Les divergences doivent être mises de côté, pour le bien de l'Europe. Tel est le message lancé par l'Italie lundi à la France, dans le cadre de la crise qui oppose les deux pays sur la gestion des immigrés tunisiens. Evoquant le sommet entre Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi prévu le 26 avril à Rome, le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini a estimé qu'"une ombre" plane sur les relations franco-italiennes, dont "il faudra ressortir en réaffirmant la volonté de l'Italie et de la France de travailler ensemble, en tant que pays fondateurs de l'Union européenne", dans une interview à La Repubblica.
Plus de 120 cadavres d'Africains retrouvés au large de la Tunisie
Les cadavres de ces Africains candidats à l'exil ont été retrouvés vendredi au large des côtes tunisiennes après que leur bateau en route vers l'Europe a fait naufrage cette semaine, a annoncé un responsable de l'Onu.
Publié le 03/06/2011
Migrants : Paris campe sur ses positions
Claude Guéant a déclaré que "la France ne souhait(ait) pas" de tensions avec l'Italie, après que le ministre italien des affaires étrangères ait estimé qu'une "ombre" planait sur les relations entre les deux pays. Mais le ministre français a fait valoir que la France faisait une "application à la lettre (...) des accords" de Schengen.
Publié le 18/04/2011
Migrants: la France annule des trains, l'Italie en rogne
Sur décision française, tous les trains en direction de la France partant de Vintimille, ville italienne frontalière, ont été annulés dimanche, alors qu'une manifestation de soutien aux migrants avait lieu devant la gare. Rome proteste.
Publié le 17/04/2011
"Cela vaut pour l'immigration mais aussi pour la politique industrielle", a ajouté le ministre, à propos de la campagne d'acquisition de fleurons de l'économie italienne comme Parmalat ou Bulgari, menée ces dernières semaines par plusieurs groupes français. "Le problème de l'immigration est en train de devenir un peu comme celui du nucléaire. Tout le monde veut en parler mais personne n'en veut dans son jardin", dit-il.
La "gifle de Paris à Rome"
Le chef de la diplomatie italienne a également qualifié de "polémiques et provocations" une proposition avancée en Italie par des membres du parti populiste et anti-immigrés de la Ligue du Nord de boycott des produits français. Des membres de la Ligue disaient vouloir ainsi réagir à l'attitude hostile de la France après la décision italienne d'accorder des permis de séjour temporaire aux plus de 20.000 migrants tunisiens arrivés dans le pays depuis janvier, pour qu'ils rejoignent leurs "parents et amis" en France et ailleurs en Europe.
Lundi midi, Claude Guéant a voulu apaiser les esprits. Interrogé sur l'existence de tensions avec l'Italie, le ministre français a répondu: "en tout cas, la France ne le souhaite pas". Il a néanmoins souligné que la décision de Rome d'accorder des permis de séjour temporaire "a été contestée par beaucoup de pays de l'Union européenne". "Mais, nous avons accepté cette disposition. En revanche il y a des conditions", a-t-il insisté en évoquant notamment la nécessité pour les migrants de "disposer de ressources financières suffisantes".
Les relations franco-italiennes ont été marquées par un nouveau regain de tension dimanche après le blocage par la France de la circulation des trains depuis la ville de Vintimille vers la Côte d'Azur. La décision a été motivée officiellement par la présence à bord d'un train régional Gênes-Nice de manifestants voulant accompagner en France des immigrés tunisiens. La presse italienne a également vivement dénoncé la mesure française, estimant qu'il s'agissait d'une "gifle de Paris à Rome".
| Trains bloqués : la Commission européenne approuve la France |
La décision de la France de suspendre dimanche la circulation des trains depuis la ville italienne de Vintimille à cause d'une manifestation interdite a respecté les règles européennes, selon une première analyse faite lundi par la Commission européenne. Les autorités françaises ont expliqué les motivations de leur décision à la Commission qui va les analyser, mais selon les premières indications, les règles de Schengen ont été respectées, a indiqué un membre des services de la Commission. Les autorités françaises ont précisé avoir suspendu la circulation des trains à cause d'une manifestation non autorisée en soutien aux migrants tunisiens "afin d'éviter tout risque d'accident". La mesure a été "temporaire" et "n'a pas été au delà du strict nécessaire", a-t-il estimé. Il s'est agi d'une "mesure ponctuelle de gestion du trafic ferroviaire" pendant six heures, a-t-il précisé. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a déclaré que la France respectait "à la lettre" les accords de Schengen sur les migrants. |
Retour MYTF1
Plus de 120 cadavres d'Africains retrouvés au large de la Tunisie
Chargement en cours...




