Pas de liberté sous caution pour le fondateur de Wikileaks

Par DjS (avec agences), le 07 décembre 2010 à 11h34 , mis à jour le 07 décembre 2010 à 18h35

Dossier : Wikileaks, Julian Assange et le data journalisme

Poursuivi par la justice suédoise pour des accusations de viol, Julian Assange s'est rendu mardi matin à la police britannique. Il doit être maintenu en détention jusqu'au 14 décembre, a décidé la Cour de justice de Westminster.

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, le 23 octobre 2010Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, le 23 octobre 2010 © Abacapress.com

L'Australien Julian Assange s'est présenté mardi matin à la police britannique, qui l'a arrêté, a annoncé Scotland Yard. Le fondateur du site WikiLeaks faisait l'objet d'un mandat d'arrestation européen émis par la justice suédoise à la suite d'accusations de violences sexuelles. Assange, âgé de 39 ans, s'est défendu sur Twitter des faits qui lui sont reprochés, indiquant que "les charges sont sans fondement".

  • Rendez-vous le 7 février au tribunal pour Julian Assange

    C'est à cette date que sera examinée la demande d'extradition de Julian Assange formulée par la Suède. En attendant, le fondateur de WikiLeaks reste assigné à résidence au Royaume-Uni. Il promet que WikiLeaks continuera ses activités "quoi qu'il arrive".

    Publié le 11/01/2011 Rendez-vous le 7 février au tribunal pour Julian Assange
  • Julien Assange libéré

    Le fondateur de WikiLeaks a été libéré jeudi soir après le versement de la caution exigée pour sa mise en liberté conditionnelle par la Haute cour de Londres.

    Publié le 16/12/2010 Julien Assange libéré
  • Course contre la montre pour libérer Julian Assange

    Le fondateur de WikiLeaks se retrouve pour la troisième fois devant la justice britannique pour obtenir la liberté conditionnelle. Pendant que de l'autre côté de l'Atlantique, la justice américaine s'efforce de trouver comment entamer des poursuites pour les "fuites" de documents sur WikiLeaks.

    Publié le 16/12/2010 Course contre la montre pour libérer Julian Assange
  • WikiLeaks : le parquet s'oppose à la libération d'Assange

    Le parquet britannique a annoncé mardi qu'il ferait appel de la décision d'un juge londonien de libérer sous caution le fondateur de WikiLeaks. Il a été arrêté le 7 décembre à Londres dans une affaire de viol présumé en Suède.

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  • WikiLeaks: une armée d'avocats pour libérer Assange

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    Le gouvernement doit décider "prochainement" d'interdire ou non l'hébergement du site WikiLeaks sur des serveurs basés en France, annonce lundi le ministère de l'Industrie.

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    ?Des rebelles contre Julian Assange? proposent une alternative à la plate-forme Wikileaks

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  • Les pirates qui veulent venger Wikileaks

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  • Cyber-attaques pro-WikiLeaks : un adolescent arrêté aux Pays-Bas

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    Alors que plusieurs sites de personnalités ou d'entreprises ont subi des attaques d'un groupe de hackers baptisé "Anonymous", l'un d'eux s'est justifié jeudi dans une intervention sur la BBC, en promettant d'autres actions prochaines.

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  • Où se cache "Mr WikiLeaks", l'énigmatique Julian Assange ?

    Il serait quelque part au Royaume-Uni, croit savoir le quotidien britannique The Independent. Le Times affirme qu'une bourde dans le mandat d'arrêt suédois lancé contre lui pour viol lui a permis de passer entre les mailles du filet. Et le grand déballage continue sur WikiLeaks...

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  • L'insaisissable fondateur de Wikileaks traqué par Interpol

    Après les dernières révélations de Wikileaks, Washington serre les boulons et revoit la sécurité de sa communication interministérielle. Le fondateur du site internet, Julian Assange, est sous le coup d'une "notice rouge" d'Interpol. Non pas pour ses indiscrétions... mais pour une affaire de moeurs.

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  • Mandat d'arrêt pour viol contre le fondateur de WikiLeaks

    La justice suédoise a ordonné jeudi l'arrestation du fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, à la suite d'une demande en ce sens déposée par le Parquet dans le cadre d'une enquête pour viol.

