Opération anti-ETA et saisie d'explosifs par la Garde Civile espagnole (14/04/2011) © TF1/LCISelon le ministère de l'Intérieur espagnol, il s'agit du "plus important dépôt de l'ETA jamais découvert en Espagne". La Garde civile a découvert plus de 1,6 tonne de matériel pour fabriquer des explosifs lors d'une opération anti-ETA menée depuis mardi au Pays basque espagnol et en Navarre dans l'entourage du commando "Erreka". Trois suspects ont été arrêtés, deux mardi puis un autre mercredi.
Espagne : l'ETA enfin prête au "dialogue" ?
Dans un communiqué, le groupe basque armé ETA s'est dit prêt mardi à "aller plus loin sur le chemin entamé" depuis le cessez-le-feu annoncé le 10 janvier et demande "des espaces pour le dialogue et la négociation.
Publié le 12/07/2011
4 membres présumés d'ETA écroués
Quatre membres présumés de l'ETA, dont son chef militaire Alejandro Zobaran Arriola, arrêtés dans le Pas-de-Calais, ont été mis en examen à Paris notamment pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et écroués.
Publié le 15/03/2011
Cette découverte, quelques jours après une fusillade en France dans laquelle un gendarme a été blessé par deux militants présumés de l'ETA, rappelle que le groupe indépendantiste basque, bien que très affaibli, n'a pas renoncé aux armes malgré une trêve annoncée le 10 janvier. Avant cette prise record, les enquêteurs avaient déjà découvert mardi 850 kilos de nitrate d'ammonium, 13,5 kilos de pentrite et de nombreux détonateurs lors d'une perquisition dans une ferme isolée du village de Legorreta, au sud de Saint-Sébastien au Pays basque. Cette opération faisait suite à l'arrestation dans ce village de deux militants présumés du commando Erreka, deux frères de 40 et 36 ans. Les recherches se sont poursuivies et ont abouti à la découverte jeudi en Navarre, région voisine du Pays basque, de "750 kilos de matériel destiné à la fabrication d'explosifs", a ajouté le ministère.
Nitrate d'ammonium, pentrite, détonateurs...
Le ministre de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba avait souligné mardi que l'ETA, qui n'a pas commis d'attentat depuis août 2009, "n'a pas abandonné définitivement la violence" et que le gouvernement allait poursuivre sa politique de fermeté. Avant cette opération, la plus importante quantité d'explosifs saisie dans l'histoire de l'ETA, 2500 kilos, l'avait été en septembre 1999 près de Pau, dans le sud-ouest de la France. Le matériel découvert jeudi se trouvait dans "cinq dépôts", situés au domicile des deux frères arrêtés mardi et dans une maison voisine de Legorreta, dans la localité de Cegama, au Pays basque, et dans les localités de Azpiroz et Baraibar, en Navarre. Il s'agit de nitrate d'ammonium, de poudre d'aluminium, de pentrite, de détonateurs et de cordons de mise à feu, selon le ministère.
Un suspect, déjà condamné en France pour son appartenance présumée à l'ETA, a été interpellé jeudi à Saint-Sébastien "pour sa collaboration présumée avec le commando Erreka". Quant aux deux hommes arrêtés mardi, il s'agit de deux militants de type "légal", à savoir qu'ils ne sont pas fichés par la police et mènent une existence en apparence normale, qui sont soupçonnés d'avoir fourni armes, explosifs et matériels aux commandos du groupe indépendantiste.
Après le gendarme blessé lors d'une fusillade dans la Creuse, samedi dernier, lors d'une confrontation avec un couple de militants présumés du groupe, la découverte du dépôt d'explosifs met un peu plus à mal la stratégie "non-violente" du bras politique de l'ETA, Batasuna. Interdit depuis 2003 par la justice espagnole, Batasuna a pris depuis quelques mois ses distances avec la lutte armée et a présenté un projet de nouveau parti rejetant la violence, dans l'espoir de participer aux élections locales du 22 mai. Mais ce projet n'a pas été autorisé par la justice.
Retour MYTF1
Espagne : l'ETA enfin prête au "dialogue" ?
Chargement en cours...




