Royaume-Uni : polémique autour d'un documentaire sur l'euthanasie

le 14 juin 2011 à 16h05 , mis à jour le 12 août 2011 à 17h18

Dossier : Euthanasie: le débat

Les opposants à la mort assistée ont affirmé que ce film diffusé sur la BBC, où l'on voit un hôtelier britannique mourir par euthanasie, pouvait inciter des gens à se suicider.

Le débat sur l'euthanasie crée la polémique au Royaume-Uni. Dans un documentaire intitulé "Le Choix de mourir" et diffusé lundi sur la BBC, le réalisateur et écrivain  Terry Pratchett a suivi un patient de 71 ans atteint d'une maladie neuromotrice qui se rend dans une clinique suisse où il reçoit une dose mortelle de barbituriques. Interrogé mardi matin sur ses motivations, Terry Pratchett, qui souffre de la maladie d'Alzheimer, s'est dit "scandalisé par la situation actuelle" au Royaume-Uni, où l'euthanasie est illégale. "J'ai honte du fait que les Britanniques doivent se traîner jusqu'en Suisse à un coût considérable pour avoir les services qu'ils souhaitent", a-t-il déclaré sur BBC.
 
Porte-parole d'un groupe de pression contre l'euthanasie, Care Not Killing (Prendre soin plutôt que tuer), Alistair Thompson ne l'entend pas de cette oreille. Pour lui, le "Le Choix de mourir" revient à faire "de la propagande pour le suicide assisté, assez librement habillée en documentaire". Michael Nazir-Ali, ancien archevêque anglican de Rochester (sud-est), a de son côté insisté sur le fait que "la vie est un cadeau et a une valeur infinie". "Nous ne sommes pas compétents pour la prendre, sauf peut-être dans les circonstances les plus extrêmes pour protéger les faibles", a-t-il estimé. La BBC a défendu sa décision de diffuser le documentaire en affirmant qu'il "donnait l'occasion aux gens de se faire leur propre opinion sur le sujet". La législation suisse autorise l'aide au suicide lorsque celle-ci ne se fonde pas sur un mobile "égoïste".

le 14 juin 2011 à 16:05
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6 Commentaires

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  • fecfaf, le 18/06/2011 à 15h39

    JE NE SUIS PAS UN ANIMAL DE COMPAGNIE et je ne veux pas être traité comme tel ! en France les soignants doivent laisser mourir une personne qu'ils ne peuvent sauver, en l'empêchant de souffrir. la loi l'oblige, la médecine le permet, cela s'appelle les soins palliatifs. si nous faisions appliquer la loi pour empêcher l'acharnement thérapeutique, la question de l'euthanasie ne se poserait même pas.

  • lesueurg, le 15/06/2011 à 12h44

    On se déclare pourtant bien compétents pour lancer une guerre, qui implique toujours des morts, dans le but d'améliorer la démocratie ou la paix. Pourquoi ne pas se déclarer compétents dans certains cas pour réduire de la souffrance ?

  • glacier380, le 15/06/2011 à 11h46

    Aux pays bas et en Suisse ça ne cause aucun problème.

  • mirko71, le 15/06/2011 à 10h48

    Cela s'appelle le libre choix.on ne dispose même pas de sa propre vie et dans ce cas de sa propre mort.

  • ligeia22400, le 15/06/2011 à 00h57

    Je ne comprend pas que dans un pays ou l'on se targue de comprendre la souffrance animale en pratiquant l'euthanasie pour les empecher de souffrir, on laisse agoniser des etres humains pendant parfois plus d'une semaine (c'est du vecu ), les hommes ont ils moins le droit que les animaux à une mort digne et avec le minimum de souffrance ? Il est certes difficile dans certains cas de faire la difference entre soin et acharnement et de comprendre à quel moment il est preferable d'arreter lesdits soins, mais il y a des cas ou les medecins savent tres bien qu'ils ne peuvent plus rien pour le malade et pourtant ils continuent à dispenser des soins qui ne servent qu'à renforcer les statistiques ou à l'experimentation. Il y a des fois ou il vaut mieux etre un animal de compagnie.

  • chouquettos, le 14/06/2011 à 22h51

    On devrait avoir le choix de mourir quand la douleur est trop forte et que l'équipe médicale ne peut plus rien sauf de la morphine au compte goutte qui fait délirer et qui fait souffrir le malade et la famille. Il y a un moment où il faut savoir dire STOP, malgré la douleur, pour abréger les souffrances du patient et de la famille

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