Il y a un an, le 13 juin 2010, avaient lieu des élections législatives en Belgique. Un scrutin qui devait ouvrir une crise politique inédite, dont le pays peine toujours à sortir aujourd'hui. Car depuis un an, le gouvernement sortant d'Yves Leterme continue à gérer les affaires courantes. Pendant que le gouvernement qui devrait lui succéder reste introuvable. Paradoxalement, le gouvernement Leterme se tire plutôt bien de sa tâche : les finances publiques sont en voie de redressement, le pays n'est pas paralysé puisqu'il a pu, par exemple, décider de l'envoi d'avions en Libye et la population ne ressent pas encore d'impact dans sa vie quotidienne. Il faut dire que si l'échelon fédéral est en veilleuse, les régions, à qui de nombreuses compétences ont été transférées dans le passé, fonctionnent normalement.
Une bière suffira-t-elle à unir la Belgique ?
Alors que le plat pays est depuis plus d'un an sans gouvernement, une marque de bière a decidé d'unir les leaders des partis Flamand et Wallon autour d'une bière... partageant la même baignoire. La représentation cocasse de ces présidents de partis antagonistes amuse autant les Belges que le net.
Publié le 03/09/2011
La Belgique entrevoit le bout du tunnel
Huit partis se disent prêts à négocier pour former un gouvernement, tentant ainsi de régler une crise sans précédent. Le socialiste francophone Elio Di Rupo a obtenu l'aval du roi Albert II pour poursuivre sa mission de "formateur".
Publié le 22/07/2011
Pour Albert II, l'heure est "grave" en Belgique
Après qu'Elio Di Rupo, le leader des socialistes wallons, a renoncé à former un gouvernement en raison du refus des indépendantistes flamands d'accepter son compromis, le roi Albert II s'est exprimé vendredi par communiqué.
Publié le 08/07/2011
Belgique : pas de gouvernement, pas de sexe
<b> Interview - </b> Parce qu'elle veut inciter les négociateurs belges à -enfin- former un gouvernement, une sénatrice belge appelle leurs compagnes à bouder les plaisirs de la chair.
Publié le 08/02/2011
Poelvoorde veut sauver la Belgique avec sa barbe
Le facétieux acteur belge a suggéré mardi à ses compatriotes de ne plus se raser "jusqu'à ce que la Belgique se relève" et soit dotée d'un gouvernement, alors que le royaume traverse la plus longue crise politique de son histoire.
Publié le 11/01/2011
La polémique linguistique fait rage chez Miss Belgique
Accusation de favoritisme de la gagnante néerlandophone, tricherie aux SMS, récriminations de candidates éliminées..., l'élection de Miss Belgique 2011, dimanche, fait les choux gras de la presse du plat pays.
Publié le 11/01/2011
Pendant ce temps, les tractations politiques pour tenter de réconcilier les communautés flamande et wallonne tournent en rond avec, au centre du jeu, le chef des indépendantistes de la N-VA, Bart De Wever, qui donne le ton, conforté par des sondages qui pointent son parti à 33,5% des intentions de vote en Flandre. "Pour la première fois dans l'histoire de la Belgique, la première formation du pays est un parti séparatiste, la N-VA" (Alliance Néo-Flamande, droite), qui a remporté 28,2% des voix en Flandre, rappelle le politologue Vincent de Coorebyter. Pour la première fois aussi les partis flamands réclament d'engranger un accord sur un transfert de pouvoirs supplémentaires vers les régions, qui nécessite une majorité des deux-tiers au Parlement, avant qu'un nouveau gouvernement voie le jour. "On doit donc négocier une réforme de l'Etat belge avec un parti qui est soupçonné, à juste titre, de vouloir liquider la Belgique", souligne Vincent de Coorebyter, résumant l'ampleur du défi.
"Après chaque crise, on a trouvé un consensus"
Les francophones, qui représentent 40% de la population belge, pour 60% de Flamands néerlandophones, craignent que cette autonomie supplémentaire réclamée par la Flandre appauvrisse leur région et prépare l'éclatement du pays. Une crainte qu'écarte Bart De Wever d'un revers de la main : "Après chaque crise, on a trouvé un nouveau consensus. Je ne peux qu'espérer qu'après toutes les difficultés, on pourra avoir un nouveau consensus, qui pour moi pourrait être le système confédéral", a-t-il expliqué récemment.
L'idée d'un système confédéral, qui réduirait à une peau de chagrin les prérogatives de l'Etat fédéral, hérisse pourtant les francophones. Ils préfèreraient négocier sans Bart De Wever, ce que refuse la Flandre. L'absence de nouveau gouvernement "n'honore pas l'ensemble de la classe politique", a reconnu la semaine dernière le chef des socialistes francophones, Elio Di Rupo, vainqueur des élections dans sa communauté. Il a été chargé à la mi-mai de former une coalition gouvernementale rassemblant Flamands et francophones, après les échecs successifs de plusieurs médiateurs.
Le chef du PS, qui pourrait devenir le premier chef de gouvernement francophone en Belgique depuis les années 1970, espère y voir plus clair vers la fin juin. Il devrait à ce moment-là mettre sur la table des propositions sur les questions économiques et sur les contours d'une réforme des institutions. Les partis devront alors se positionner. Si un nombre suffisant (neuf sont actuellement impliqués dans les discussions) jugent l'offre acceptable, les négociations devraient se poursuivre tout l'été, avec l'espoir de déboucher sur un gouvernement vers le mois d'octobre. Sinon, de nouvelles élections pourraient être convoquées à l'automne, avec le risque que les divergences soient encore plus tranchées après ce nouveau scrutin. Les deux tiers des Belges continuent pourtant à penser que leur pays sera capable d'éviter l'éclatement, selon un sondage publié vendredi.
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