Berlusconi a démissionné

Par L.G, le 12 novembre 2011 à 21h14 , mis à jour le 13 novembre 2011 à 08h34

Silvio Berlusconi a démissionné samedi soir de son poste de chef du gouvernement. Le président italien va passer la journée de dimanche à consulter la classe politique avant de lui nommer un successeur.

Le 12 novembre 2011 restera sans doute dans les mémoires comme le dernier jour de l'ère Berlusconi. Récit de la chute du Cavaliere.  
  • Procès Mills : faits prescrits, Berlusconi échappe à la condamnation

    Le tribunal de Milan a déclaré, samedi, que le délit de corruption dont été accusé l'ancien chef du gouvernement italien était prescrit. Faits reprochés au Cavaliere? L'"achat" de faux témoignages de son ancien avocat David Mills dans deux procédures datant des années 90.

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  • Monti demande du temps aux marchés et des "sacrifices" aux Italiens

    Le futur président du Conseil italien a réclamé un peu de temps aux marchés pour former son équipe et mettre en oeuvre un programme, qui contiendra "des sacrifices", afin de récupérer la crédibilité perdue dans les derniers mois du gouvernement Berlusconi.

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  • Nomination de Mario Monti : les Bourses pas convaincues

    Les Bourses étaient lundi matin dans le vert, au lendemain de la nomination de l'ex-commissaire européen comme président du Conseil italien.... avant de rebasculer dans le rouge à la clôture.

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  • Italie : Mario Monti chargé de former un nouveau gouvernement

    L'ex-commissaire européen Mario Monti a été chargé dimanche soir de former un nouveau gouvernement pour succéder à celui de Silvio Berlusconi par le président de la République Giorgio Napolitano.

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  • Berlusconi premier ministre pour encore quelques heures

    Les députés italiens se prononcent ce samedi sur la loi de stabilité financière dont l'adoption devrait marquer la fin de la présence de Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement. Il a rencontré son probable successeur, Mario Monti.

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  • Italie : quelle(s) suite(s) pour l'après-Berlusconi ?

    Même avec la démission annoncée de Silvio Berlusconi après le vote des réformes budgétaires demandées par l'UE, l'Italie est loin d'avoir réglé tous ses problèmes. Premier chantier : garantir rapidement une stabilité politique pour rassurer les marchés financiers, à l'origine de la chute du Premier ministre.

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  • Un dernier vote du budget et c'est fini pour Berlusconi

    Silvio Berlusconi a confirmé mardi soir qu'il démissionnerait de son poste de président du Conseil italien une fois le nouveau budget voté au Parlement. Ce vote devrait intervenir d'ici au 18 novembre.

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  • Une victoire à la pyrrhus pour Berlusconi ?

    Après la défection de plusieurs députés de son camp, le Premier ministre italien n'a obtenu mardi qu'une majorité relative lors du vote sur les comptes publics. La gauche, qui s'est abstenue, pourrait déposer une motion de censure si le "Cavaliere" décide de rester en poste.

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Plus d'infos

 

8h27. Le président de la République italienne Giorgio Napolitano entame dimanche des consultations politiques pour désigner le successeur de Berlusconi à la tête du gouvernement, qui devrait sauf surprise échoir à l'ex-commissaire européen  Mario Monti. Ces entretiens lui sont imposés  par la Constitution avant de pouvoir charger la personne de son choix de former un gouvernement. Le président du Sénat Renato Schifani ouvrira le bal, suivi du président de la Chambre des députés Gianfranco Fini. Seront ensuite reçus les délégations  des différents groupes parlementaires et les anciens présidents de la République. L'annonce de la nomination n'est donc pas attendue avant la fin  d'après-midi de dimanchen voire lundi. Mais les jeux semblent déjà faits: Mario Monti, 68 ans, désigné mercredi  sénateur à vie et reçu samedi à déjeuner pendant deux longues heures par le Cavaliere, est quasiment assuré d'être adoubé par Giorgio Napolitano. A l'exception des populistes de la Ligue du Nord et d'irréductibles du  parti de Silvio Berlusconi refusant de participer à un gouvernement ouvert à la  gauche, tous les partis affichent leur soutien à un gouvernement chargé de prendre les mesures nécessaires pour éviter à l'Italie l'asphyxie financière.

