Les éditorialistes se félicitent jeudi de la chute annoncée de Silvio Berlusconi tout en déplorant le fait que ce soit les "bulldozers des marchés" et non des mécanismes démocratiques qui aient "eu la peau" du Premier ministre italien, discrédité par de nombreux scandales. "Pour sauver la zone euro, le mieux que puisse faire Silvio Berlusconi est de s'en aller. Le plus tôt sera le mieux", assène Pierre Rousselin dans Le Figaro. Selon l'éditorialiste du quotidien conservateur, Il Cavaliere, qui détient le record de longévité de l'après-guerre en Italie avec 10 ans de pouvoir au total depuis 1994, était "l'incarnation de la faillite d'une certaine élite européenne, aussi arriviste que nombriliste."
Procès Mills : faits prescrits, Berlusconi échappe à la condamnation
Le tribunal de Milan a déclaré, samedi, que le délit de corruption dont été accusé l'ancien chef du gouvernement italien était prescrit. Faits reprochés au Cavaliere? L'"achat" de faux témoignages de son ancien avocat David Mills dans deux procédures datant des années 90.
Publié le 25/02/2012
Berlusconi premier ministre pour encore quelques heures
Les députés italiens se prononcent ce samedi sur la loi de stabilité financière dont l'adoption devrait marquer la fin de la présence de Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement. Il a rencontré son probable successeur, Mario Monti.
Publié le 12/11/2011
Crise de la dette et effet domino : les scénarios possibles
QUESTIONS-REPONSES - L'Italie va-t-elle devoir demander une aide financière ? La zone euro peut-elle l'aider ? Pourrait-elle survivre à un tel cataclysme ? Tour d'horizon des scénarios possibles et des questions qui se posent face à l'aggravation de la crise de la dette.
Publié le 10/11/2011
Le "bon" conseil de Merkel à l'Italie
Alors que les modalités de la succession de Silvio Berlusconi sont encore floues, la chancelière allemande joue au professeur en demandant "que la question du gouvernement soit clarifiée". Sous-entendu : dépêchez-vous de nommer rapidement un Premier ministre apprécié en Europe...
Publié le 10/11/2011
Crise de la dette : les Etats-Unis face au scénario du pire
La crise de la dette pourrait-elle emporter l'Italie, se propager aux Etats-Unis et devenir mondiale ? C'est un des scénarios de l'agence Moody's. Au sein du parti républicain, les candidats refusent par avance toute aide à l'Europe, notamment à l'Italie, qui a "dépassé le point de non-retour".
Publié le 10/11/2011
Italie : quelle(s) suite(s) pour l'après-Berlusconi ?
Même avec la démission annoncée de Silvio Berlusconi après le vote des réformes budgétaires demandées par l'UE, l'Italie est loin d'avoir réglé tous ses problèmes. Premier chantier : garantir rapidement une stabilité politique pour rassurer les marchés financiers, à l'origine de la chute du Premier ministre.
Publié le 09/11/2011
"Berlusconi n'a plus de légitimité"
DECRYPTAGE - Le Premier ministre italien a perdu la majorité absolue mardi lors du vote sur les comptes publics. Fabio Liberti, spécialiste de la vie politique italienne, estime sur TF1 News qu'il n'a aucune chance de survivre à une motion de défiance dans les jours qui viennent s'il ne démissionne pas.
Publié le 08/11/2011
Une victoire à la pyrrhus pour Berlusconi ?
Après la défection de plusieurs députés de son camp, le Premier ministre italien n'a obtenu mardi qu'une majorité relative lors du vote sur les comptes publics. La gauche, qui s'est abstenue, pourrait déposer une motion de censure si le "Cavaliere" décide de rester en poste.
Publié le 08/11/2011
Berlusconi lâché de toutes parts
Alors que 5 députés de son parti ont annoncé mardi matin qu'ils ne participeraient pas au vote de confiance dans l'après-midi sur les finances publiques de l'Italie, Umberto Bossi, le principal allié du Premier ministre italien, demande carrément sa démission.
Publié le 08/11/2011
L'Italie sous étroite surveillance
Silvio Berlusconi peine à faire adopter ses mesures anti-crise par son gouvernement. Le pays a demandé à être surveillé par le FMI et la commission européenne. Silvio Berlusconi a indiqué avoir reçu et refusé une proposition d'aide financière du FMI, "pas nécessaire".
Publié le 04/11/2011
L'Italie adopte des nouvelles mesures pour rassurer la zone euro
Au lendemain du "séisme grec", Silvio Berlusconi, en proie à une situation politique très tendue et à des investisseurs sceptiques, a adopté mercredi soir de nouvelles mesures anti-crise. Objectif : mettre l'Italie, lourdement endettée, à l'abri de la crise avant le G20.
Publié le 02/11/2011
Berlusconi sera-t-il encore Premier ministre mardi soir ?
Le Premier ministre italien subira mardi un nouveau vote test, cette fois sur les finances publiques. Plusieurs de ses députés ayant fait défection, il aura plus de mal que d'habitude pour décrocher la majorité. Lundi, des rumeurs de démission ont influencé la Bourse de Milan.
Publié le 07/11/2011
La survie politique de Berlusconi ne tient qu'à un fil
En Italie, Silvio Berlusconi dément les rumeurs de démission. Pourtant, le Président du Conseil n'aurait plus la majorité absolue à la Chambre. Mardi, la Chambre se prononcera sur le bilan 2010.
Publié le 08/11/2011
"Où s'arrêtera le déluge d'une crise financière qui en, dix mois, a déjà emporté cinq chefs de gouvernement ?", s'interroge Vincent Giret dans Libération, en faisant un décompte : "L'Irlandais Cowen, le Portugais Sócrates, la Slovaque Radicova, le Grec Papandréou et l'Italien Berlusconi sont tombés sous les coups d'une violente attaque qu'ils n'ont pas vu arriver ou su maîtriser à temps. Dans dix jours, lors d'élections anticipées dont les résultats ne font aucun doute, l'Espagnol Zapatero rejoindra la liste fatale. Nul n'est plus à l'abri". Et le quotidien de souligner que "ce ne sont pas des foules de manifestants en colère, mais les agences de notation et les marchés financiers qui ont crié un retentissant : dégage !".
"Les marchés ont réussi là où la gauche italienne a échoué"
"En somme les marchés ont réussi là où la gauche italienne a échoué. Silvio Berlusconi s'en va", renchérit Le Monde, estimant que les marchés "soumettent Rome à une terrible pression". "Les marchés ont acculé Berlusconi à la démission. Faut-il s'en émouvoir ?", se demande Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne. "Les bulldozers des marchés réaménagent les espaces économiques à leur convenance, au détriment des décideurs politiques", poursuit-il, estimant que leur "inexorable avancée (...) place au premier plan la question de la démocratie dans les pays développés."
"Beaucoup regretteront, une fois de plus, que l'impérialisme des marchés soit plus fort que le jeu de la démocratie politique", résume Jacques Camus dans La République du Centre. "Cela dit, il ne se trouvera pas grand monde pour s'apitoyer sur le sort du Cavaliere." "Ce sont en définitive les marchés qui ont eu sa peau", s'inquiète Michel Lepinay dans Paris Normandie. Avant de rappeler: "évidemment les marchés n'existent pas...ce sont des hommes qui spéculent face à des écrans d'ordinateur, qui jouent à un Monopoly risqué mais juteux avec les dettes dites souveraines, c'est-à-dire d'Etats qui ont fini par perdre peu à peu cette souveraineté..."
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Procès Mills : faits prescrits, Berlusconi échappe à la condamnation
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