© AFP / LEHTIKUVA / R. PoutanenLes thèmes de la campagne qui a précédé la tenue, ce dimanche, du scrutin législatif en Finlande, ont été particulièrement propices à la droite nationaliste : Europe, immigration... Et les Vrais Finlandais, représentants de cette droite "dure" et décomplexée, ont vu leur cote de popularité grimper en flèche. Toute la question est de savoir dans quelle mesure cette ascension se traduira dans les urnes. Et quels effets pourraient avoir une éventuelle poussée des Vrais Finlandais, à la fois en Finlande et sur la scène européenne.
Selon les derniers sondages, le parti du ministre des Finances sortant Jyrki Katainen, la Coalition nationale, devrait remporter les élections et porter son dirigeant à la tête du prochain gouvernement. Une enquête d'opinion publiée jeudi créditait la Coalition nationale de 21,2% d'intentions de vote. Le parti du Centre (18,6%), dirigé par la Première ministre sortante Mari Kiviniemi ainsi que le parti Social démocrate (18,0%) de Jutta Urpilainen constituent les deux autres forces traditionnelles qui devraient talonner la Coalition nationale. Mais quel score obtiendront les Vrais Finlandais ? Avec un discours populiste dont il a poli les aspects les plus controversés, leur charismatique leader Timo Soini devrait capter des abstentionnistes ainsi que des électeurs déçus, notamment par le parti Social-démocrate. Un publié jeudi créditait la formation de la droite nationaliste de 15,4% des suffrages, soit près de quatre fois mieux que leur score de 2007.
Actuellement, les Vrais Finlandais ne comptent que 6 députés sur 200 dans le Parlement sortant. Mais ils espèrent peser beaucoup plus au terme de ces législatives. Et la Coalition nationale se dit prête en cas de victoire à associer au sein du gouvernement toutes les formations en fonction de leur score. Pourtant, les Vrais Finlandais ont déjà affirmé qu'il était hors de question d'entrer dans un gouvernement qui accepterait d'augmenter les garanties finlandaises au fonds d'aide de l'UE pour les Etats membres les plus durement touchés par la crise. Et qu'adviendra-t-il de ce fonds si l'un des partenaires commence à renâcler à le garantir ? "Nous ne cèderons pas là-dessus, tout le reste est négociable", martèle un candidat des Vrais Finlandais, Simon Elo. La Coalition nationale, pour sa part, considère sur ce sujet qu'il en va de la "responsabilité" de la Finlande envers ses partenaires européens.
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