Dimanche 7h20. Manifestations de joie dans le pays
A Rome comme ailleurs, les opposants à Silvio Berlusconi sont sortis dans les rues pour célébrer la démission du Premier ministre. 

samedi 22h15. Le PDL soutiendra sous condition un gouvernement Monti
Le parti de Silvio Berlusconi, le Peuple de la liberté (PDL), a accepté de soutenir un nouveau gouvernement dirigé par Mario Monti à condition qu'il s'en tienne à l'application des réformes décidées avec l'Union européenne, a déclaré samedi un député.  "Nous avons donné au premier ministre Berlusconi un mandat pour procéder à des consultations afin de voir que le programme est celui convenu avec l'Union européenne, pour s'assurer que le gouvernement n'est pas politique et par dessus-tout pour vérifier le calendrier du nouveau gouvernement", a expliqué Mario Baccini à des journalistes.  Le PDL est divisé entre plusieurs courants, les uns prônant le soutien au nouveau gouvernement, les autres plaidant pour des élections législatives anticipées.
 

21h49. Berlusconi démissionne officiellement

Silvio Berlusconi a démissionné samedi de son poste de chef du gouvernement, a annoncé la présidence de la République. Une nouvelle accueillie par un tonnerre d'applaudissements à Rome. Le Cavaliere a aussitôt quitté les lieux, contraint d'emprunter une sortie dérobée alors que des milliers de manifestants applaudissaient et faisaient sonner des cornes, en brandissant des drapeaux devant l'entrée principale du palais.

20h45. Berlusconi arrive au Quirinal sous les huées pour présenter sa démission
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi est arrivé samedi soir sous les huées au palais du Quirinal pour présenter sa démission au président Giorgio Napolitano, dont la résidence était entourée d'une foule dense prête à fêter le départ du Cavaliere. Alors qu'il quittait sa résidence privée, des manifestants avaient déjà salué son passage en voiture aux cris de "Bouffon! Bouffon!", "Honte!" et "C'est fini!". Le président Napolitano, sauf surprise, devrait confier la formation d'un nouveau gouvernement à l'ex-commissaire européen Mario Monti.
 
20h17. "Cela me fait beaucoup de peine"
Silvio Berlusconi s'est dit profondément peiné par les huées qui ont salué son apparition publique avant de regagner son domicile romain à l'issue de son dernier conseil des ministres, a indiqué l'agence Ansa. "C'est quelque chose qui me fait beaucoup de peine", a confié le Cavaliere à quelques dirigeants de son parti réunis à son domicile personnel avant de se rendre au palais du Quirinal.


19h51. Silvio Berlusconi confirme sa démission, remercie ses ministres
Au cours d'un dernier conseil des ministres, Silvio Berlusconi confirme sa démission. Il Cavaliere remercie ses "collègues de gouvernement" et adresse un remerciement particulier au sous-secrétaire à la présidence du Conseil Gianni Letta au cours d'une réunion d'une durée de 35 minutes.  

"Bye Bye Silvio"

Une foule s'est rassemblée samedi en fin d'après-midi dans le centre de Rome pour célébrer le départ annoncé du président du Conseil. "Nous attendons la fin de l'ère Berlusconi, nous espérons que ce sera la fin", a expliqué une Romaine, Angela Lanza. Aux cris de "Va t'en" ou "Démission", plusieurs centaines de curieux et d'opposants ont commencé à se regrouper vers 16h devant le palais Chigi, siège du gouvernement, et sur la via del Corso, qui mène au palais présidentiel du Quirinal et qui a été fermée à la circulation. Parmi la foule, des militants du "Peuple violet", un mouvement anti-Berlusconi né sur internet, sont venus dire "Bye Bye Silvio", comme l'a annoncé l'un des animateurs du groupe sur les réseaux sociaux. Des messages circulant sur Facebook ont appelé les Italiens à fêter dans la rue la démission du "Cavaliere" ou à suspendre des bannières tricolores aux balcons. 


