Belgique : le "formateur" Di Rupo renonce, le roi patiente

le 21 novembre 2011 à 22h35 , mis à jour le 21 novembre 2011 à 23h32

L'interminable crise belge s'est de nouveau aggravée avec l'annonce de la démission du premier ministre pressenti, Elio Di Rupo, en raison du blocage des négociations en vue de former un gouvernement. Le roi a suspendu sa décision.

L'espoir d'une sortie de crise politique aura été de courte durée en Belgique, pays privé de gouvernement depuis juin 2010.  Elio di Rupo, premier ministre pressenti, a demandé au roi d'être déchargé de sa mission. En cause : l'échec des négociateurs des six partis impliqués dans la formation d'un gouvernement de coalition à trouver dans la nuit de dimanche à lundi un accord sur le budget 2012, qui devait être voté au Parlement d'ici le 15 décembre. Une réunion qualifiée de "la dernière chance" par les médias belges a eu lieu lundi après-midi, à l'issue de laquelle Elio di Rupo s'est rendu au château Ciergnon, où le roi est en convalescence. Le roi a le choix de refuser la démission du négociateur, ce qu'il a déjà fait en juillet.

  • Accord en Belgique en vue d'une sortie de crise

    Pour la première fois depuis qu'a éclaté la crise politique à l'issue de laquelle la Belgique s'est retrouvée dans l'incapacité de former un nouveau gouvernement, un accord global de réforme des institutions a été trouvé entre les divers partis.

    Publié le 08/10/2011 Accord en Belgique en vue d'une sortie de crise
  • Une crise salutaire pour la Belgique ?

    Elio Di Rupo semble avoir gagné un pari risqué en menaçant de claquer la porte des négociations pour arracher un accord sur l'arrondissement électoral bilingue de "Bruxelles-Hal-Vilvorde". Les Flamands obtiendraient sa scission, en échange de fonds supplémentaires pour Bruxelles.

    Publié le 15/09/2011 Une crise salutaire pour la Belgique ?
  • Une bière suffira-t-elle à unir la Belgique ?

    Alors que le plat pays est depuis plus d'un an sans gouvernement, une marque de bière a decidé d'unir les leaders des partis Flamand et Wallon autour d'une bière... partageant la même baignoire. La représentation cocasse de ces présidents de partis antagonistes amuse autant les Belges que le net.

    Publié le 03/09/2011 Une bière suffira-t-elle à unir la Belgique ?
  • La Belgique entrevoit le bout du tunnel

    Huit partis se disent prêts à négocier pour former un gouvernement, tentant ainsi de régler une crise sans précédent. Le socialiste francophone Elio Di Rupo a obtenu l'aval du roi Albert II pour poursuivre sa mission de "formateur".

    Publié le 22/07/2011 La Belgique entrevoit le bout du tunnel
  • Pour Albert II, l'heure est "grave" en Belgique

    Après qu'Elio Di Rupo, le leader des socialistes wallons, a renoncé à former un gouvernement en raison du refus des indépendantistes flamands d'accepter son compromis, le roi Albert II s'est exprimé vendredi par communiqué.

    Publié le 08/07/2011 Pour Albert II, l'heure est "grave" en Belgique
Plus d'infos

 
Dans son communiqué, Albert II "rappelle la gravité de la situation actuelle et souligne que la défense de l'intérêt général de tous les Belges et les échéances européennes nécessitent une résolution très rapide de la crise politique." "Le Roi demande que chaque négociateur prenne dans les heures à venir un temps de réflexion pour mesurer les conséquences d'un échec et chercher activement une solution", ajoute le document. Elio di Rupo tente de former un gouvernement de coalition de six partis avec les francophones et néerlandophones de trois familles politiques, les socialistes, libéraux et chrétiens-démocrates. Les libéraux wallons et flamands sont accusés par les quatre autres formations de bloquer un accord sur le budget. Mi-septembre, les chefs de file des huit partis politiques belges avaient annoncé avoir trouvé un accord sur le découpage des circonscriptions électorales, principale pierre d'achoppement entre les partis politiques wallons et flamands.
 
Pression des marchés
   
La Belgique cherche à ramener son déficit à 2,8% de son PIB en 2012, en accord avec les réglementations européennes de le maintenir sous les 3%, et doit pour cela dégager 11,3 milliards d'euros d'économies. Les libéraux estiment que la proposition de Di Rupo prévoit trop d'augmentation d'impôts et pas assez de baisse des dépenses. Le temps ne joue pas en faveur de la Belgique. L'an dernier, le pays a vu sa dette publique atteindre 96% du PIB. La Belgique est la cible de pressions fortes des marchés obligataires où le coût de ses emprunts s'élève rapidement. L'écart de rendement sur les obligations belges et allemandes à dix ans s'est creusé ce mois-ci à 300 points de base, contre 103 points au début de l'année.   

le 21 novembre 2011 à 22:35
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3 Commentaires

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  • ced10123, le 22/11/2011 à 11h37

    Les pouvoirs du Roi sont régis par la Constitution et ne vous y trompez pas. Le rôle du Roi est démystifié en Belgique. Il n'est que le paravant à la discussion des présidents de partis dans un climat moins tendus. Le Roi des Belges ne représente qu'un symbole de neutralité. D'ailleurs, il ne peut signer seul un texte et ne peut s'exprimer sans le contreseing du Premier Ministre. Il n'y a donc aucun risque de mini-dictature!

  • spounge_bob, le 22/11/2011 à 08h23

    Il n'a guère le choix. tant que son influence est bénéfique et ne vire pas à une mini dictature ce ne peut qu'être positif !

  • johnbillfengpie, le 22/11/2011 à 06h47

    Plus le gouvernement est instable, plus le Roi semble être influent...

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