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  • La justice suédoise n'en a pas fini avec le fondateur de WikiLeaks

    Contre toutes attentes, le Parquet suédois annonce mercredi vouloir rouvrir l'enquête sur les accusations de viol pesant sur lui.

    Publié le 01/09/2010 La justice suédoise n'en a pas fini avec le fondateur de WikiLeaks
Plus d'infos

Le patron de Wikileaks doit être maintenu en détention jusqu'au 14 décembre, a décidé mardi la Cour de justice de Westminster. La Cour a refusé la remise en liberté sous caution demandée par l'avocat de Julian Assange, alors que plusieurs personnalités dont le cinéaste Ken Loach s'étaient déclarés prêts à payer la caution.

Après un premier mandat suédois rejeté pour des questions de formes, la police britannique a reçu lundi, selon la BBC, un nouveau mandat pour des affaires de "viol, d'agression sexuelle et de coercition" à l'encontre de deux femmes, des faits survenus en août dans le pays nordique. "Il doit comparaître (mardi) devant la cour de justice de Westminster", a indiqué le communiqué de la police britannique. Une arrestation aussitôt qualifiée de "bonne nouvelle" par le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates.

La peur d'une extradition

Les Etats-Unis menacent également Julian Assange de poursuites en représailles à la diffusion depuis le 28 novembre dernier par WikiLeaks de 250.000 télégrammes diplomatiques américains. Mais les autorités américaines semblent éprouver des difficultés à trouver le bon chef d'inculpation. Julian Assange n'a pas manqué de relever la concomitance entre les accusations de viols et la publication de documents gênants pour plusieurs gouvernements.

The Guardian, citant des sources anonymes, affirmait mardi matin que l'Australien se préparait à négocier sa liberté provisoire sous caution. Celle-ci pourrait être d'un montant se situant entre 120.000 et 240.000 euros. L'avocat de Julian Assange, Mark Stephens, a nié : "Je n'ai conclu aucun arrangement avec la police pour l'instant." Me Stephens avait indiqué lundi être en relation avec la police britannique pour organiser un entretien sur une base volontaire avec son client.

"Déclarations belliqueuses" 

Son avocat a plusieurs fois indiqué qu'il ferait appel d'une éventuelle décision d'extrader son client, affirmant s'inquiéter d'une possible extradition vers les Etats-Unis, s'il devait être arrêté et confié à la police suédoise, et  soulignant les "déclarations belliqueuses venant des Etats-Unis". Les Etats-Unis menacent M. Assange de poursuites en représailles à la  diffusion progressive depuis plusieurs jours par WikiLeaks de 250.000 télégrammes diplomatiques américains embarrassants, sans pour autant avoir trouvé à ce jour un chef d'inculpation recevable.

La procédure d'extradition de Julian Assange pourrait prendre plusieurs  semaines, voire des mois. Un porte-parole de l'agence britannique pour le crime  organisé (SOCA) a expliqué à l'AFP qu'un étranger présenté devant une cour de  justice britannique en vue de son extradition pouvait s'y opposer, entraînant  une nouvelle audition des parties. Si une décision d'extradition est alors prise, le suspect a 7 jours pour  faire appel. Les appels successifs entraînent le renvoi à la juridiction supérieure, un processus qui pourrait prendre des mois.

Offensives...

En attendant, WikiLeaks se débat contre une offensive tous azimuts allant  des cyber-attaques en passant par des interdictions de domaines et interdits bancaires. Le groupement de paiements par cartes bancaires Visa a suspendu tous ses paiements à WikiLeaks, a indiqué mardi un porte-parole de Visa à Londres. "C'est une décision que nous avons prise de notre propre chef", a indiqué un porte-parole de Visa. "Je ne pense pas que nous ayons agi sous l'effet d'une quelconque pression d'un gouvernement", a-t-il ajouté. Mardi, la société MasterCard International avait déjà bloqué les virements adressés au site, jugeant ses activités "illégales".
 
De son côté Postfinance, filiale bancaire de la Poste suisse, avait annoncé lundi avoir fermé le compte de l'Australien Julian Assange, en raison de "fausses indications sur son lieu de domicile à l'ouverture de son compte". C'est ce compte, destiné aux dons pour Julian Assange et d'autres membres de WikiLeaks, qui figurait sur le site.

