Plus de 120 cadavres d'Africains retrouvés au large de la Tunisie
Les cadavres de ces Africains candidats à l'exil ont été retrouvés vendredi au large des côtes tunisiennes après que leur bateau en route vers l'Europe a fait naufrage cette semaine, a annoncé un responsable de l'Onu.
Publié le 03/06/2011
Immigration : Paris et Rome veulent des contrôles aux frontières
Lors de leur rencontre à Rome après les tensions entre les deux pays liées à l'afflux de réfugiés tunisiens, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi ont demandé à l'UE d'"examiner la possibilité de rétablir temporairement le contrôle aux frontières intérieures" des Etats-membres.
Publié le 26/04/2011
Migrants: la France annule des trains, l'Italie en rogne
Sur décision française, tous les trains en direction de la France partant de Vintimille, ville italienne frontalière, ont été annulés dimanche, alors qu'une manifestation de soutien aux migrants avait lieu devant la gare. Rome proteste.
Publié le 17/04/2011
Migrants: l'Italie appelle la France à la coopération
Le chef de la diplomatie italienne estime lundi que la France et l'Italie doivent "travailler ensemble" sur l'épineux dossier des migrants tunisiens, jugeant qu'"une ombre" plane sur les relations franco-italiennes.
Publié le 18/04/2011
Brouille entre Paris et Rome sur les migrants : qu'est-ce qui coince ?
Dimanche, Rome a estimé qu'une "ombre" planait sur les relations entre la France et l'Italie alors que Paris venait d'interrompre quelques heures les trains en provenance de l'Italie qu'occupaient des migrants.
Publié le 18/04/2011
Migrants tunisiens : à Vintimille, la tension persiste
La France était dans son droit en annulant dimanche des trains au départ de l'Italie pour empêcher une manifestation de soutien à des immigrés d'Afrique du Nord, a estimé lundi Bruxelles.
Publié le 18/04/2011
En marge d'un déplacement à Bucarest lundi, Claude Guéant a tenté d'apaiser les esprits en estimant que "la France ne souhait(ait) pas" de tensions avec l'Italie. Mais le ministre de l'Intérieur est resté fermé sur le fond. "Nous faisons une application à la lettre et dans l'esprit des accords" de Schengen dans le dossier des migrants tunisiens, a-t-il ajouté.
Bruxelles soutient Paris
La tension monte depuis une dizaine de jours entre Paris et Rome qui, confronté à un afflux de plus de 20.000 Tunisiens depuis janvier, a décidé de leur délivrer des permis de séjour temporaires valables dans tout l'espace Schengen pour qu'ils puissent rejoindre "amis et parents" en France et ailleurs en Europe. La France s'est irritée de cette initiative, ralliant plusieurs autres pays européens à sa cause, et a martelé qu'elle ne laisserait passer que les migrants disposant d'un passeport et de ressources suffisantes. Dans ce dernier rebondissement, Paris a de fait reçu lundi le soutien de la Commission européenne qui, dans une première analyse, a estimé que les règles de Schengen avaient été respectées, selon un membre des services de cette institution.
Paris a justifié la suspension de la circulation des trains par des risques de désordre public, en raison de la présence de manifestants voulant accompagner en France les immigrés tunisiens. La Commission européenne a relevé que la mesure de suspension du trafic avait été "temporaire" et n'avait "pas été au-delà du strict nécessaire". Côté italien, l'épisode a été mal vécu: "Paris gifle Rome", titrait en Une La Repubblica, dénonçant l'affrontement de "deux populismes", italien et français. "C'est un peu facile pour l'Italie d'être généreuse avec le territoire des autres", a répliqué en France Christian Estrosi le député-maire du parti au pouvoir UMP de Nice, près de Vintimille.
Le Parti socialiste français a pour sa part dénoncé une décision "pas acceptable" et fustigé "les égoïsmes qui se développent en Europe". "La France, qui joue perso, a une politique qui détériore ses relations avec ses voisins", a estimé le député PS Jean-Marie Le Guen. "Nous travaillons naturellement avec l'Italie, tous nos partenaires et les institutions européennes, ainsi qu'avec les pays d'émigration, pour trouver des solutions durables, conformes au droit et à la dignité des personnes, aux tensions migratoires que nous connaissons actuellement", a assuré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Bernard Valero lors d'un point de presse.
"La France est une terre d'accueil, il ne faut pas l'oublier"
La tension franco-italienne intervient au moment où le discours du gouvernement français se durcit sur l'immigration, à un an de la présidentielle de 2012, sur fond de montée du Front national et d'impopularité record du président Nicolas Sarkozy. Outre la lutte contre l'immigration clandestine, la France entend aussi diminuer l'immigration légale. Dimanche le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a annoncé son intention de réduire la liste des métiers autorisant le recours à la main d'oeuvre étrangère. Sur cette question, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a estimé sur France Info que c'était "une façon déguisée de faire du discours contre l'immigration ». "Quand il y a des propositions de ce type dans le contexte actuel, ça sent mauvais", a estimé de son côté Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière. « Il y a aujourd'hui des discours qui sont dangereux (...). La France est une terre d'accueil, il ne faut pas l'oublier", a poursuivi M. Mailly.
| Estrosi satisfait (UMP), le PS critique |
"C'est un peu facile pour l'Italie d'être généreuse avec le territoire des autres", a répliqué en France Christian Estrosi le député-maire UMP de Nice, près de Vintimille. Le Parti socialiste français a dénoncé une décision "pas acceptable" et fustigé "les égoïsmes qui se développent en Europe". "La France, qui joue perso, a une politique qui détériore ses relations avec ses voisins", a estimé le député PS Jean-Marie Le Guen. |
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