© AFP /P. Guyot
Bosnie : à l'ouverture de son procès, Mladic provoque les survivants
Lors de la première journée d'audience devant le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie, où il est jugé notamment pour génocides et crimes contre l'humanité, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie a mimé mercredi un égorgement à l'attention d'une musulmane.
Publié le 16/05/2012
Bosnie : 17 ans après Srebrenica, le procès Mladic s'ouvre enfin
Un an après son arrestation et près de 17 après le massacre de Srebrenica, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie comparaît depuis mercredi devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Jugé notamment pour génocides et crimes contre l'humanité, il entend plaider non coupable.
Publié le 16/05/2012
Bosnie : 17 ans après Srebrenica, Mladic enfin jugé
Un an après son arrestation et près de 17 après le massacre de Srebrenica, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie comparaît devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Il plaide non coupable.
Publié le 16/05/2012
"La Serbie traquait réellement Mladic depuis 2008"
<b> Décryptage -</b> Comment l'ancien général serbe a-t-il pu se cacher pendant plus de quinze ans ? Belgrade jouait-elle vraiment le jeu pour le capturer ? Les réponses de TF1 News avec Jean-Arnault Derens, rédacteur en chef du Courrier des Balkans.
Publié le 26/05/2011
Mladic arrêté, une "étape" vers l'intégration de la Serbie dans l'UE
L'arrestation de l'ancien général serbe devrait contribuer à apaiser les relations entre la Serbie et l'UE. Pour Londres, elle clôt un "chapitre malheureux" de la Serbie. Pour Nicolas Sarkozy, c'est "une étape de plus" vers son intégration dans l'UE.
Publié le 26/05/2011
Ratko Mladic, le "boucher de Srebrenica"
Le général Ratko Mladic est l'une des 161 personnes inculpées par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en Bosnie-Herzégovine entre 1992 et 1995.
Publié le 12/08/2008
Son arrestation avait déjà été annoncée, puis démentie, il y a plusieurs années. D'où la prudence des autorités sur le cas Ratko Mladic. L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie a été inculpé de génocide en 1995 pour son rôle dans le siège de Sarajevo qui a fait près de 10.000 morts, et dans le massacre de près de 8.000 Musulmans à Srebrenica. Depuis, il était traqué - en vain jusqu'à ce jour. Sa fuite interminable avait même provoqué des tensions entre la Serbie et l'Union européenne. Mais pour de nombreux ultra-nationalistes serbes, il est encore considéré comme un héros, et il a sûrement bénéficié de nombreuses aides lors de sa fuite - y compris au sein de l'armée.
Or ce jeudi, la radio-télévision serbe B92 a annoncé l'arrestation d'un homme correspondant peut-être à cet insaisissable fugitif. Des contrôles, notamment des tests ADN, ont été lancés pour vérifier l'identité de la personne arrêtée, qui portait le nom de Milorad Komadic, selon B92. Et la confirmation est venue du président serbe lui-même, Boris Tadic : l'homme était bien Mladic. Boris Tadic a précisé que l'homme avait été arrêté "sur le territoire de Serbie", sans indiquer de lieu précis. "Le processus d'extradition est en cours", vers la Haye, où siège le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, a-t-il poursuivi. Cette arrestation représente "le résultat d'une pleine coopération de la Serbie avec le tribunal de la Haye. Aujourd'hui, nous fermons un chapitre de l'histoire de notre région qui nous mènera vers une pleine réconciliation" régionale, a-t-il ajouté. L'arrestation aurait été faite par les forces spéciales serbes.
L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie a été déféré jeudi soir devant le juge serbe pour les crimes de guerre à Belgrade qui devait lui signifier l'acte d'accusation à son encontre. Il serait en "assez mauvaise condition physique", selon ce Tribunal spécial. Il s'agit d'un homme "assez pâle", ce qui démontre qu'il "ne sortait pas beaucoup", a précisé le président du Comité serbe pour la coopération avec le Tribunal de la Haye, Rasim Ljajic.
La Serbie tancée à plusieurs reprises
Mladic était la principale personnalité encore recherchée par le TPI. Son arrestation intervient un peu moins de trois ans après celle de Radovan Karadic, qui fut le chef politique des Serbes de Bosnie, en juillet 2008 à Belgrade. Un autre fugitif, Goran Hadzic, un ancien dirigeant des Serbes de Croatie, est également en cavale. Il s'agit de l'ancien président de la République serbe auto-proclamée de Krajina, qui s'étendait sur environ un tiers du territoire de la Croatie durant la guerre. Il est accusé de crimes de guerre et contre l'humanité.
Le procureur du TPI, Serge Brammertz, avait estimé début mai, lors d'une visite à Belgrade, que la Serbie "pouvait et devait faire plus" pour arrêter Ratko Mladic. Dans son prochain rapport au Conseil de sécurité de l'ONU, début juin, Serge Brammertz, devait s'exprimer de façon très négative sur les efforts de la Serbie pour retrouver Ratko Mladic, selon plusieurs indications parues récemment dans la presse.
Les Européens insistaient depuis des années sur une arrestation de Mladic et de Hadzic, qui constitueraient les preuves d'une coopération entière avec le TPI, pour que la candidature de Belgrade à l'UE puisse aller réellement de l'avant. Belgrade espère le statut de candidat à l'Union européenne d'ici la fin de l'année.
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