Ces incidents semblent en effet survenir de manière régulière. Samedi, un vol Ryanair reliant Bristol, en Grande-Bretagne, à l'aéroport de Reus, dans le nord-est de l'Espagne, "a rencontré un possible problème avec l'un des moteurs et le pilote a décidé de changer sa trajectoire pour atterrir" à l'aéroport du Prat, à Barcelone, à une centaine de kilomètres de sa destination, a indiqué la compagnie dans un communiqué. "L'appareil s'est posé normalement", a-t-elle ajouté.
Un nouvel incident est survenu dimanche sur un vol qui devait relier Paris Beauveais, en France, à Tenerife, dans l'archipel des Canaries, selon un porte-parole du gestionnaire espagnol d'aéroports Aena. L'avion "a demandé à atterrir pour des problèmes techniques" à l'aéroport de Madrid Barajas, la capitale espagnole, a-t-il confirmé. "Une alerte locale a été déclenchée, conformément au protocole", a-t-il ajouté. "L'avion a touché terre à 14h43 et une fois qu'il a été vérifié qu'il n'y avait aucun problème".
Aena a fait état récemment de plusieurs incidents de la compagnie, qui a notamment demandé trois atterrissages d'urgence en juillet pour manque de carburant. Une enquête a été ouverte. Dans une lettre ouverte adressée à la ministre espagnole de l'Equipement, Ana Pastor, et publiée le 11 septembre sur le site de Ryanair, son PDG, Michael O'Leary, affirmait que "des compagnies aériennes espagnoles, dont Iberia et Vueling, rencontrent le même volume d'incidents de routine" que la compagnie par rapport au nombre total de vols. Toutes "fournissent exactement la même excellente sécurité en vol que Ryanair", ajoutait-il. Mais les autorités espagnoles n'en démordent pas : "Compte tenu de cette réalité, du fait que ces avions opèrent fondamentalement en Espagne, l'autorité espagnole devrait avoir la possibilité de mener cette supervision, ce contrôle, ces inspections de façon plus intense", a déclaré devant les médias le secrétaire d'état aux Infrastructures Rafael Catala.