Selon les derniers télégrammes publiés mardi par le Guardian, l'Otan a élaboré des plans destinés à protéger les trois Etats baltes (Estonie, Lituanie, Lettonie) de menaces venant de la Russie. D'autres télégrammes américains cités par le quotidien espagnol El Pais assurent que le président nicaraguayen "Daniel Ortega et les sandinistes reçoivent régulièrement de l'argent des trafiquants internationaux de drogue pour financer les camapgnes électorales du FSLN (Front sandiniste de libération nationale, au pouvoir)". Lundi, WikiLeaks avait diffusé une liste secrète de sites sensibles dans le monde que les Etats-Unis veulent protéger d'attaques terroristes.
 

Par DjS (avec agences) le 07 décembre 2010 à 11:34
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11 Commentaires

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  • resyl77, le 07/12/2010 à 23h27

    Il n'a pas été arreté, il s'est rendu.... en clair s'il ne s'était pas rendu, ils lui courraient encore apres :-)))) pour moi s'il s'est rendu, c'est qu'il a de quoi étayer sa défense :-)

  • resyl77, le 07/12/2010 à 23h25

    Je leur souhaite bien du courage pour prouver sa culpabilité... il aura les meilleurs avocats, et les moyens financiers, et n'oubliez pas qu'il s'agit d'un ancien pirate, il sait surement des choses que nos gouvernants n'ont pas envie de voir étaler sur la place publique, et ca, ca lui donnera un moyen de pression.

  • chouquettos, le 07/12/2010 à 22h53

    Tout à fait d'accord !

  • vv4vv, le 07/12/2010 à 22h38

    Vous n'avez rien vu encore, ce n'est que le début

  • vv4vv, le 07/12/2010 à 22h37

    Vous n'avez rien vu encore, ce n'est que le début

  • _mike, le 07/12/2010 à 22h26

    Il est coupable d'être innocent, et malheureusement, quand notre ennemie est un gouvernement (voir dans le cas ici plusieurs) c'est peine perdu...

  • vingue, le 07/12/2010 à 21h38

    Le fondement même d'une démocratie est la liberté d'expression et liberté d'informer. Une démocratie réelle ne peut fonctionner sans la diversité des informations et opinions avec des positions divergentes. C'est éc?urant d'assister à ce spectacle de chasse à l'homme où les chefs des états en soi-disant démocraties et dictatures en union réclament les moyens de faire taire et arrêter les informations parce que des fonctionnaires d'état peuvent être gêné par les révélations de leurs vrais messages. Faire pression comme Eric Besson sur un hébergeur de serveur sans se servir même de la loi n'est que l'abus du pouvoir à des fins politiques. Quel représentant d'état ou chef de gouvernement ose aujourd'hui se profiler en défense de l'essentiel de la démocratie, le droit d'informer? Tristement aucun, ce qui reflète bien le mépris réels de ces valeurs aux yeux des politiques. Au même temps la banque suisse, Paypal, Visa et Masters arrêtent toutes les transactions vers Wikileaks, et cela sans aucune condamnation en procès juridique contre Wikileaks. La machine répressive des dites "démocraties" est impressionnante.

  • lamamouche54, le 07/12/2010 à 19h02

    Tel est pris qui croyait prendre...

  • le55rescator230, le 07/12/2010 à 18h59

    Son argent ne peut pas être saisi , bloqué oui saisi non ( voir articles de loi et jurisprudence Française et internationale ), si tu veut des cours de droit pas de problèmes . De plus si Monsieur Assange s'est rendu à la police , je crois qu'il est assez intelligent pour avoir assuré ses arrières . Dans l'histoire se sont les Américains les presques plus à plaindre car maintenant tout le monde sait que pour eux tout ce qui n'est pas Américain est partie négligeable . CD magistrat Nancy

  • claudcouledouce, le 07/12/2010 à 17h01

    Oui mais lui va finir en prison pour espionnage. Belle victoire. Et dans quelques jours tout ça sera obsolète, il sera ruiné, plus personne ne s'intéressera à lui sauf ses péripatéticiennes patentées qui lui rendront visite à la prison tant qu'il aura un peu d'argent à leur promettre. Son argent est saisi partout y compris les dons à Wikileak qui vont être reversées à des associations caritatives, elles ou accaparés ici ou là. C'est sûr, il doit bien se marrer.

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