Dmitri Medvedev s'apprêtant à céder la parole à Vladimir Poutine, lors du congrès de Russie unie, le 24/09/2011 © TF1/LCILa conquête du pouvoir au Kremlin a parfois bien des similitudes avec une valse. Dans le rôle des danseurs : Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev. Que l'un avance d'un pas, l'autre recule - et vice-versa. C'est ainsi que Vladimir Poutine a annoncé samedi sa candidature à un troisième mandat de président de la Russie après s'être entendu avec Dmitri Medvedev, qui devrait devenir son Premier ministre. Les élections législatives russes ont lieu le 4 décembre et la présidentielle le 4 mars 2012. Le parti au pouvoir Russie unie et son candidat sont donnés gagnants de ces deux scrutins.
Russie : des centaines d'interpellations mardi, la France préoccupée
La police russe a interpellé mardi soir près de 500 manifestants qui tentaient de se rassembler à Moscou et Saint-Pétersbourg pour protester contre la victoire du parti de Poutine aux législatives. Des interpellations jugées "préoccupantes" par le Quai d'Orsay.
Publié le 06/12/2011
La police en alerte à Moscou, déploiement des forces spéciales
Au lendemain de l'une des plus importantes manifestations, la capitale est en alerte mardi. Le président Dmitri Medvedev a déclaré que le système politique russe n'était "pas l'affaire" des Occidentaux, après les critiques de l'OSCE sur la trop grande proximité entre l'Etat russe et le parti de Vladimir Poutine.
Publié le 06/12/2011
Le parti de Poutine garde (quand même) la majorité absolue
Malgré le relatif désamour des électeurs russes, Russie Unie conserve la majorité à la Douma. Une victoire acquise au bout de législatives verrouillées où l'opposition n'a pas eu le droit de s'exprimer. Cette dernière dénonce en outre des infractions "massives".
Publié le 05/12/2011
Législatives russes: le parti de Poutine en tête, sans majorité absolue
Le parti Russie unie de Vladimir Poutine arrive en tête des législatives de dimanche avec 49,7% des voix, selon les premiers résultats portant sur 51% des bureaux de vote. Il perdrait ainsi la majorité absolue dont il disposait jusqu'alors. L'opposition dénonce des infractions "massives".
Publié le 04/12/2011
Retour de Poutine au Kremlin, acte I
Les législatives russes de ce dimanche sont la première étape de la transition qui doit permettre à Vladimir Poutine de redevenir président en mars prochain. Mais, signe de l'usure de son pouvoir, le score de Russie unie, son parti, est annoncé en retrait.
Publié le 04/12/2011
Le ministre critique la valse Poutine-Medvedev, il est viré
Alexeï Koudrine, le ministre russe des Finances, a été poussé à la démission par le président Dmitri Medvedev. Dimanche, il avait annoncé qu'il ne souhaitait plus travailler avec lui quand il redeviendra Premier ministre après avoir échangé son poste avec Vladimir Poutine.
Publié le 27/09/2011
Medvedev-Poutine, premières bisbilles
Le président russe et son "mentor", aujourd'hui Premier ministre, n'excluent ni l'un ni l'autre d'être candidat à la présidentielle de 2012.
Publié le 17/09/2009
"Poutine-Medvedev, trois scénarios pour un tandem"
<b> Interview -</b> Thomas Gomart, spécialiste de la Russie, explique qu'il est trop tôt pour savoir comment évoluera la relation entre les deux hommes.
Publié le 03/03/2008
La plongée archéologique de Poutine, un coup de bluff
En août dernier, Vladimir Poutine était filmé en train de découvrir des amphores lors d'une plongée archéologique en mer noire. Une découverte immédiatement mise en doute. Son porte-parole a admis mardi à la télévision russe qu'il s'agissait bien d'une mise en scène.
Publié le 07/10/2011
Poutine fait son show annuel à la TV
<b> Vidéo -</b> Découvrez les principaux extraits de la prestation marathon du Premier ministre russe, qui a répondu pendant quatre heures aux questions de ses concitoyens.
Publié le 03/12/2009
Se succédant à la tribune lors d'un congrès de Russie unie, dans un jeu là encore bien rodé, Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine ont mis fin à des mois de spéculation sur l'identité du candidat du pouvoir à la présidentielle. Medvedev, actuel résident du Kremlin, a d'abord proposé que le Premier ministre Vladimir Poutine soit le candidat de la majorité. "Je pense qu'il serait juste que le congrès (de Russie unie) soutienne la candidature du président du parti, Vladimir Poutine, pour qu'il se présente à la présidentielle", a-t-il dit sous les applaudissements de milliers d'adhérents. Poutine a ensuite accepté la proposition de Dmitri Medvedev et demandé à son ancien vice-président de devenir son Premier ministre.
Poutine au pouvoir jusqu'en 2024 ?
Vladimir Poutine, président pendant deux mandats (2000-2008), avait désigné Dmitri Medvedev pour lui succéder au Kremlin faute de pouvoir se présenter en 2008 pour un troisième mandat consécutif. Il est cependant libre d'être candidat en 2012. Par ailleurs, une réforme constitutionnelle adoptée en 2008 a prolongé la durée du mandat présidentiel de quatre à six ans à partir de 2012. Théoriquement, Poutine, aujourd'hui âgé de 58 ans, pourra donc se représenter en 2018 et rester au pouvoir jusqu'en 2024.
Les deux têtes de l'exécutif ont tenté ces derniers mois d'entretenir un faux suspense sur le nom du candidat à la présidentielle. La majorité des observateurs soulignaient cependant que la décision finale revenait à Vladimir Poutine, qui est resté l'homme fort de la Russie et le dirigeant le plus populaire. Dmitri Medvedev, un juriste de 46 ans, avait, lui, laissé entendre à plusieurs reprises qu'il ne se présenterait pas face à son mentor, à qui il doit toute sa carrière politique. En près de quatre ans à la présidence, il ne s'est jamais opposé à Vladimir Poutine, démentant systématiquement les rumeurs sur l'existence de tensions entre eux.
Pour sa part, Poutine, nommé Premier ministre en août 1999, dirige de facto la Russie depuis 2000 et la démission du premier président russe, Boris Eltsine, miné par la maladie et l'alcool. Homme à poigne, il est accusé par ses détracteurs d'avoir mis en place un système politique sur-mesure, s'attaquant à la liberté de la presse et réduisant à un rôle insignifiant l'opposition. Il est aussi très critiqué en raison de la sanglante seconde guerre de Tchétchénie. Les opposants ont d'ailleurs aussitôt fustigé ce retour annoncé au Kremlin de Poutine. "C'est un scénario catastrophique pour la Russie", a jugé Boris Nemtsov, un ex-vice Premier ministre de Boris Eltsine, dont le parti d'opposition Parnas n'a pas été enregistré par les autorités russes cette année.
Retour MYTF1
Russie : des centaines d'interpellations mardi, la France préoccupée
Chargement en cours...




