La libération de l'ex-compagne du pédophile ne passe toujours pas auprès de la population belge. Samedi, une centaine de personnes a répondu à des appels lancés sur internet en manifestant en début d'après-midi devant le couvent de Malonne, où Michelle Martin est arrivée mardi soir. Certains manifestants ont fait exploser quelques pétards, et d'autres s'en sont pris aux forces de l'ordre qui leur bloquaient l'accès au couvent. La police a procédé à deux interpellations.
Face à la vague de critique suscité par cette décision, le Premier ministre belge Elio Di Rupo a promis samedi un renforcement de la lutte contre l'impunité. "Notre objectif doit être : non à l'impunité. Nous devons poursuivre toute une série de réformes entamées dans le domaine de la justice et les engagements dans le domaine de la police", affirme M. Di Rupo dans un entretien à plusieurs journaux belges. Il assure notamment qu'un durcissement des conditions légales de la libération conditionnelle est en préparation, notamment en obligeant les récidivistes à purger au moins les trois quarts d'une peine de 30 ans avant de pouvoir espérer une libération conditionnelle. Michelle Martin, 52 ans, a bénéficié d'une libération anticipée, accordée après qu'elle a purgé 16 des 30 années de prison auxquelles elle avait été condamnée en 2004.







