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Assange vit reclus comme dans une "station spatiale"


le 30 septembre 2012 à 16h40 , mis à jour le 30 septembre 2012 à 16h45.
Temps de lecture
3min
Assange
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EuropeRéfugié à l'ambassade d'Equateur depuis le 19 juin, Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, a raconté au Mail on Sunday, sa vie de reclus.Cela "ressemble à la vie dans une station spatiale", a-t-il expliqué.

Julian Assange se sent comme dans une "station spatiale". Le fondateur de Wikileaks vit reclus à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis le 19 juin. Dans une interview accordée au journal britannique Mail on Sunday, Julian Assange raconte son quotidien de réfugié. Il vit dans une seule pièce avec un matelas par terre, cela "ressemble à la vie dans une station spatiale décrit-il.

Il fait régulièrement de l'exercice avec un coach - un militant- et court sur une machine chaque jour, mais "sa santé se détériore lentement", assure-t-il, évoquant des problèmes de toux. Il a une lampe qui imite la lumière du jour et une lampe à bronzer pour pallier le manque de soleil, dont il s'est servi avant son apparition publique sur un balcon de l'ambassade en août.

"Je ressemblais à un homard ébouillanté"

"Je l'ai branchée pour ne pas être aussi pâle. Après une heure et demie, quelqu'un de mon équipe m'a dit: 'tu as la moitié du visage écarlate et le cou aussi'. Je ressemblais à un homard ébouillanté", raconte l'Australien. Il a voulu exposer le reste de son visage, mais sa peau a commencé "à partir en lambeaux" et il a dû se faire maquiller "pour ne pas avoir l'air d'une victime de Tchernobyl".

Il dit travailler "17 heures par jour, sept jours sur sept" pour son site. "Les deux premiers mois à l'ambassade ont été très positifs. Il y avait le combat politique, la nécessité quotidienne de se construire une vie ici et l'entraînement pour se servir des équipements d'urgence", note-t-il, sans plus d'explications. "Les choses se sont stabilisées maintenant et cette stabilité devient ennuyeuse", note-t-il.

Convaincu d'un départ vers l'Equateur
 
Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange se dit convaincu qu'il finira par aller en Equateur. "Je pense que c'est inévitable", a-t-il déclaré à une journaliste du Mail On Sunday qui lui a rendu visite, en réponse à sa question sur son éventuel départ en Equateur. "Je ne vais pas être abandonné ici. Depuis l'Equateur, mon équipe et moi pourrons faire des allers-retours vers des pays amis".

Assange pense aussi que les accusations d'agressions sexuelles lancées par deux Suédoises, à l'origine du mandat d'arrêt lancé contre lui par Stockholm, vont tomber : "cela peut prendre trois mois, cela peut aller plus vite", explique-t-il.

Assange, 41 ans, dit craindre, s'il est extradé vers la Suède, d'être ensuite envoyé aux Etats-Unis pour y être jugé pour la diffusion par WikiLeaks de 250 000 télégrammes diplomatiques américains. L'Equateur lui a accordé l'asile politique, mais la Grande-Bretagne entend appliquer le mandat d'arrêt suédois. Les tractations entre les deux pays n'ont pour l'heure débouché sur aucune solution.

Commenter cet article

  • saintex54 : Quand on a rien á se reprocher,on se présente devant le tribunal.

    Le 01/10/2012 à 03h23
  • trunk69100 : Parce qu'il n'a pas le choix. Vu ton commentaire, je te plains également.

    Le 30/09/2012 à 20h36
  • margaux1942 : Le pôvre!!! Alors, pourquoi veut-il y rester ?????

    Le 30/09/2012 à 19h12
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