© AFPEn septembre dernier, ETA, dont le dernier attentat en Espagne remonte à mi-2009, avait annoncé qu'elle stoppait ses actions armées. L'organisation n'avait cependant pas précisé si ce nouveau cessez-le-feu était temporaire ou permanent. Quatre mois plus tard, elle vient d'apporter la réponse via un communiqué diffusé par le journal indépendantiste Gara : ce cessez-le-feu est "permanent, général et vérifiable par la communauté internationale". Comme en septembre, la diffusion du communiqué a été accompagnée d'une vidéo montrant trois personnes encagoulées, lisant ce même texte, derrière l'emblème traditionnel, avec un serpent et une hache.
20 ans de prison pour l'ex-numéro 1 de l'ETA
Mikel "Antza", et sa compagne, ont été condamnés vendredi à 20 ans de réclusion par la cour d'assises spéciale de Paris, assortis d'une sûreté des deux tiers et d'une interdiction définitive du territoire français.
Publié le 17/12/2010
L'ancien numéro 1 de l'ETA bientôt fixé sur son sort
Mikel Albizu Iriarte, alias "Antza", avait été arrêté en octobre 2004 lors d'un vaste coup de filet à Salies-de-Béarn. Trente ans de réclusion ont été requis à son encontre devant la cour d'assises spéciale de Paris.
Publié le 17/12/2010
L'ETA dit vouloir renoncer à la violence
Après son annonce de cessez-le-feu début septembre, l'organisation armée basque s'engage à à respecter la Déclaration de Bruxelles du 30 mars, c'est-à-dire à cesser la violence de manière permanente et vérifiable.
Publié le 19/09/2010
Cessez-le-feu de l'ETA: Madrid ne changera "pas d'un iota" sa politique
Le gouvernement espagnol exige que le groupe armé "abandonne complètement et pour toujours la violence".
Publié le 06/09/2010
L'ETA annonce un cessez-le feu
Le mouvement séparatiste basque a fait savoir dimanche qu'il cessait les actions armées - une décision prise "il y a plusieurs mois", visant "à enclencher le processus démocratique". L'ETA ne précise pas s'il s'agit d'une mesure temporaire ou définitive.
Publié le 05/09/2010
Sarkozy : "La France ne doit pas être une base arrière de l'ETA"
Le Président de la République s'est rendu à Dammarie-les-Lys où un policier a été tué par un présumé terroriste de l'ETA. Il a durci son discours sur la sécurité.
Publié le 18/03/2010
Cette annonce constitue un "engagement ferme de l'ETA en faveur d'un processus de solution définitive et de la fin de la confrontation armée", souligne encore le communiqué. "L'ETA ne cessera pas son effort et sa lutte pour impulser et mener à bien le processus démocratique, jusqu'à obtenir une véritable situation démocratique en Euskal Herria (Pays basque, ndlr)", selon le texte qui ne précise pas de quel type d'effort et de lutte il s'agit, pacifique ou bien violent.
Le gouvernement pas satisfait
Quelques minutes plus tard, cette décision a été jugée insuffisante par le gouvernement espagnol qui continue de réclamer l'arrêt définitif et sans condition de la lutte armée. "Ce n'est pas une mauvaise nouvelle mais ce n'est pas La nouvelle", a estimé le numéro deux du gouvernement, Alfredo Perez Rubalcaba. "Nous avons insisté à de nombreuses reprises sur le fait que le seul communiqué que nous voulions lire est celui dans lequel l'ETA annonce la fin, de manière irréversible et définitive. Il est évident qu'aujourd'hui, une fois de plus, l'ETA n'a pas fait que nous espérions", a-t-il ajouté.
Madrid rejette aussi l'idée d'une "vérification internationale" du cessez-le-feu. "Dans un Etat de droit, ce sont les forces de sécurité qui vérifient" un cessez-le-feu, a expliqué M. Rubalcaba.
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