédure accélérée" européenne. Mais l'affaire pourrait durer "de plusieurs jours à plusieurs mois" en fonction du nombre des appels, a indiqué un porte-parole du Bureau des affaires criminelles.

Resté sans contact depuis des années avec son père, Daniel Assange, depuis Melbourne où il vit en développant des logiciels, a demandé pour son père un traitement équitable et "apolitique", espérant que son interpellation ne soit pas une "étape vers son extradition vers les Etats-Unis". "S'il était renvoyé aux Etats-Unis, ce qui constitue une réelle menace, la perspective d'un procès équitable serait à mon sens quasi nulle", a fait valoir Jennifer Robinson, une autre avocate de Julian Assange.

La magistrate suédoise en charge de l'enquête a assuré mardi qu'elle n'avait pas l'intention de l'extrader vers les Etats-Unis s'il était renvoyé en Suède. Ce qui n'a guère paru convaincre ses soutiens. Le site internet du procureur, aklagare.se, a ainsi été rendu inaccessible par des pirates regroupés au sein d'un groupe baptisé "Anonymes". Mais cette bataille électronique se livre aussi contre le site Wikileaks lui-même, qui continue de se débattre contre une offensive tous azimuts allant des cyber-attaques en passant par des interdictions de domaines et interdits bancaires. Après Mastercard, le groupe Visa a refusé toute transaction avec le site. En représailles, des pirates informatiques ont attaqué les sites du suisse Postfinance et de l'américain Mastercard.

Par TF1 News le 08 décembre 2010 à 07:19
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7 Commentaires

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  • gringoz, le 08/12/2010 à 16h13

    Oui mais sa existe....

  • le55rescator230, le 08/12/2010 à 12h28

    Justement , c'est fait exprès pour assurer ses arrières et éventuellement négocier .. Ce n'est pas le genre de gars à ne pas pren dre certaines précaution . Quand au mandat d'arrêt il faut être idiot ou naif pour ne pas comprendre ce qu'il signifie vraiment .

  • marie-lucile, le 08/12/2010 à 12h27

    Curieux tout de même que les services secrets américains n'arrivent pas à bloquer leur site. Comme d'autre part, les infos réelles dévoilées sont plutôt de nature à justifier les positions américaines, d'ici à ce que la CIA soit à l'origine de cette affaire.....

  • loanaourf, le 08/12/2010 à 12h15

    Je doute ... Wikileaks n'en est ni à son premier coup, ni à son dernier ...

  • constance777, le 08/12/2010 à 08h36

    Excellent! On veut tout savoir! Y en a qui tremblent là!! Ha ha ha!! Merci Wikileaks!

  • mariolus, le 08/12/2010 à 08h31

    Un mandat d'arrêt international pour entendre une personne soupçonnée de viol, c'est pas courant...

  • trunk69100, le 08/12/2010 à 08h07

    Au lieu de dévoilé petit a petit, il aurait du dévoiler tout d'un bloc, même si les noms était tous montré, ça aurais évité a son fondateur de tombé dans un traquenard.

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