17h45. Les députés adoptent des mesures économiques
Les députés italiens adoptent définitivement le train de mesures promises à l'Union européenne pour réduire la dette et relancer la croissance, ouvrant la voie à la démission annoncée du chef du gouvernement.

Par L.G le 12 novembre 2011 à 21:14
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16 Commentaires

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  • walterbenjamin, le 13/11/2011 à 10h44

    La vérité sur la dette des états qu'on ne vous dit pas : bien sûr qu'un état doit être bien géré. Mais tous les économistes sérieux le savent: la dette a été créée par l'obligation faite aux états en France en 1973 d'emprunter sur les marchés alors que la banque centrale prêtait auparavant à 0% Un état n'a pas à payer d'intétrêts . .A 0% vous remboursez très vite votre dette, et les états étaient très peu endettés avant 1973 ,à 3% ou 7% pour l'Italie votre dette double tous les 7 ans , un vrai jackpot pour les banques . La martingale ne tient plus, le délire néolibéral qui n'a rien à voir avec le libéralisme s'écroule devant les faits: ça ne marche pas, un état n'est pas une entreprise, même Hayek le disait . Alors ce qui est drôle si ce n'était pas tragique c'est que le dernier carré veut nous faire croire que c'est de notre faute, qu'il faut baisser les dépenses sociales ,ils ne disent plus qu'il faut déréguler et baisser les impôts (ça ne passe plus!) alors que sans les intérêts de la dette, les états vivraient tout à fait normalement comme avant 1973 .Et fini les notations des états. Le délire va s'arrêter lorsque les Allemands vont imprimer la dette pour toute l'Europe, l'euro passera à 1 dollar et on abrogera l'article 123 du traité de Lisbonne ,fin de l'utopie néolibérale et retour à un libéralisme gérable, avec aussi le retour de 11 000 à 60 000 milliards des paradis fiscaux (=la dette) (les vrais assistés sous perfusion ce sont eux ! pas les pauvres qui touchent des allocations pour survivre)une loi d'une ligne suffit : retrait des licences des banques qui font le moindre commerce avec les paradis, en 6 mois l'argent reviendra .

  • sun2010, le 13/11/2011 à 03h12

    Si Berlusconi démissionne, c'est que la situation en Italie est bien pire que nous ne l'imaginons car Berlusconi est le seul Capitaine qui peut quitter le navire en pleine tempête.

  • bretsinkler, le 13/11/2011 à 02h21

    Voilà une chose qu'on leur envie !

  • froggyb, le 13/11/2011 à 01h55

    Le seul leader Européen qui ait livré des budgets en équilibre dans son pays depuis qu'il est au pouvoir...a bon entendeur....

  • nicolasmx, le 13/11/2011 à 01h33

    Quelqu'un d'élu est remplacé par un gouvernement de technocrates sans légitimité est les démocrates font la fête ? quelle farce !

  • lucien31, le 13/11/2011 à 00h55

    L'erreur est jumaine, et effectivement je m'en excuse. merci de m'avoir corrigé, remarquez Italie ou la Grèce c'est pas mieux l'un comme l'autre. L31

  • paqueu, le 13/11/2011 à 00h37

    Salut l'artiste et bonne chance

  • papinou0_10, le 13/11/2011 à 00h33

    Il me semble que vous mélangez .....Berlusconi=Italie,Papademos = Grèce ....revoyez votre géo!!

  • mcg35, le 13/11/2011 à 00h14

    @lucien31 - Un petit détail a dû vous échapper dans la rédaction de votre commentaire: C'est MARIO MONTI qui devrait succéder à Silvio Berlusconi ... LUCAS PAPADEMOS va succéder, en Grèce, à GIORGIO PAPANDREOU. Dans le ballet de tous ces départs, il y a de quoi perdre ... son latin!!!

  • gilles_666, le 13/11/2011 à 00h02

    Papademos ??? Vous mélangez Grèce et Italie ...

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